Bande Annonce de MISTER BABADOOKDécouvrez la bande Annonce de MISTER BABADOOK sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/6251/fond/6251_w_500.jpg
Jennifer Kent
Cathy AdamekDaniel HenshallEssie DavisNoah WisemanTim PurcellAdam MorganBenjamin WinspearCraig BehennaHayley McelhinneyTerence CrawfordBridget WaltersChloe HurnMichelle Nightingale

MISTER BABADOOK

90 mn

Note de SensCritique :

6.1 / 10
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Réalisateur : Jennifer Kent.

Casting : Cathy Adamek, Daniel Henshall, Essie Davis, Noah Wiseman, Tim Purcell, Adam Morgan, Benjamin Winspear, Craig Behenna, Hayley Mcelhinney, Terence Crawford, Bridget Walters, Chloe Hurn. Michelle Nightingale

Synopsis : Le jour où Amelia a accouché de Samuel est aussi le jour où son mari est mort dans d'horribles circonstances. Sept ans plus tard, Amelia est toujours accablée par le deuil et les relations avec son fils, hyperactif et obsédé par les monstres qui hantent sa chambre, sont difficiles. Un soir, pour l'endormir, elle lui lit un livre qu'elle n'avait jamais remarqué, Mister Babadook. Une histoire horrible... Voilà que Mister Babadook prend vie.

Scénario : Jennifer Kent.
Musique : Jed Kurzel.
Pays : Australie
Tags : Fantastique / Horreur, Galerie des horreurs, Films de monstres et créatures surnatuelles, Festival du Film Fantastique de Gérardmer.

à partir de

11.99
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Les réalisatrices œuvrant pour le cinéma de genre sont rares et donc précieuses. Antonia Bird derrière Vorace ; Hélène Cattet, binôme de Bruno Forzani, derrière Amer et L’Étrange Couleur des larmes de ton corps ; Marina de Van, derrière Dans ma peau ; Jennifer Lynch ou encore Claire Denis… Veuillez désormais ajouter l’Australienne Jennifer Kent qui, avec Mister Babadook, fait une entrée fracassante dans le film d’horreur. Pas seulement parce que son Mister Babadook vous colle une peur bleue. Mais aussi et surtout, parce que sous cette histoire de monstre au chapeau haut de forme et aux mains griffues, est tapi un psychodrame pervers et déchirant.    

Mais c’est qui Mister Babadook ? nous demandez-vous. Eh bien, rien de moins qu’un nouveau croquemitaine absolument terrifiant. Il hante la maison d’Amelia et Samuel. Voyez-vous, il y a quelques années, Amelia a perdu son mari dans un terrible accident de voiture, alors qu’ensemble, ils se rendaient à la maternité pour qu’elle accouche. Samuel est né mais comment célébrer la naissance d’un enfant quand elle est aussi synonyme de mort ? Sept ans après, Amelia regarde son fils de travers et ne parvient pas à l’aimer. Samuel, lui, est un petit garçon agité, obsédé par tous les monstres qui habitent sa chambre.

Un soir, pour endormir Sam, Amelia lui lit un bouquin qu’elle n’avait jamais remarqué dans la bibliothèque. Mister Babadook. Le problème de Babadook, c’est qu’il est bel et bien réel, et qu’il a pris possession des lieux. Il va harceler le petit et rendre folle la mère, deux êtres humains déjà accablés et isolés par le deuil. Dans cette maison triste, d’une banlieue australienne, Babadook orchestre  un véritable drame familial, aussi psychologique que graphique. L’un des films d’horreur les plus poignants qu’il vous sera donné de voir. 

Difficile à croire et pourtant, Mister Babadook n’est que le premier long métrage de Jennifer Kent, qui s’était juste fait la main, avant ça, sur un court métrage Monstre et un épisode de série télé. Depuis le début des années 90, Kent est actrice, chez elle, en Australie. Vous l’avez même peut-être vue dans Babe, le cochon dans la ville, de son compatriote George Miller. Et puis, la voilà, derrière la caméra, à faire frémir les festivals de Sundance, d’Austin, de Sitges et de Gérardmer sous les applaudissements, raflant toutes les récompenses. Quand ce n’est pas elle qui gagne des prix pour son scénario ou pour sa mise en scène, c’est Essie Davis, qui joue Amelia, ou l’incroyable Noah Wiseman, 7 ans au moment du tournage, qui remportent tous les suffrages. On note d’ailleurs que Noah a, après Babadook, signé dans une agence et est passé pro, si on peut dire. Ce qui n’étonnera personne, vu sa prestation assez folle dans Babadook.

Le livre pour enfants Mister Babadook qu’on voit dans le film a été réalisé par Alexander Juhasz, un célèbre illustrateur aux univers un peu dark et angoissants. Il a notamment gagné un Emmy Award en 2009 pour avoir réalisé le générique de la série United States of Tara. Et quelques Annie Awards pour son travail sur des spots publicitaires. Jennifer Kent lui a apporté des croquis, des indices de ce qu’elle imaginait être Babadook et Alexander a créé plus précisément le livre et même le look du monstre, grandement inspiré par l’expressionnisme allemand. C’est l’un des premiers collaborateurs à avoir travaillé sur l’univers du film, avant même qu’un production designer ou qu’un chef opérateur ne créent le look plus général de Mister Babadook, un peu macabre, et baignant dans un étrange camaïeu de bleu et de gris.

Si vous avez détecté dans Mister Babadook, un air de Shining, vous ne vous trompez pas complètement. Mais Jennifer Kent s’est dite plus inspirée par le livre de Stephen King que par l’adaptation de Stanley Kubrick. On pense aussi bien à We need to talk about Kevin, de Lynn Ramsay, film assez complet quand on veut parler du lien destructeur qui peut unir (ou désunir) une mère à son fils. Fan du cinéma d’horreur plus de n’importe quel autre genre, Jennifer Kent cite aussi les films de John Carpenter, de Méliès et de Carl Dreyer, mais également Rosemary’s Baby comme références ultime à Mister Babadook. Un film qu’elle n’a pas tant conçu pour faire flipper les gens que pour les émouvoir.  Elle voulait, je cite, « parler du besoin de confronter la part sombre de nous-mêmes et de nos vies. L’idée centrale du film, c’était de prendre cette femme qui a fui trop longtemps une situation qu’elle est aujourd’hui obligée d’affronter. » Et c’est vrai, Mister Babadook, ce n’est pas tant qu’un nouveau monstre-phare du cinéma d’horreur aussi flippant qu’un Nosferatu ou un Freddy, mais le désespoir, la tristesse, la dépression qu’on nourrit et qui gangrène l’amour quand le deuil ne se fait pas. Une bête qui ronge et avec qui on doit cohabiter. Pour l’horreur gratuite et simpliste, on repassera. 

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