MUSARANAS

À partir de 2.99 €
Parce que le film a été tourné en 22 jours
Fantastique / Horreur - 2014 - Espagne | France - 88 MIN - VF - HD - interdit aux moins de 12 ans

Nous sommes à Madrid dans les années 1950. La niña vit avec sa sœur aînée, Mondse, qui l’a élevée à la mort de leur mère. Leur père a disparu depuis quelques années, la petite n’a que très peu de souvenirs de lui, mais il apparaît en des visions fantomatiques et toujours culpabilisantes à Mondse.
Celle-ci, agoraphobe, ne sort jamais de l’appartement où elle reçoit de temps à autre une cliente, femme de médecin pour laquelle elle coud des robes et qui lui fournit de la morphine pour "soulager ses crises". Sa cadette travaille quotidiennement dans un magasin.

6.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

Mondse, une jeune femme à la beauté déjà fanée, qui souffre d’agoraphobie et ne sort jamais de chez elle a élevé sa propre sœur à la mort de leur mère. Ne supportant pas que sa cadette devienne une femme, elle la punit sévèrement. Un jour, un voisin blessé trouve refuge chez elles et Mondse le séquestre dans la chambre parentale car elle est tombée amoureuse de lui et ne veut plus qu’il parte… 

Produit par Alex de la Iglesia, Musarañas est le premier long métrage de Juanfer Andrés et Esteban Roel. Cette série B espagnole, dont l’introduction en voix off relate les souvenirs d’enfance de la petite, lorsque sa grande sœur lui lisait chaque soir des histoires horribles, annonce assez vite la couleur avec la folie du personnage principal Mondse, dont on comprend au jeu très expressionniste de la comédienne Macarena Gomez, d’où elle vient et même où elle risque fort de mener.
Esthétiquement et même thématiquement, le film prend son ancrage dans l’époque à laquelle il se situe : l’après guerre civile espagnole, le franquisme et ses abus sourds à peine cachés sous le masque de l’autorité patriarcale. Les décors marrons, beiges et bistre de l’appartement aux multiples crucifix et chromos, les vêtements sombres et coiffures en chignons : tout revêt l’aspect joliment reconstitué d’une photo de famille couleur sépia des années 1950.

Les deux jeunes scénaristes et réalisateurs se placent sous l’égide de nombreux films de l’histoire du cinéma, Luis Buñuel semble flotter en lointaine figure tutélaire et on reconnaît aussi les influences de Cria Cuervos (1976) et Elisa Vida Mia (1977) de leur compatriote Carlos Saura, situés à la même période et brassant les mêmes traumatismes. 

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