Bande Annonce de OH BOYDécouvrez la bande Annonce de OH BOY sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/5085/fond/5085_w_500.jpg
Jan Ole Gerster
Andreas SchrödersJustus Von DohnányiKatharina HauckKatharina SchuttlerTom SchillingFriederike KempterMarc HosemannTheo TrebsUlrich Noethen

OH BOY

81 mn

Note de SensCritique :

7.1 / 10
voir la bande annonce

Réalisateur : Jan Ole Gerster.

Casting : Andreas Schröders, Justus Von Dohnányi, Katharina Hauck, Katharina Schuttler, Tom Schilling, Friederike Kempter, Marc Hosemann, Theo Trebs. Ulrich Noethen

Synopsis : Un jeune Berlinois semble attirer toute la malchance du monde. En l’espace d’une seule journée, il se fait confisquer son permis de conduire, il est plaqué par sa petite amie, son père lui coupe les vivres. Mais certaines rencontres lui prouvent qu’il n’est pas le plus à plaindre : une ancienne camarade de classe complexée, un vieil homme dans un bar dont la vie est en train de s’éteindre…

Scénario : Jan Ole Gerster.
Musique : Cherilyn Mcneil.
Pays : Allemagne
Tags : Comédie, Drame, Sans couleurs, Les villes d'Europe, Toute la journée, Une ville : Berlin.

à partir de

2.99
-50%
pour les abonnés
voir ce film

L’Allemagne est notre premier partenaire commercial. Et les politiques ne se lassent pas de célébrer l’axe franco-allemand, parfois de leur plein gré, parfois à contrecœur. Et pourtant les enfants qui parlent la langue de Goethe ne fourmillent pas dans les collèges. De la même façon le cinéma d’outre-Rhin n’éclabousse pas vraiment les écrans français. C’est un euphémisme. C’est pourquoi nous ne pouvons que nous réjouir lorsqu’un film déboule qui rencontre un vrai succès public. C’était le cas il y a peu avec La Vie des autres. Ce n’est pas tout à fait la même chose avec Oh boy !, qui n’a pas déplacé les foules. Mais qui en revanche a cartonné dans les festivals et rencontré un joli succès critique.

Le thème du film est universel, puisque nous nous attachons aux pas d’un trentenaire désemparé et rêveur, éternel adolescent à qui la vie ne fait pas de cadeaux. Du moins l’espace de cette journée où nous l’accompagnons à travers Berlin. Une journée riche en rencontres des plus pittoresques : un père golfeur qui lui coupe les vivres, un fonctionnaire taquin qui lui confisque son permis de conduire, une comédienne d’avant-garde qui n’a pas refermé les blessures de son adolescence, un voisin dépressif qui s’enferme à la cave, une serveuse peu compréhensive qui ne veut pas lui servir de café… Le café est d’ailleurs comme un fil d’Ariane qui relie les saynètes, comme une métaphore des avanies subies par notre héros.    

Le héros en question partage bien des points communs avec le cinéaste qui lui donne vie. Toutes proportions gardées, Niko est une sorte d’Antoine Doinel contemporain et teuton, témoin effaré d’un monde qui titube. Et lui avec. Le résultat est souvent drôle, parfois émouvant, toujours brillant. Le film mélange les genres avec maestria et nous adresse force clins d’œil tant ses références sont nombreuses.  

Oh boy ! est un premier film, signé Jan Ole… Gerster. Dont on sait peu de choses, si ce n’est que notre homme a auparavant réalisé plusieurs films publicitaires et signé des clips, ce qui explique sans doute son sens de l’image et son goût pour la musique. On lui doit également d’avoir été l’assistant de Wolfgang Becker sur le tournage d’un film resté dans toutes les mémoires, Good bye Lénine. Mais Gerster brulait de signer un long métrage, sans en mesurer toutes les contraintes. Il le reconnaît : « Très jeune, le désir de faire des films est apparu. Je ne réalisais pas la différence entre regarder des films et en faire. Or si le cinéma était et reste aujourd’hui encore une échappatoire à la réalité, devenir réalisateur oblige à s’y confronter. »

