MILAGRO

Disponible dans le Pass
Parce que Redford a attendu huit ans pour réaliser son 2e film (sélectionné à Cannes!)
Politique / Histoire - 1988 - Etats-Unis d'Amérique - 113 MIN - VM - HD - Tous publics
A Milagro la vie s'écoule paisiblement mais un vaste projet immobilier est prévu. Seule une terre en friche qui n'a pas été vendue empêche la finalisation du projet. Pire encore : Joe, son propriétaire, décide, malgré l'interdiction, de l'irriguer pour y faire pousser des haricots. C'est le début d'une guerre champêtre qui fera peu de victime.
6.9 / 10
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Les avis surSens Critique
Denis Parent
Denis Parent
CHRONIQUEUR

En espagnol, Milagro veut dire miracle. Ce n’est donc pas seulement le nom du village dans le délicieux film de Robert Redford, sorti en 1988 mais une déclaration d’intention. Le titre original du film est The Milagro beanfield war, soit la guerre du champ de haricot de Milagro.

Le film est un étonnant mélange de western, de comédie, de conte, de légendes hispaniques avec un peu de merveilleux à la clé. On y voit la lutte d’un petit village contre les entreprises un peu mafieuses d’un promoteur immobilier et ses soutiens politiques corrompus.

On n’y tire que deux coups de feu mais par inadvertance et il y aura plus de peur que de mal. Les stars jouent des seconds rôles : Christopher Walken dans la peau de l’homme de main, pas si méchant finalement. Et aussi Melanie Griffith en femme candide et un peu niaise du millionnaire local. Sinon la jolie brésilienne Sonia Braga est à la manoeuvre et c’est une maîtresse femme.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver ERIN BROCKOVICH, SEULE CONTRE TOUS DE STEVEN SODERBERGH (2000) (Le combat d'une femme modeste contre une société dont les usines polluent l'eau et empoisonne les habitants. Inspiré de faits réels le film s'inscrit dans cette dynamique de dénonciation sociale et politique chère au cinéma américain. L'héroïne (Julia Roberts) a le profil lincolnien des autodidactes.) ou encore OPEN RANGE DE KEVIN COSTNER (2003) (Un bon western réalisé par une star, déjà un point commun. Et puis comme souvent dans ce cinéma l'argument moral précède l'argument social : le puissant asservi les faibles, corrompt les institutions, achète les opposants quand il ne les abat pas. Mais là encore la nature a horreur du vice.).

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