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Parce l'instituteur lit un texte de Marcel Aymé, par ailleurs auteur des dialogues du film
Jeunesse - 1941 - France - 85 MIN - VF - HD - Tous publics

Deux bandes rivales d’enfants jouent à l’attaque de la diligence avant de se rendre à l’école. A la récréation, lors d’une partie de football, la verrière du bâtiment principal est cassée. Celui qui a shooté dans le ballon, Nicolas, se dénonce pour éviter une punition collective. Il comprend, ainsi que ses camarades, qu’il lui faudra payer les 1800 francs de réparation. Sûrs que les parents du garçon vont le punir sévèrement et n’ont, de plus, pas les moyens de débourser une telle somme, les enfants décident de mettre à profit les vacances de Pâques pour travailler et amasser le pécule nécessaire. Autour d’eux quelques adultes bienveillants dont leur instituteur René et sa fiancée Mariette, mais aussi deux malfrats pathétiques qui tenteront de leur voler le fruit de leurs efforts.

Réalisé par

7.3 / 10
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Les avis surSens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

C’est l’histoire de deux bandes d’enfants qui oublient leurs rivalités pour unir leurs forces : l’un des leurs a cassé la verrière de l’école au cours d’une partie de football et doit rembourser 1800 francs. Tous (sauf un, réfractaire et moqueur) décident de réunir leurs forces et leurs idées pendant les vacances de Pâques afin de collecter l’argent nécessaire.

Tourné en 1940 dans les studios de Joinville, ce premier long métrage de Louis Daquin —si on excepte sa réalisation précédente qui est simplement la version française du film allemand de Gerhard Lamprecht, Le Joueur— est souvent vu comme un appel à l’entr'aide et à la Résistance en ces temps d’occupation allemande. Le film exalte effectivement une généreuse solidarité et beaucoup d’ingéniosité de la part de ces enfants. Ceux-ci sont filmés dans un noir et blanc superbe et cadrés comme dans des photos d’époque évoquant l’œil d’Henri Cartier-Bresson ou de Robert Doisneau.

Le scénario est de Gaston Modot et Maurice Hiléro, semble-t-il librement inspiré du roman Emile et les détectives de Erich Kästner, non crédité au générique, tandis que Marcel Aymé en signe l’adaptation et les dialogues. On reconnaît, de ci de là, dans des échanges imagés, l’humour et la verve de celui-ci. Et d’ailleurs lorsque l’instituteur interprété par Gilbert Gil entame la lecture d’un livre sans en énoncer le titre, il narre les aventures de deux petites filles, Delphine et Marinette, qui ne sont autres que les héroïnes des Contes du chat perché de Marcel Aymé.

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