Bande Annonce de NODécouvrez la bande Annonce de NO sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4472/fond/4472_w_500.jpg
Pablo Larraín
Alfredo CastroAntonia ZegersGael Garcia BernalJaime VadellLuis GneccoMarcial TagleNestor CastillanaRoberto FaríasDiego MunozElsa PobletesPaulo Brunetti

NO

113 mn

Note de SensCritique :

7 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Pablo Larraín.

Casting : Alfredo Castro, Antonia Zegers, Gael Garcia Bernal, Jaime Vadell, Luis Gnecco, Marcial Tagle, Nestor Castillana, Roberto Farías, Diego Munoz, Elsa Pobletes. Paulo Brunetti

Synopsis : Chili, 1988. Le dictateur Augusto Pinochet, au pouvoir depuis son Coup d'Etat de septembre 1973, cède à la pression internationale en organisant un référendum sur la poursuite ou non de sa présidence. L'opposition, pour mener la campagne du "Non", fait appel à une jeune et brillant publicitaire, René Saavedra. Totalement novice en politique, ce dernier élabore un plan de communication audacieux pour abattre Pinochet démocratiquement.

Scénario : Eliseo Altunaga, Pablo Larraín.
Musique : Carlos Cabezas.
Pays : Chili | Etats-Unis d'Amérique | France
Tags : Politique / Histoire, Quinzaine des Réalisateurs, Des dictatures, Les mad men de la pub, Cartes postales du Chili, Des films politiques, Politique sudaméricaine, Fiction ou réalité ?, Politique et cinéma, Au pouvoir, Amérique hémisphère sud, Peuples et prolétaires, Images de dirigeants, C'est presque vrai !, CARTES POSTALES.

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
voir ce film

Certes, No du cinéaste chilien Pablo Larrain n’est pas un documentaire mais un film de fiction dont le rôle principal est tenu par Gael Garcia Bernal. Mais, il n’est pas inutile d’en rappeler le contexte historique très particulier puisque le film entend bien coller au réel. Tout a commencé le 11 septembre 1973 quand Augusto Pinochet, le Commandant en chef des forces armées chiliennes, a renversé par un coup d’Etat très violent le gouvernement du Président socialiste Salvador Allende élu démocratiquement trois ans plus tôt. En 1988, après quinze ans de dictature et sous la pression internationale, Pinochet est contraint d’organiser un référendum sur sa propre présidence. Le Chili est appelé à voter « Oui » ou « Non » à la prolongation de son mandat pour huit ans.

Tel est le point de départ du film de Pablo Larrain qui se concentre sur la figure de René Saavedra, un brillant publicitaire auquel les dirigeants de l’opposition à Pinochet font appel pour mener la campagne du « Non ». Très soucieux de restituer le climat de l’époque dans ses moindres détails, le cinéaste n’a pas hésité à utiliser de nombreuses images d’archives qui se fondent avec les images filmées lors du tournage. Et ce afin que « le spectateur puisse parcourir cet imaginaire sans différencier l’origine des images ».

Le film a en outre été tourné avec des caméras vidéo datant de 1988 et dans un format carré qui le date également de façon certaine. Comme l’a expliqué le cinéaste lui-même : « Nous évitons ainsi la perception d’un matériau d’époque en créant un hybride de temps, d’espace et de matériel. » Fin de citation. Le spectateur a ainsi la curieuse impression de suivre la campagne électorale sur grand écran mais comme s’il s’agissait de son téléviseur et plus encore d’être plongé au cœur d’un reportage d’actualité, alors que le film est joué par des acteurs.

D’une certaine manière, No est le troisième volet d’un tryptique que Pablo Larrain aura donc consacré à la dictature de Pinochet. Dans le premier volet, Tony Manero réalisé en 2008, il faisait le portrait d’un fan minable de John Travolta qui devient un serial killer dans le Chili muselé de 1979. Puis, avec Santiago 73, post mortem, sorti en 2011, il relate comment un modeste employé de la morgue municipale de Santiago, amoureux contrarié, va tirer un profit personnel du permis de tuer que semble instaurer le coup d’Etat sanglant mené par Pinochet. Son troisième héros, René Saavedra, est aux antipodes des deux autres personnages. Il est  tout à la fois riche, beau, bien né, brillant et a priori sympathique. Bref, il a tout pour plaire quand les deux premiers étaient de véritables crapules.

On aurait tort pour autant de penser qu’avec René Saavedra, Pablo Lorrain met en avant une figure héroïque totalement positive. Ce Jacques Seguéla à la chilienne s’avère beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Certes, il fait gagner son camp en faisant tomber celui qui dirigeait le pays d’une main de fer et cette victoire est évidemment réjouissante. Et pourtant, le propos de Pablo Larrain dépasse cette première vision optimiste. Saavedra n’est pas un militant engagé, il est d’abord un « fils de pub », selon l’expression de Séguéla. Son métier c’est de vendre des produits et non de faire de la politique. Comme le dit le cinéaste, je cite, « René est un enfant du système néolibéral impulsé par Pinochet. C’est pour cela qu’il est intéressant que ce soit lui, avec les mêmes outils pédagogiques que ceux mis en place par la dictature, qui se charge de mettre Pinochet en déroute. » Fin de citation.

On voit alors que le propos de Pablo Lorrain, comme dans ses précédents films, est d’abord une critique sans concession de la société chilienne telle que la dictature de Pinochet l’a façonnée. Si le film décrit une libération, il montre de façon plus souterraine que la victoire n’appartient pas forcément à ceux qui s’en réclament. Et le cinéaste d’apporter sa propre conclusion marquée par un pessimisme certain : « Pour moi, la campagne du « Non » est la première étape de la consolidation du capitalisme comme unique système possible au Chili. Ce n’est pas une métaphore, c’est directement cela, de la publicité pure et dure, amenée à la politique. »

A voté

Pas grand-chose à dire sur l’histoire puisqu’elle appartient à l’Histoire. Le film retrace les péripéties qui ont vu le Chili sortir du joug de la dictature de Pinochet en 1988, alors que celui-ci était au pouvoir depuis 1973. Cela s’est passé à la suite d’un referendum ...

Lire la suite
8
Electron

No Pub

D'abord surpris par la vieillerie de l'image, on comprend vite la volonté d'uniformiser documents d'archives réels et fiction inspirée de l'Histoire. Et ça marche très bien. Gael Garcia Bernal est encore impeccable. Hommage salutaire sur cette révolution pacifiste et joyeuse. ...

Lire la suite
7
Dexter Bauer (Cineclectik)

Anti Argo

Avec No, le chilien Pablo Larrain clôt sa trilogie consacrée à la dictature de Pinochet, de son avènement à sa chute. Une chute inattendue, qui doit beaucoup au hasard et au concours de circonstances puisque, après quinze années de régime, le dictateur et son gouvernement ...

Lire la suite
9
Patrick Braganti
le contexte
  • Egalement interprété par
  • Pas si éloigné
    Dans cette reconstitution du Coup d'Etat de Pinochet en septembre 1973, Helvio Soto retrace la généalogie de cette dictature dont Pablo Larrain raconte, lui, la chute démocratique.
  • Egalement realisé par
    Pablo Larraín
  • Dans le même genre
    Dans un contexte historique et politique beaucoup plus apaisé, le film de Michael Ritchie, avec Robert Redford dans le rôle principal, démonte lui aussi les rouages d'une campagne de communication politique où la forme l'emporte sur le fond
A voir également
Affiche du film BLINDNESS

à partir de

2.99
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film CASA DE MI PADRE
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film MIRAGE MAN
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film KILTRO
Inclus danspassillimite
 
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés