OBSESSIONS CHARNELLES

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Parce que les personnages s'y transforment en animaux, on ne vous dit pas lesquels...
Adulte - 1981 - France - 62 MIN - interdit aux moins de 18 ans
Il se dit le démon du sexe et se promène dans Paris, affublé d'un masque, jetant des sorts aux automobilistes. Ceux-là, toutes les dix minutes, ont une envie pressante de sexe et se retrouvent prisonniers de masques de cochon qu'ils ne parviennent plus à retirer ! Deux couples se rejoignent, victimes du démon. Démon, ou garçon traumatisé par le sexe et le choc d'un masque africain qui...

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Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Ses détracteurs disent que le cinéma porno est un robinet d’images, toujours identiques, sans recherches et sans saveurs. Il faudrait, pour les convaincre du contraire, leur montrer Obsessions charnelles, sorti dans les salles parisiennes le 26 août 1981. Le genre était condamné au ghetto des salles classées X. L’essentiel était de fournir un quota appréciable de scènes sexuelles. Mais cet unique impératif autorisait tout le reste, y compris des récits à la lisière de l’expérimentation, d’une absurdité que certains qualifieront d’indigence. Dans quel état de plaisir, d’ahurissement ou de rage sortirent alors les spectateurs du Cinévog Saint-Lazare ? Combien changèrent de salle pour rejoindre le plus classique Béatrice et Caroline, alors en exclusivité dans le même cinéma ?

Dans un effet miroir, Obsessions charnelles les renvoyaient à leur statut de cochons. Littéralement. Comment résumer ce que la voix off et le montage tentent d’ordonner. Un homme titubant dans les rues, portant un ample manteau de fourrure synthétique et un masque bizarre, affirme être le démon du sexe et jette des malédictions aux passants. Ainsi ce couple d’automobilistes stoppés au feu rouge, qu’il fixe en ricanant. Trop tard, les voici soudain affublés de masques de cochons, de ces masques en plastique qu’on achète dans les boutiques de farces et attrapes.

Ils ne peuvent plus l’enlever et sont désormais condamnés à baiser toutes les dix minutes en raison de l’excitation causée par le sort du démon. Lequel poursuit ses déambulations, menaçant de son pouvoir les touristes hilares de l’esplanade du Trocadéro, filmés à travers un filtre rouge. Un couple rejoint les amants-porcs pour une partie carrée contre-nature ; la bande-son s’encombre de grouinements. Le démon en fourrure surgit de la fenêtre de l’appartement et ensorcèle les amis. Nouveaux masques grotesques : un Mickey hilare et une poule caqueteuse. La voix-off tente une explication qui nous plonge dans une perplexité encore plus profonde. Il faut le voir pour le croire. Le voir jusqu’au bout.

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Le contexte

Elisabeth Buré

de James Wan et Leigh Whannell, 2004. Certes, le masque de cochon est plus effrayant.

Jean Luret

De Jean Luret, 1980. Encore un porno incompréhensible de Luret.

DUR DUR

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