OSCAR ET LA DAME ROSE

À partir de 2.99 €
Drame - 2009 - France - 105 MIN - VF - Tous publics

Oscar, dix ans, séjourne à l’hôpital des enfants où ni les médecins ni ses parents n’osent lui dire la vérité sur sa maladie. Seule Rose, une femme à l’air bougon venue livrer des pizzas, communique avec lui sans détour. Pour le distraire, elle va même jusqu’à lui proposer de faire comme si chaque journée comptait pour dix ans. Et puis, pour qu’il se confie davantage, elle lui suggère aussi d’écrire à Dieu...

6.4 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon
Laurent Bourdon
CHRONIQUEUR

Tout petit déjà, Eric-Emmanuel Schmitt, futur dramaturge, romancier, nouvelliste, scénariste, et réalisateur du film que vous allez voir dans un instant, rêvait de cinéma. Lorsque papa, maman et la petite sœur étaient couchés, l’espiègle et insomniaque gamin, né à Lyon en 1960, découvrait Ernst Lubitsch et Max Ophüls, Jean Cocteau et Ingmar Bergman, Greta Garbo et Marlène Dietrich, grâce au Ciné-club de Claude-Jean Philippe et au Cinéma de Minuit de Patrick Brion.

Cet amour du cinéma ne le quitta jamais, même si, devenu normalien et agrégé de philosophie, ce fils de prof de gym commença à faire parler de lui du côté des théâtres parisiens, avec, en 1991, La Nuit de Valognes, une variation sur le mythe de Don Juan et, en 1993, Le Visiteur, un triomphe : révélation théâtrale de l’année et Molières du meilleur auteur et du meilleur spectacle !

Après une succession de succès exceptionnels, autant au théâtre qu’en librairie – il est l’auteur, entre autres, de L'Evangile selon Pilate, Grand Prix des lectrices de Elle, et de La Part de l'autre, consacré à Adolf Hitler, l’homme qu’il fut et celui qu’il aurait pu être – Eric-Emmanuel Schmitt renoue avec son rêve d’enfant, devenant réalisateur en 2006, avec Odette Toulemonde. Catherine Frot y campe une vendeuse de cosmétique carolorégienne – c'est-à-dire qu’elle habite Charleroi, en Belgique – qui a le don de léviter et, surtout, qui parvient à redonner le goût de vivre à un auteur déprimé, piétiné par la critique, Albert Dupontel.

C’est en 2009, trois ans plus tard, qu’il tourne son second film, adapté de l’une de ses pièces, Oscar et la dame rose, triomphalement créée à la Comédie des Champs-Elysées, en février 2003, par Danielle Darrieux qui, à 86 ans, obtenait le Molière de la meilleure comédienne.

Voici donc la version cinématographique de cette pièce, assez différente, puisque Danielle Darrieux était seule en scène. Ici, face à Michèle Laroque, qui reprend le rôle de Rose, la marchande de pizzas « faites avec amour », on découvre le jeune et débutant Amir, dans le rôle d’Oscar, un petit garçon hospitalisé pour un cancer qui ne veut pas guérir. Autour d’eux, vous reconnaitrez Max von Sydow en médecin désarmé, impuissant, Amira Casar en acariâtre infirmière-chef et Mylène Demongeot, l’excentrique maman de la dame rose, le tout sur une musique de Michel Legrand et, parfois, d’Ilitch Tchaïkovski.

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