MR NOBODY

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Parce que Jaco Van Dormael, l’homme du 8ème jour - rappelez vous en 1996, Daniel Auteuil et Pascal Duquenne - a mis pas moins de 7ans pour écrire son scénario et monter un des plus gros budgets européen du moment.
Science-fiction - 2010 - Belgique | Canada - 149 MIN - VM - HD - Tous publics
Nemo Nobody se réveille d'une hibernation en 2092, à l'âge de 118 ans. Il est le dernier humain mortel d'un monde qui a vaincu la mort. A ce titre, il est la vedette d'un show télévisé, le centre de curiosité des spectateurs qui s'intéressent à sa vie passée. Or, Nemo raconte trois vies différentes, associées à trois femmes. Trois vies, réelles ou fantasmées, qui découlent d'un...

Réalisé par

7.3 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Le Huitième Jour était sorti en 1996. Il aura fallu de nombreuses années d’écriture à Jaco van Dormoel, cinéaste révélé par Toto le héros, pour aboutir en 2009 à Mr. Nobody, projet européen très ambitieux de plus de 30 millions d’euros. Son point de départ vient d’un de ses premiers courts métrages, E Pericoloso sporgesi : un enfant sur le quai d’une gare. Il doit choisir entre suivre sa mère dans le train qui démarre et rester à quai avec son père, suite à leur divorce. Une infinité de vies possibles découle de ce choix difficile.

Ce conte philosophique sur les notions de choix et de hasard, sur le doute prend lui aussi une multitude de formes et de traitements. A commencer par un cadre futuriste puisque Nemo Nobody se réveille d’une hibernation en 2092, vieillard âgé de 118 ans, vedette d’une sorte de Truman Show. Il est le dernier mortel vivant, dans un monde où le renouvellement sans fin des cellules a rendu l’humanité immortelle. Van Dormoel choisit un entrelacement complexe des différents flashbacks, illustrant l’infinité des vies, réelles ou complètement fantasmées, de Nobody. Son écriture complexe donne le vertige, joue à perdre le spectateur, présent dans la narration sous la forme d’un journaliste interrogeant Nobody et revenant plusieurs fois sur les incohérences de ses récits.

Le cinéaste s’attache à créer trois univers distincts correspondants à trois femmes possibles de la vie de Nobody, avec trois codes de couleurs, trois sentiments. L’amour fou, symbolisé par Anna, filme le fusionnement des personnages. La dépression d’Elise s’exprime par leur distance dans le cadre ; le choix de la caméra à l’épaule nous plonge dans un drame réaliste. La vie de luxe avec Jeanne, que Nobody n’aime pas vraiment, joue sur les hors-champs. Van Dormoel s’est tout autorisé, puisque l’infinité des vies justifie l’infinité des genres et des codes narratifs. Des ruptures de tons peu communes dans le cinéma européen, passant aussi bien de la violence d’une exécution sommaire de film noir à la féérie d’un voyage sur Mars d’un blockbuster de science-fiction.

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