PEINDRE OU FAIRE L'AMOUR

Bientôt disponible
Parce que pour une fois, les  Larrieu n'ont pas filmé les Pyrénées mais les Alpes
Drame - 2005 - France - 94 MIN - Tous publics
William et Madeleine sont retraités et citadins. Ils ont le coup de foudre pour une maison à la campagne et sentent leur désir renaître. Ils se lient avec le couple de voisins, Adam et Eva. Quand la maison de ceux-ci prend feu, tout naturellement, ils les hébergent et s'occupent d'eux. Willliam et Madeleine vont tranquillement s'abandonner à une relation intime apparemment échangiste avec...
5.3 / 10
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Les avis surSens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

Présenté en compétition au Festival de Cannes en 2005, Peindre ou faire l’amour est le troisième long métrage des frères Jean-Marie et Arnaud Larrieu. L’argument est simple mais étonnant. William et Madeleine sont des petits bourgeois citadins, habitant Grenoble, jeunes retraités, sans histoires. En plantant son chevalet sur une colline des environs, Madeleine fait la rencontre d’Adam, aveugle et maire du village, qui lui fait visiter une maison à vendre. Pour le couple, c’est un coup de foudre. Ils l’achètent, sentent son désir renaître. William, que la dépression guettait, retrouve la joie des plaisirs simples. Adam et sa discrète compagne, Eva, deviennent leurs plus proches amis.

Quand la maison de ceux-ci brûle, William et Madeleine décident de les héberger et, à leur contact, vont s’ouvrir encore plus à la sensualité et glisser vers une relation d’amour partagé entre couples. Le film fut parfois mal compris et caricaturé. En fait, il ne traite aucunement d’échangisme. Comme Adam, menant le couple de bourgeois sur des chemins d’aventures insoupçonnés, les frères Larrieu nous émerveillent avec un film hédoniste, tout en ruptures délicates, baigné par la beauté sereine des paysages et une philosophie parfois inquiète sur la fragilité du bonheur et l’intensité de l’instant.

Epousant cette mise en scène sensible, Sabine Azéma et Daniel Auteuil sont étonnants de fraîcheur retrouvée, laissant la caméra capter des regards, des silences, des gestes. Sergi Lopez et Amira Casar apportent une tranquille étrangeté. Les cinéastes se sont attachés à des gens ordinaires, a priori coincés mais qui se lancent dans l’inconnu, dans la nuit, guidés par un aveugle comme le signifie une séquence filmée dans le noir. "Ce qui est subversif et provoquant chez eux, explique Arnaud Larrieu, c’est l’innocence et la légèreté avec laquelle ils passent à l’acte."

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Le contexte

Sabine Azéma

De Claude Chabrol, 1975. Un couple prône la liberté sexuelle, mais les conséquences sont moins épanouissantes que dans Peindre ou faire l'amour.

Jean-Marie Larrieu

D'Alfred Lot, 2010. Autre sujet sur la vie d'un couple, au moment de la retraite.

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