PASSION

À partir de 8.99 €
Drame - 1982 - France | Suisse - 84 MIN - VF - Tous publics
En Suisse, Jerzy un cinéaste polonais tourne un film qui vise à reconstituer des tableaux célèbres à grand renfort d’accessoires et de figurants. Mais il n’est jamais content de la lumière. Non loin de là, Isabelle une ouvrière qui bégaye est licenciée par Michel, son patron qui goûte peu ses velléités syndicales. Jerzy rencontre par hasard Isabelle qui voudrait le sensibiliser à sa cause. Jerzy est par ailleurs l’amant de Hannah, propriétaire d’un hôtel et épouse de Michel.

Réalisé par

6.4 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Aussi étonnant que ça puisse paraître, l’idée de Passion est né sur le plateau du film de Francis Ford Coppola Coup de cœur, One From The Heart en anglais. Jean-Luc Godard assistait à ce tournage avec l’idée de réaliser un making of qui sera abandonné quand Coppola devra faire face à de gros problèmes de production. C’est là en tout cas que le réalisateur suisse a rencontré Hanna Schygulla, égérie de Fassbinder à qui il a immédiatement proposé de jouer dans son prochain film. La comédienne a exigé un synopsis dactylographié avant de se décider et c’est ainsi que Godard a rédigé en trois pages ses premières idées pour Passion.

Le film n’a ensuite cessé d’évoluer. Au départ, Godard avait pensé à une version modernisée du Toni de Jean Renoir, mais les ayants-droits de Renoir ont refusé. De cette idée, il a quand même gardé le principe de Hannah Schygulla en hôtelière et d’Isabelle Huppert en ouvrière, avec entre elles deux un étranger. Progressivement, cet étranger est devenu un cinéaste polonais pour lequel Godard a tout de suite voulu Jerzy Radziwilowicz, vedette de L’Homme de marbre et de L’Homme de fer de Wajda et symbole du combat de Solidarnosc en Pologne. En revanche, pour le patron de l’usine, il avait d’abord engagé Jean-Luc Bideau. Il s’est fâché avec lui au cours des répétitions et l’a remplacé par Michel Piccoli.

Attention, ne manquez pas le plan d’ouverture avec le ciel bleu traversé par un avion ! Cette image, devenue depuis une des emblèmes du film, a été tournée par Godard lui-même qui, lors d’une pause de son équipe, a pris la caméra sur son épaule pour immortaliser ce moment.

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