ORPHELINE

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Arnaud des Pallières parvient à rendre cohérente une vie en morceaux
Drame - 2017 - France - 107 MIN - Tous publics
Kiki passe son enfance à la campagne. Son existence est bouleversée par une tragique partie de cache-cache. Quelques années plus tard, l'adolescente, prénommée Karine, multiplie les fugues et les rencontres amoureuses pour échapper au foyer familial. A 20 ans, la jeune provinciale monte à Paris...
5.5 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Ce film, c’est le portrait d’une même femme à quatre âges importants de sa vie. La petite fille de la campagne tout d’abord, prise dans une tragique partie de cache-cache. Adolescente ensuite, ballottée de fugue en fugue et d’homme en homme afin de fuir le triste foyer familial. Et puis, jeune provinciale qui monte à Paris et frôle la catastrophe. Femme accomplie enfin mais rattrapée par son passé inavouable. Telle est la trame du scénario co-écrit par le réalisateur Arnaud des Pallières et sa coscénariste Christelle Berthevas.

Quatre personnages par conséquent. Jusque-là, rien d’étonnant. Le cinéaste bouscule en revanche nos habitudes quand il décide de les faire incarner par quatre actrices différentes afin précisément de ne pas enfermer cette femme dans une seule représentation. Au fil de sa vie mouvementée, elle change même de prénom. Ainsi, dans l’ordre chronologique, Kiki sera Vega Cuzytek, Karine Solène Rigot, Sandra Adèle Exarchopoulos et Renée sera Adèle Haenel.

Le problème de la ressemblance physique entre les quatre actrices est d’entrée de jeu laissé de côté par Arnaud Des Pallières. Et ce dernier d’argumenter : « Pourquoi vouloir les faire se ressembler quand chaque âge, on le sait, affirme son image et son identité contre le précédent ? » Ce qui importe au fond c’est la ressemblance morale d’un acteur avec le personnage imaginé. Afin de préserver la singularité de chacun des quatre personnages, aucune actrice n’a vu durant le tournage le travail des autres. Et c’est ainsi que paradoxalement l’héroïne revêt une forme d’universalité.

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Contexte

Adèle Exarchopoulos

Les mésaventures souvent dramatiques dune jeune femme errante.

Arnaud Des Pallières

Pour son premier film, Thomas Cailley faisait lui aussi le portrait d'une jeune femme qui ne renonce pas et se bat.

LA VIE D'ADELE

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