PARIS BRÛLE-T-IL ?

Bientôt disponible
Parce que le film, produit par les américains ménage autant le Général De Gaulle que les communistes
Guerre / Western - 1966 - France|Etats-Unis d'Amérique - 166 MIN - Tous publics
En août 1944, le général von Choltitz a été nommé à Paris par Hitler pour sa loyauté. En cas de défaite, il aura pour ordre de détruire Paris. La résistance s'organise, autour de figures charismatiques comme Jacques Chaban-Delmas et avec l'action de nombreux Parisiens anonymes qui s'illustrent par des faits d'armes dans les rues de la capitale. Von Choltitz désobéira et se rendr...

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7 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Après trois ans d’enquêtes et des milliers d’entretiens, les journalistes Dominique Lapierre et Larry Collins publient Paris brûle-t-il ? en 1964. Ils expliquent comment Hitler avait donné ordre au général von Choltitz de détruire Paris en août 1944, avant la capitulation et comment la Résistance s’était organisée pour mobiliser les Parisiens et lutter contre l’occupant. Un an plus tard, René Clément tourne pendant plusieurs mois une superproduction qui adapte ce best-seller.

L’argument historique est bien sûr passionnant. En presque trois heures, Clément réserve de multiples moments de bravoure, aidé par un budget important et près de 20.000 figurants. La libération de Paris est un passage spectaculaire. Dans le large 70 mm, les rues désertes de la Capitale, filmée dès cinq heures du matin, impressionnent. La distribution rassemble de nombreuses stars dans des rôles historiques. Kirk Douglas en Patton, Alain Delon en Chaban-Delmas, Bruno Cremer en Rol-Tanguy, Yves Montand, Glenn Ford, Anthony Perkins, Jean-Paul Belmondo, Orson Welles, la liste est interminable, selon la formule éprouvée du Jour le plus long. C’est l’un des plaisirs coupables du film : débusquer une star au détour d’une courte séquence, telle Simone Signoret en patronne de bistrot, ou Claude Rich qui s’octroie le luxe d’un double-rôle.

Pourtant, René Clément parvient à garder une esthétique documentaire à cette monstrueuse fresque de quasiment trois heures. Le noir et blanc évite sans doute une image commémorative trop enchanteresse. Il insuffle de la violence dans les combats. Surtout, il reste attentif aux enjeux narratifs. Cinéaste captivé par les comédiens, il leur ménage des scènes dramatiques et intimistes. Plus que la débauche de tanks et d’effets pyrotechniques, la direction d’acteur est le point fort d’un film qui n’échappe pas à un lyrisme parfois facile, emporté par la musique de Maurice Jarre. On l’accusa aussi d’être une impudente et ridicule hagiographie.

Le contexte

De Volker Schlöndorff (2014). Reprend l'pisode de la nuit du 24 au 25 août 1944 quand le général von Choltitz reçoit l'ordre d'Hitler de détruire Paris.

René Clément

Autre grande superproduction, sur le débarquement, avec le même principe d'une distribution de stars.

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