PATER

Parce qu'il paraît que sur le tournage, jamais les mots"moteurs" action" et "coupez" n'ont été prononcés une seule fois
Drame - 2011 - France - 105 MIN - VF - Tous publics

Alain Cavalier et Vincent Lindon décident de faire un film où le premier sera président de la République et le second son premier ministre. Autour de la table, ils mangent, boivent et élaborent leur programme. De la volonté de réduire les écarts entre les mieux et les moins bien payés dans une entreprise aux conditions d’attribution de la Légion d’honneur. En même temps les deux hommes ne sont pas dupes. Ils savent qu’ils restent acteur et metteur en scène.

Réalisé par

6.6 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Annoncé comme le film le plus singulier jamais montré en compétition sur la Croisette, Pater d’Alain Cavalier a bien fait l’événement au festival de Cannes 2011. Son unique projection qui réunissait professionnels, presse et invités a été prolongée par dix-sept minutes d’applaudissements pour le plus grand plaisir d’Alain Cavalier et de son interprète Vincent Lindon en larmes.

La genèse de ce film remonte au début des années 2000 quand Alain Cavalier a rencontré et sympathisé avec Vincent Lindon, qui lui a affirmé rêver de tourner un film avec lui. Les deux hommes se sont revus ensuite régulièrement autour d’une bonne table et ont nourri l’envie de travailler ensemble. Jusqu’à ce que Cavalier ait l’idée de ce film où tous deux joueraient à la fois leur propre rôle et, pour Cavalier, celui d’un président de la République qui prendrait comme premier ministre Vincent Lindon.

Les prises de vues se sont échelonnées sur plusieurs mois, Vincent Lindon venant régulièrement rendre visite à son ami Alain Cavalier pour tourner quelques plans en toute liberté. Tour à tour, les deux hommes s’emparaient de la caméra numérique pour filmer l’autre. Il n’y avait pas de "Moteur", "Action" ou "Coupez" pour encadrer les prises. à partir des idées de Cavalier, qui montait le film au fur et à mesure, les deux hommes improvisaient et se filmaient en toute liberté, sans contrainte de temps, sachant que les plans sans intérêt seraient purement et simplement jetés.

Cette entreprise originale a été permise grâce à la confiance du producteur Michel Seydoux, qui travaillait depuis douze ans avec Alain Cavalier et qui connaissait Vincent Lindon depuis encore plus longtemps. Une fois le principe du film accepté, il a laissé aux deux hommes carte blanche pour le réaliser.

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