PANIQUE AU VILLAGE
À partir de 2.99 €
Parce que le film évolue sous le triple parrainage de South Park (à cause de l’origine télévisuelle) des Monty Python ( à cause de l’esprit un brin curieux) et de George Pal (le prince de l’animation américaine qui a inspiré les réalisateurs Vincent Patar et Stéphane Aubier)
Comédie - 2009 - Belgique|France - 74 MIN - VF - Tous publics

Cow-boy et Indien fêtent l'anniversaire de Cheval, ami fidèle et âme morale du village. Ils ont prévu de lui offrir un magnifique barbecue, fait maison, lors de la fête surprise organisée en son honneur. Malheureusement une faute de frappe multiplie énormément le nombre de briques commandées ! C’est le début d’une folle épopée...

7.4 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Bourdon

Laurent Bourdon

CHRONIQUEUR

C’est le 23 décembre 2002 qu’une étrange série d’animation, produite à Bruxelles, déboule dans les hexagonales étranges lucarnes. Ce jour là, en effet, Canal+ diffuse le premier épisode d’une série intitulée Panique au village. Quatre minutes qui « raconte une histoire non pas sans queue ni tête, mais dont le cheminement de la tête à la queue est totalement loufoque » ; précision du coscénariste et coproducteur Vincent Tavier.

Cet objet animé – et non sans âme – est l’œuvre, incongrue et iconoclaste, de Vincent Pitar et Stéphane Aubier, deux Belges nés, l’un et l’autre, au milieu des années 1960, et que de communes études artistiques amenèrent à se rencontrer en 1986, entre les murs de l’école Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre, à Bruxelles, dont ils ressortiront dument diplômés cinq ans plus tard, en mille neuf cent nonante et un.

Ils commencent donc à travailler ensemble et se font connaître sous l’étonnant pseudo de « Pic Pic », allusion au personnage de leur premier succès, les aventures d’un cochon magique, Pic Pic, et d’un cheval porté sur la boisson.

Lorsque qu’il rencontre Vincent Tavier, le duo cherche une idée : un film d’animation, pas trop cher à produire et pas trop long à tourner. Visionnant quelques-unes de leurs anciennes bandes, Tavier découvre un film d’école, tourné par Vincent Patar et bien oublié depuis. Déjà intitulé Panique au village, l’histoire dure quatre minutes et met en scène des figurines du commerce. Tavier convainc les deux compères de se mettre au travail afin de produire une série télévisée qui portera le même titre et qui, pareillement, mettra en scène des figurines achetées en grand nombre dans les boutiques et les puces bruxelloises.

C’est après la réussite de cette série, que l’équipe imagine pouvoir passer du petit au grand écran, sans rien changer dans leurs façon de travailler, un artisanat précaire où semble résider leur secret.

C’est ainsi que le 21 mai 2009, Panique au village – le film – est présenté, en séance spéciale, à minuit, pendant le 62e festival de Cannes, puis au festival d’animation d’Annecy, avant de sortir en Belgique, au mois de juin, puis en France, au mois de septembre. Le succès rencontré attire l’attention sur ce premier long métrage d’animation – nommé pour le César du meilleur film étranger – qui ne tardera pas à être présenté au Canada, en Hongrie, au Brésil, en Pologne, en Grèce, aux Etats-Unis et même... sur FilmoTV.

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