Bande Annonce de MEURTRIERESDécouvrez la bande Annonce de MEURTRIERES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5947/fond/5947_w_500.jpg
Patrick Grandperret
Anaïs de CoursonCéline SalletteGianni GiardinelliHande KodjaIsabelle CaubèreAlain ArthurEugène DurifKarine PinoteauMarc RioufolShafik HamadGérard GarnierMarc Basler

MEURTRIERES

98 mn

Note de SensCritique :

5.3 / 10
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Réalisateur : Patrick Grandperret.

Casting : Anaïs de Courson, Céline Sallette, Gianni Giardinelli, Hande Kodja, Isabelle Caubère, Alain Arthur, Eugène Durif, Karine Pinoteau, Marc Rioufol, Shafik Hamad, Gérard Garnier. Marc Basler

Synopsis : Une jeune orpheline mal dans sa peau fait la connaissance d'une fille qui lui ressemble et qui partage sa vision très noire du monde. Ensemble elles font les 400 coups, et versent peu à peu dans la délinquance, volant l'argent dont elles ont besoin pour vivre... et continuer la route. Jusqu'au jour où elles tombent sur un type qui essaie de les violer. Leur réaction est violente...

Scénario : Frédérique Moreau, Patrick Grandperret.
Musique : Silth.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Drame, Road movies, Entre filles, Faits divers français.

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A l’origine du film, un fait divers survenu dans les années 70, soit la rencontre de deux jeunettes en pleine déshérence sociale, deux filles sans attache, qui se donnent mutuellement du courage pour ruer de concert dans les brancards et faire un bras d’honneur à ce monde qui ne leur a jamais fait de cadeau. Les premières transgressions sont empreintes de légèreté, Le plaisir est au rendez-vous. Mais la marge est par nature étroite et il est aisé de déborder. Nous n’en dirons pas plus, mais le titre du film ne laisse aucun doute sur les dérives de nos deux héroïnes.

Meurtrières est au départ un projet de Maurice Pialat, que l’auteur de Van Gogh avait en tête dès le milieu des années 70, quelques mois à peine après l’apparition du fait divers. Le tournage a débuté en 1976, mais s’est interrompu au bout de quelques jours. Le cinéaste n’a pas perdu espoir pour autant. Il a remis sur le métier l’ouvrage au début des années 80, avec l’idée d’y associer Sandrine Bonnaire. Dont la carrière va bientôt éclore grâce à lui, mais dans un autre film, A nos amours. Le projet sera de nouveau mis sur le tapis en 1995, après la sortie du Garçu. Mais Pialat tombe malade et meurt. Le Garçu est resté sans petit frère.

Si Meurtrières a fini par voir le jour, c’est grâce à l’obstination de Sylvie Pialat, qui a été plusieurs fois coscénariste du cinéaste avant de devenir sa femme. Ayant mis sur pied une société de production, elle contacte Patrick Grandperret, un ancien assistant de son mari, et lui propose de reprendre le projet. Celui-ci accepte, mais à condition de s’approcher davantage du fait divers que ne l’avait fait Pialat. Grandperret tient à montrer que le meurtre se fait sans la moindre préméditation, sur un coup de folie. Il ne veut pas en revanche insister sur l’identité de l’une des filles, d’origine arabe, en conflit avec un père violent, préférant rester plus flou sur les motivations des deux héroïnes. « Nous avons décidé de transposer ce personnage, car ce conflit dans une famille musulmane aurait été réducteur. Je voulais simplement deux jeunes filles normales, juste un peu fragiles. ». Enfin, très fragiles.

Le film vaut bien évidemment pour la façon très brute, presque documentaire qu’adopte Grandperret pour mener son récit, renouant d’une certaine manière avec ce que Pialat savait si bien mettre en avant. Mais Meurtrières n’aurait pas ce lustre si les comédiennes qui interprètent les deux filles n’étaient pas aussi bouleversantes. Grandperret a pris des risques : ni Céline Sallette ni Hande Kodja n’avaient fait carrière au moment où il les a choisies. Mais son instinct était le bon, l’une et l’autre rivalisant de ce mélange de violence rentrée –enfin pas toujours- et de fragilité. Hande Kodja, et Céline Sallette, dont c’était pour l’une comme pour l’autre le premier rôle au cinéma, se sont entendues comme larronnes en foire, dessinant les contours de leurs personnages en fonction de leurs caractères respectifs. Depuis lors, les deux comédiennes ont fait carrière. On a vu Hande Kodja dans une demi-douzaine de films, parmi lesquels Affaire de famille, de Claus Drexel et Des gens qui s’embrassent de Danièle Thompson. La réussite de Céline Sallette est quant à elle exceptionnelle, et sa filmo des plus brillantes : Marie Antoinette, de Sofia Coppola, Au-delà, de Clint Eastwood, De rouille et d'os, de Jacques Audiard, Le Capital de Costa-Gavras, Un château en Italie, de Valeria Bruni-Tedeschi. Sans oublier bien sûr son rôle de pute au grand cœur dans L'Apollonide, de Bertrand Bonello, qui lui valut un César. Mérité.

Céline Sallette évoque son travail avec Hande Kodja : " Le film repose sur le duo, je me rappelle avant le tournage, j'ai regardé de nombreux films avec des duos, alors je voulais voir comment cette alchimie particulière qui se crée à deux peut exister à l'écran. Par exemple, j'ai vu des reportages sur les clowns, j'ai revu Les Valseuses, L'Epouvantail, Merci la vie, et Thelma et Louise évidemment." Elle aurait également pu voir Butterfly kiss de Michael Winterbottom, dont le thème est voisin, ou encore Messidor, d’Alain Tanner, qui était basé, à chaud, sur le même fait divers.

Meurtrières permet en tous cas à Patrick Grandperret, qui n’avait rien réalisé pour le grand écran depuis neuf ans, de revenir sur le devant de la scène. Visiblement pas de façon pérenne, puisque c’est le petit écran qui de nouveau l’occupe. Curieux parcours d’ailleurs que celui de cet ancien assistant de Pialat, sur Passe ton bac d’abord et Loulou, qui a débuté sa propre carrière de metteur en scène avec deux films générationnels, un peu marginaux, un peu pointus : Court-circuit et Mona et moi. Ce dernier film avec Johnny Thunders, dandy décadent et rock star junkie, qui n’allait d’ailleurs pas tarder à passer l’arme à gauche. Puis il change de registre et signe deux films familiaux avec des animaux, L’Enfant-lion et Le Maître des éléphants. Le premier rencontre un vrai succès. Il enchaîne aussitôt sur Les Victimes, un polar adapté de l’œuvre de Boileau-Narcejac, les auteurs du livre qui a débouché sur Sueurs froides, le plus troublant des films d’Hitchcock…

" Vous faites quoi toutes les deux ? - Pas grand chose ..."

Périple fou de deux jeunes femmes qui se rencontrent dans un asile où elles paraissent les moins atteintes, de loin. La journée s'étire comme des semaines et les deux femmes se découvrent entre galères plus ou moins réjouissantes et complicités. Si le film a du mal à ...

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8
eloch
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