Mort ou vif

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Guerre / Western - 1995 - Etats-Unis - 104 MIN - Tous publics

Herold règne en maître sur la petite ville de Redemption. Tous les ans, il organise un tournoi de duels au pistolet, doté de 123 000 dollars, qu’il remporte systématiquement. Cette année, Ellen, une ravissante jeune étrangère, a décidé de participer à la compétition. Le gain n’est pas sa motivation, une vieille histoire va lui donner la force de s’opposer au tyran local...

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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Le tournage de Mort ou vif, de novembre 1993 à février 1994, en plein cœur de l’Arizona, marqua la rencontre de quelques grands noms d’Hollywood, à divers moments de leurs respectives carrières.

Tout d’abord, pour filmer les exploits de ces rois – et reine – de la gâchette, un jeune homme de 36 ans, à la tête d’une filmographie déjà bien pourvue en succès internationaux : Sam Raimi. En effet, avant de s’essayer au western avec ce Mort ou vif, il avait été le maître du cinéma horrifique avec les trois opus de la série Evil Dead – le 1, le 2 et l’Armée des ténèbres –, récit fantastique qu’il avait développé, dès la fin des années 1970, sur les bancs de l’université du Michigan, et dont il avait tourné une ébauche, en Super 8, dans le but de convaincre de généreux donateurs. Dans un autre genre, il avait aussi réalisé Mort sur le Gril, une parodie des films noirs, coécrite avec les frères Coen, et Darkman, hommage aux « serials » d’avant-guerre.

Devant la caméra, dans le rôle de celle qui, 20 ans après, revient pour se venger, Sharon Stone (35 ans), dont Paul Verhoeven venait tout juste de faire une star – après dix ans d’une carrière sans éclat –, grâce à Total Recall et, surtout, grâce au succès planétaire de Basic Instinct, qui lui permit d’augmenter considérablement ses tarifs et de devenir productrice, de Mort ou vif, entre autres. Face à elle, dans le rôle du tyran local, une autre star (de 65 ans celle-là), Gene Hackman, dans sa période western. On venait, en effet, de le voir successivement dans Impitoyable de Clint Eastwood, Geronimo de Walter Hill et Wyatt Earp de Lawrence Kasdan.

Ce n’est pas tout ! Dans le rôle de l’ancien criminel repenti, décidé à devenir prêtre, vous reconnaîtrez le Néo-Zélandais Russell Crowe (31 ans) qui, après une carrière exclusivement australienne, entamée cinq ans plus tôt, faisait, ici, ses débuts à Hollywood, grâce à Sharon Stone, qui l’imposa, tout comme elle imposa celui qui allait jouer le Kid, ce jeune garçon en quête de respect et de reconnaissance, un certain Leonardo DiCaprio (21 ans), échappé de Santa Barbara mais pas encore embarqué sur le Titanic !

Russell Crowe et Leonardo DiCaprio se retrouveront, treize ans plus tard, en 2008, en agents du FBI, devant la caméra de Ridley Scott, dans Mensonges d'état.

 

Contexte

Sam Raimi

MISSISSIPPI BURNING (1988)

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