MÉMOIRES DE NOS PÈRES

À partir de 2.99 €
Guerre / Western - 2006 - Etats-Unis - 132 MIN - VF - Tous publics
En février 1945, l’armée américaine a donné l’assaut sur l’île japonaise d’Iwo-Jima. Le 23 février, une photo a été prise de six soldats américains hissant et plantant leur drapeau au sommet du mont Suribachi, symbole de la victoire. Publiée partout en Amérique le mois suivante, la photo est devenue tellement célèbre que le gouvernement a eu idée d’appeler les héros de la photo à faire une tournée de propagande dans le pays pour inciter les gens à acheter des bons du Trésor. Seuls trois des six soldats avaient survécu. Ils vivront diversement cette gloire soudaine qui influera sur leur retour à la vie civile Aujourd’hui le fils de l’un d’eux enquête sur ce qui s’est réellement passé.

Réalisé par

6.7 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Clint Eastwood a eu envie de tourner Mémoires de nos pères, dès que, sur les conseils d’un ami, il a lu le livre de James Bradley et Ron Powers. L’ouvrage venait de sortir en librairie, mais Dreamworks en avait déjà acquis les droits. Pendant deux ans, ce studio n’en a rien fait jusqu’à ce que, lors d’une soirée, Steven Spielberg lui-même propose à Eastwood de venir chez Dreamworks réaliser le film en toute liberté. D’après Eastwood, l’accord entre les deux hommes aurait été scellé par une simple poignée de mains.

Eastwood a alors demandé à Paul Haggis qui lui avait livré un si bon scénario pour Million Dollar Baby de s’occuper de l’adaptation. Cette fois encore, le réalisateur a été très content du résultat et n’a quasiment rien changé au tournage. Comme dans le livre, le scénario ne respecte pas l’ordre chronologique des faits et mélange quatre temporalités. Déjà dans Bird, sa biographie du musicien Charlie Parker, Eastwood avait mélangé les époques, au point de faire des flash-backs à l’intérieur des flash-backs.

Dans Mémoires de nos pères, ce dispositif permet d’illustrer la difficulté pour les 3 jeunes soldats soudain considérés comme des héros de passer sans transition du champ de bataille aux galas où on les exhibe. Par souci de réalisme, Eastwood a engagé 3 jeunes comédiens qui avaient peu tourné, même si on avait pu voir Ryan Philippe dans Gosford Park de Robert Altman et Adam Beach dans Windtalkers de John Woo. Comme toujours, il a essayé dans la mesure du possible de garder chaque fois la première prise qui contient souvent des trésors de spontanéité dans l’interprétation que les prises successives ne peuvent ensuite retrouver.

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