ONLY GOD FORGIVES

À partir de 2.99 €
Drame - 2013 - Danemark | France - 90 MIN - VF - interdit aux moins de 12 ans

À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise, qui sert de couverture au trafic de drogue qu’il organise avec son frère Billy. Un soir, Billy se saoule et assassine une prostituée mineure. Le père de la victime massacre Billy pour se venger. C’est alors que Crystal, la mère de Billy et Julian, débarque à Bangkok, avec la ferme intention de venger son fils préféré. Julian doit alors se confronter à Chang, un drôle de flic à la retraite.

6 / 10
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Les avis surSens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Only God Forgives est le neuvième long métrage du cinéaste danois Nicolas Winding Refn. Et c’est le second qu’il tourne avec en vedette Ryan Gosling, la star hollywoodienne de Half Nelson et Crazy, Stupid, Love. Pour autant ce thriller onirique et ultraviolent tourné à Bangkok est loin de Drive, le grand succès de Refn et Gosling, Prix de la mise en scène à Cannes en 2011. L’acteur n’y montre pas le charisme de Driver, ce chevalier du bien, capable des plus extraordinaires prouesses au volant d’une voiture et toujours prompt à défendre sa jeune voisine. Dans Only God Forgives, il campe au contraire, un personnage refermé sur lui-même, incapable d’exprimer ses sentiments ni même son désir sexuel.

À l’origine, c’est Luke Evans qui devait tenir ce rôle, mais quand il a finalement choisi de tourner aux mêmes dates, Le Hobbit, le premier volet de la trilogie de Peter Jackson, Refn a eu l’idée de réécrire le personnage pour Ryan Gosling avec qui il s’était si bien entendu sur Drive. C’est ainsi que Julian n’est plus un Britannique, mais un Américain et qu’il est devenu un grand taiseux. Pour incarner sa mère incestueuse, surprenante incarnation du Mal, Refn a eu la bonne idée de faire appel à Kristin Scott Thomas qui, loin de ses compositions dramatiques habituelles s’est amusé comme une folle à portraiturer cette femme que le cinéaste a défini comme « un mix de Lady Macbeth et de Donatella Versace ».

Le troisième rôle important est tenu par un acteur thaïlandais Vithaya Pansringarm, dont le calme et la gentillesse couplés à sa solide connaissance des arts martiaux, a d’emblée séduit Refn. Vithaya, qui avait tenu des petits rôles dans Very Bad Trip 2 et dans Largo Winch 2 incarne ici un personnage très ambigu, ancien flic à la retraite qui se prend pour Dieu en rendant lui-même la justice avec un sabre qu’il sort miraculeusement de son dos quand il en a besoin. Vérifiez-le par vous-même en regardant le film. Ce n’est pas un faux raccord, mais bien une preuve de son statut particulier dans la fiction.

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