My Week with Marilyn
Bientôt disponible
Aventure / Action - 2012 - Etats-Unis | Grande-Bretagne - 99 MIN - Tous publics

Fou de cinéma, Colin Clark réussit à se faire embaucher comme assistant sur le tournage du Prince et la danseuse, que doit mettre en scène Laurence Olivier. La vedette du film n’est autre que Marilyn Monroe. Le tournage est houleux et la star se montre pour le moins instable. C’est à Colin qu’échoit un peu par hasard de la rassurer. Le jeune homme devient le confident de la femme la plus célèbre du monde…

Réalisé par

5.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Yves Alion

Yves Alion

CHRONIQUEUR

Il n’y a aucune méprise. La Marilyn du titre, c’est bien elle. Enfin Marilyn, Norma Jean Baker, la comédienne au cœur de Niagara et de Certains l’aiment chaud, la plus grande star que le cinéma ait portée  – ou supportée ajouteront certains, connaissant son comportement parfois inattendu, on va le voir. Marilyn Monroe. Le film raconte une tranche de vie de la star. Plus particulièrement son arrivée à Londres en 1956 pour les besoins d’un film réalisé par Laurence Olivier, avec Laurence Olivier, Le Prince et la Danseuse.

Nous sommes ainsi invités à suivre les hauts et las bas d’un tournage qui ne fut pas simple en nous intéressant tout particulièrement aux états d’âme, particulièrement nombreux, de la star. Adapté d’un roman signé Colin Clark, obscur assistant du film, My week with Marilyn est en fait la version plus ou moins objective, plus ou moins romancée de ce jeune homme dont la vie bascula cette semaine-là. Car Marilyn a pris Colin comme confident, et même un peu plus, l’espace d’un tournage. Ce qui fait que notre homme s’est retrouvé d’emblée à un poste clé, lui qui débutait au cinéma : il avait pour mission que Miss Monroe soit sur le plateau dans le meilleur état psychologique possible. Or celle-ci était pour le moins incontrôlable, pétrie de doutes, fragile jusqu’à casser, épaulée qui plus est d’une coach garde-chiourme qui lui conseillait de ne pas apprendre son texte.

Avec Laurence Olivier, acteur shakespearien s’il en est, pour qui la moindre virgule doit se prononcer, on se doute que l’entente ne fut pas totale. C’est un euphémisme : en fait, l’ambiance sur le plateau a vite tourné à l’exécrable. Le film de Simon Curtis ne nous cache rien de la mésentente des deux acteurs principaux, ni de l’avancée chaotique du film, et il est sans doute encore en-deçà de la réalité, de ce que l’on sait. Mais même si Le Prince et la danseuse est au fond peu inspiré, même si le royaume d’opérette qui lui sert de cadre ressemble à un gros gâteau indigeste, même si Marilyn est loin d’y trouver l’un de ses plus beaux rôles, même si elle a quelques kilos de trop et que la robe qu’on lui a donné la boudine un tantinet, même s’il a fallu resserrer le montage parce qu’aucune prise n’était pleinement satisfaisante, la comédienne irradie. Parce que c’est elle et que ce n’est pas par hasard si son nom reste au firmament du cinéma, cinquante ans après sa mort. Sans doute parce que personne n’a su mieux qu’elle concilier les deux visages de la femme, l’ingénuité et la sensualité. A la fois petite fille et femme fatale, Marilyn ne peut pas ne pas donner envie d’être serrée dans ses bras.

Contexte

Il raconte le tournage houleux d'un film réel...

Simon Curtis

C'est le portrait d'une star aduléee et fragile.

CELEBRITY

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