Bande Annonce de NACHO CERDA - LA TRILOGIE DE LA MORTDécouvrez la bande Annonce de NACHO CERDA - LA TRILOGIE DE LA MORT sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/373/fond/373_w_500.jpg
Nacho Cerda
Alex AlvarezJordi TarridaNacho CerdaPep TosarTrae HoulihanXevi Collellmir

NACHO CERDA - LA TRILOGIE DE LA MORT

67 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Nacho Cerda.

Casting : Alex Alvarez, Jordi Tarrida, Nacho Cerda, Pep Tosar, Trae Houlihan. Xevi Collellmir

Synopsis : - The Awakening : Un étudiant s'avanouit en classe. Quand il reprend ses esprits, tout est figé, tous ses camarades sont immobiles dans un monde qui s'est arrêté...- Aftermath : Un employé de la morgue déchiquette les corps qui lui sont confiés. Quand c'est une jeune femme qui lui est confiée, il opère de la même manière, mais viole le corps une fois son travail terminé...- Genesis : Un sculpteur traumatisé par la mort de sa femme, sculpte une œuvre à son image. Mais celle-ci se met à saigner. Pendant qu'en sens inverse le corps du sculpteur devient pierre...

Scénario : Nacho Cerda.
Pays : Espagne
Tags : Fantastique / Horreur, Les débuts de …, En petits bouts, Peur claustrophobe, Trouilles espagnoles, Sélection Mad Movies, Inédits au Cinéma, Interdits aux moins de 16 ans.

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Ceux qui aiment avoir peur, ceux qui chérissent le gore, ceux qui adulent les films d'horreur ont longtemps dû se contenter de chercher leur pitance dans le cinéma américain, quitte parfois à tourner un peu en rond. Or d'autres cinématographies se sont mises peu à peu au diapason. Les Anglais avec la Hammer, déclinant jusqu'à plus soif la mythologie de Dracula ou celle de Jack l'Eventreur. Les Italiens grâce à quelques maîtres tels que Mario Bava, Lucio Fulci ou Dario Argento. Or les Espagnols s'y sont mis également, alignant toute une série de films tour à tour angoissants, baroques ou particulièrement nauséeux. Parmi les natifs du pays de Goya et de Bunuel, l'un des plus remarquables représentants du genre a pour nom Nacho Cerda.

Son premier long métrage, Abandonnée, est sorti sur les écrans de France et de Navarre il y a quelques mois. Il a suffisamment été remarqué pour que l'on se penche sur ses travaux antérieurs, à savoir trois courts métrages dont l'éclectisme formel n'est pas exclusif d'une profonde unité thématique, puisque The Awakening (L'éveil dans la langue de Cocteau), Aftermath (Regain dans celle de Franju) et Genesis (Genèse dans la langue de Kassovitz) traitent tous les trois des pulsions morbides des personnages auxquels il est donné vie.

Les trois films ont été tournés au cours des années 90, et si le premier, en noir et blanc, ne cherche pas à cacher son origine étudiante, les deux autres font montre d'un solide savoir-faire. Quitte à révulser le spectateur le mieux aguerri. Notamment Aftermath, qui met en scène un médecin légiste un rien tordu avec un sens du réalisme qui fait froid dans le dos. Mais n'est-ce pas le meilleur compliment que l'on puisse faire à un film dont l'objectif premier est bien de provoquer l'effroi ?
Ces trois courts métrages de Nacho Cerda sont hantés par la mort. Si l'on compare le travail du jeune prodige à celui des autres cinéastes espagnols séduits par le fantastique, il faut bien reconnaître que Cerda impose un univers qui lui appartient en propre. Les films d'Alejandro Amenabar versent vers le fantastique anglo-saxon. Ce n'est pas par hasard si Ouvre tes yeux a donné naissance à un remake hollywoodien, Vanilla sky, ou si Les Autres a directement été tourné en anglais (avec Nicole Kidman dans le rôle principal). Les films de Jaime Balaguero ou ceux de Alex de la Iglesia sont quant à eux plus baroques, plus fous. Et Le Labyrinthe de Pan, tout comme L'Echine du diable, tous deux signés du mexicain Guillermo del Toro, sont trop riches en images mentales pour ne pas déborder des canons du genre.

Nacho Cerda, lui, joue volontiers la carte du réalisme le plus cru pour mieux convaincre le spectateur qu'il ne saurait y avoir d'échappatoire. Aftermath est à cet égard exemplaire : le film a effectivement été tourné dans un laboratoire de médecin légiste, ce dernier ayant longuement été interrogé sur sa pratique avant le tournage. Les instruments sont ceux que l'on utilise dans la réalité, la scie circulaire comprise. Et les protocoles de dissection sont les bons. C'est ainsi que l'on extrait le cerveau de la boite crânienne, et c'est comme cela que l'on ramasse les intestins pour les fourrer dans l'abdomen avant de le recoudre. Mais Cerda va plus loin et les scènes de viol procèdent davantage du fantasme. Didier Le Pêcheur avait pourtant montré le vif intérêt des employés de la morgue pour une sculpturale cliente défunte dans son second film, J'aimerais pas crever un dimanche, mais il faut préciser que c'était avant dissection. Ce qui change quand même pas mal de choses vous en conviendrez...

Concernant Aftermath, soit dit en passant, les autorisations de tournage avaient été accordées sous couvert d'un faux reportage, les scènes de viol n'ayant naturellement pas été mentionnées. On s'en doute la réponse aurait sans doute été différente si Cerda avait joué cartes sur table ! Restait à ne pas se faire prendre... Tout s'est bien passé. Mais le film a fait forte impression. A tel point que le cinéaste s'est retrouvé confronté à une polémique assez délirante quand il a été accusé d'être celui qui avait filmé l'autopsie d'un extraterrestre, le célèbre homme de Rosswell. Mais la provocation gratuite n'est pas dans les intentions de Nacho Cerda, qui insiste sur le fait que ses films n'ont pris leur sens définitif qu'une fois tournés. Répondant à une interview, il a confié : « A la base, un concept apparaît mais il n'est pas très clair. Il peut naître d'une seule idée. Pour The Awakening, je me demandais ce que ça faisait si le temps s'arrêtait. Je ne pensais pas à la mort lorsque j'ai commencé à travailler dessus. Pour Aftermath, c'était un court métrage sur une autopsie et non sur la mort. Petit à petit, ça a dérivé vers une réflexion sur la mort ». Une réflexion qui n'est pas gratuite. Cerda l'avoue : « Ce que j'aime avant tout, c'est faire souffrir les gens pour pouvoir me libérer de ma propre souffrance. » Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre...
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