En tous cas, pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Si Gerster se met partiellement à nu et reconnaît que le personnage de Niko lui ressemble, Oh boy ! n’est en aucun cas l’une de ces tranches de vie insipides qui régulièrement envahissent les écrans. Gerster a de toute évidence beaucoup été au cinéma et son film est un manifeste esthétique, sans que cela ne pèse ou rende l’ensemble appliqué. Le choix du noir et blanc n’est pas innocent : « Le noir et blanc instaure une sorte de distance, ce qui m'a encouragé à écrire à partir d'éléments très personnels. Le fait de s'écarter d'un certain naturalisme laisse aussi le choix au spectateur de s'identifier ou non avec le personnage, d'être en position d'observateur ou de partager son expérience. » Peut-être un clin d’œil à son aîné, Wim Wenders, dont les personnages étaient aussi les dépositaires d’une certaine indolence. Mais nous sommes également tentés de citer Woody Allen ou Martin Scorsese, tant les rues de Berlin ont des airs de New York. Et Oh boy ! est un cousin germain de After hours, errance parano-drolatique de Griffin Dunne dans un New York nocturne et inquiétant.

Outre-Rhin, Griffin Dunne se nomme Tom Schilling. C’est l’un des rares comédiens professionnels du film. Qui n’a d’ailleurs décroché le rôle que sur le tard, le réalisateur le jugeant trop enfantin pour être Niko. Il devait savoir de quoi il parlait, les deux hommes étant potes depuis des lustres. Avant d’être Niko, Tom Schilling a pas mal traîné ses guêtres sur les plateaux. Beaucoup pour la télé, notamment dans des séries policières. Qui n’ont jamais traversé le Rhin, les télévisions française ne jurant que par Derrick, sans que l’on ait compris pourquoi d’ailleurs. Mais notre homme a également eu le redoutable privilège d’incarner Hitler dans le bien nommé Mein kampf. Tout un programme... Est-ce par besoin de se refaire une virginité idéologique qu’il a traversé de part en part le spectre politique pour incarner un anar pur jus dans l’excellent Bande à Baader ?

J'veux mon café !

Niko est un gosse de riche qui ne sait pas quoi faire de sa vie. Il traîne de fille en fille de bar en bar en ne suivant plus ses cours depuis deux ans. Il réfléchit ! Le film s'ouvre sur une image du jeune homme qui s'habille pour filer en douce du lit qu'il a squatté pour ...

Lire la suite
8
Rawi

Berlin city boy

C’est vraiment pas sa journée, à Niko. Dès le réveil, il rompt avec sa copine qui ressemble à Jean Seberg (mais en brune) dans À bout de souffle, le psychologue le prend de haut et refuse de lui redonner son permis de conduire (Niko a connu plusieurs états d’ébriété, ...

Lire la suite
8
mymp

Café frappé

Quelque part entre la version berlinoise de After Hours de Martin Scorsese et un clin d’œil à la Nouvelle Vague française pour ce qui est du noir et blanc et de l'ambiance jazzy. La dérive existentielle du trentenaire Niko durant 24 heures est tout à la fois drôle, pleine ...

Lire la suite
7
Patrick Braganti
le contexte
A voir également
Affiche du film HANNI ET NANNI 3
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film HEIDI

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film BERLIN, SYMPHONIE D UNE GRANDE VILLE
Inclus danspassillimite
 
Affiche du film ASPHALT
Inclus danspassillimite
 
En image
FilmoTV vous recommande
Affiche du film COMME DES BETES

à partir de

4.99
 
Affiche du film THE WAVE

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film DANS L OMBRE DE TEDDY RINER

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film AMERICAN NIGHTMARE 3 : ELECTIONS

à partir de

4.99
 
Affiche du film INSAISISSABLES 2

à partir de

4.99
-50%
pour les abonnés
 
Affiche du film LA TORTUE ROUGE

à partir de

3.99
-50%
pour les abonnés