MON ÎLE, FARO

Parce que le film montre en 1979 des habitants voulant rester sur l'île alors que tous voulaient partir 10 ans plus tôt
Documentaire - 1980 - Suède - 103 MIN - VO - Tous publics

Dix ans après un premier documentaire consacré à la vie sur une petite île suédoise, Ingmar Bergman revient filmer la vie au quotidien de ses habitants.

Réalisé par

6.9 / 10
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Alex Masson
Alex Masson
CHRONIQUEUR

Il y a un Ingmar Bergman réalisateur de fictions et celui, moins connu, réalisateur de documentaires. Un élément reste commun aux deux : l'île de Faro. C'est sur ce petit bout de terre isolée que Bergman aura le plus longtemps vécu. C'est là aussi qu'en 1969, il tournait Faro-Dokument, un portrait de l'endroit et de ses habitants. Dix ans plus tard, il y est revenu pour un complément, Mon île, Faro.

Le premier film était porté par une vision quasiment anthropologique, le second a quelque chose de plus méditatif. Mais surtout de plus direct quand, Bergman, réalisateur dont les films de fiction ont souvent reposé sur des non-dits, des difficultés à communiquer, les habitants de Färo se confient bien plus clairement. De même derrière les questions qu'il leur pose, on devine pour la première fois des déclarations d'intentions, voire politiques, chez Bergman.

Même malgré lui, avec Mon île, Faro, Bergman aura donc été bien plus loquace et explicite sur sa vision du monde qu'avec ses fictions : à travers l'envie d'une vie loin des villes, réglée sur le temps de la nature, ce portrait d'une communauté parle probablement autant, voire plus des désirs de son réalisateurs que de ceux des habitants de l'île.

Le contexte

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