OSS 117 : RIO NE RÉPOND PLUS

À partir de 2.99 €
Parce que cela nous fournit le prétexte de rappeler que dans les romans de Jean Bruce, OSS 117 n’est absolument pas français mais américain. Mais ce n’est pas grave, nous avons bien ri !
Comédie - 2009 - France - 96 MIN - VF - Tous publics

Hubert Bonisseur de La Bath, dit OSS 117 est non seulement de retour mais aussi à la tâche. Nous sommes en 1967, il est demandé à celui que ses supérieurs considèrent comme leur meilleur agent – ceux qui ont vu le précédent opus Le Caire Nid d’espions peuvent se demander pourquoi ! - de partir au Brésil et de récupérer un microfilm qui pourrait se révéler compromettant pour l’Etat Français.

Réalisé par

7.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Dana
Philippe Dana
CHRONIQUEUR

Connaissez-vous Santo, le plus célèbre catcheur mexicain et héros d’un certain nombre de films à la poésie populaire ? Connaissez-vous Harper, le détective privé décontracté que Paul Newman interpréta à deux reprises ? Ou encore Adrien Dufourquet ? Ca oui, quand même, puisqu’il s’agit du personnage incarné par Jean Paul Belmondo dans L’Homme de Rio. Et bien vous devriez reconnaître ces trois références  car il s’agit de trois sources d’inspiration majeures du deuxième volet des aventures d’OSS 117, Rio ne répond plus. Un carton dans les salles et dans le cœur des amateurs de cinéma véritable.

Car Hubert Bonisseur de la Bath, dit 0SS 117 est de retour après avoir mis en 2006 l’Egypte à feu et à sang dans OSS 117 Le Caire Nid d’espions. Quelques années se sont écoulées entre les deux épisodes. Nous sommes en 1967. Si le Président de Gaulle a remplacé le Président Coty, OSS 117 demeure toujours aussi stupide, raciste, borné, indifférent au monde extérieur, homophobe, misogyne, satisfait de lui, plus quelques autres qualité qui font de lui l’imbécile chimiquement parfait. Sauf que sa bonne foi reste intacte et le conduit souvent à privilégier l’innocence plus que la méchanceté. Et donc en cette année 1967, que se passe-t-il d’important ? Et bien Hubert est chargé par son supérieur direct, incarné par Monsieur Téléachat en personne, Pierre Bellemare, de partir très vite à Rio pour échanger des microfilms dont on dit qu’ils pourraient compromettre l’Etat Français. Sur place, il va devoir collaborer avec Dolorès, espionne du Mossad et affronter un certain nombre de périls dont plusieurs arborent une croix gammée.

Rappelez vous, Fanny de Pagnol, Nous irons tous au Paradis d’Yves Robert, Borsalino & Co de Jacques Deray, ou encore Taxi 2, Les Bronzés font du ski, toutes ces suites auxquels le cinéma nous habituées. Et bien Rio ne répond plus respecte la règle qui veut que l’on ne change pas une équipe qui gagne. De retour derrière la caméra, Serge Hazanivicius qui cette fois, participe au scénario aux côtés bien sûr de Jean François Halin, l’auteur du premier épisode. Et devant la caméra, c’est une évidence, Jean Dujardin. On le sait, la série Un gars une fille avait fait de lui une vedette de télévision. Le premier épisode d’OSS 117 plus Brice de Nice - l’avaient transformé en star de cinéma. Le rôle de Dujardin dépasse d’ailleurs celui de simple comédien. Le film aurait du se dérouler en Israël initialement afin de s’appuyer sur le cadre historique de la guerre des 6 jours jusqu’à ce que Jean Dujardin avoue ne pas sentir trop à l’aise entre la gravité d’un sujet toujours d’actualité et l’innocence du personnage et de ses tribulations. Le sujet et l’équipe se déplacent vers Rio.

On remarquera parmi les comédiens, ou plutôt les comédiennes Louise Monot que les habitués des entractes au cinéma auront reconnue. C’est elle qui apparaissait dans une publicité insistante oh combien pour une marque  de déodorant et de gel douche. Soyons juste, on la remarquait et un peu plus que cela également dans MR73 d’Olivier Marchal et Donne-moi ta main d’Eric Lartigau. Grand écart, figure enfin dans le film l’Allemand Rudiger Vogler qui fut jadis l’acteur fétiche de Wim Wenders dans ses tout premiers films, Alice dans les villes ou Au fil du temps. Pour créer son personnage de Von Zimmel, Vogler dit s’être inspiré de Buster Keaton et de Charlie Chaplin.

FILMOTV vous recommande

Même réal

Même casting

Pas si éloigné

Contexte

Jean Dujardin

Michel Hazanavicius

LUCKY LUKE

Vous aimerez peut-être dans le Pass Illimité