PEINES D'AMOUR PERDUES

Bientôt disponible
Pour cette pièce du jeune Shakespeare, transposée dans les années 30 et en musique
Comédie - 2001 - Grande-Bretagne - 100 MIN - Tous publics

En 1939, dans le royaume de Navarre, le jeune souverain et ses trois compagnons, Biron, Longueville et Du Maine, s'engagent, lors d'un serment public et solennel, à consacrer les trois prochaines années de leur vie aux études de philosophie. Déterminés à respecter le pacte, ils renoncent à toute frivolité, ne courtiseront plus aucune femme, jeûneront une fois par semaine et ne dormiront que trois heures par nuit.
Cependant, le sérieux de l'entreprise et l'honneur des étudiants sont mis à rude épreuve par l'apparition de la princesse de France et de ses trois charmantes demoiselles de compagnie, Rosaline, Maria et Catherine, lors d'une visite diplomatique.

Réalisé par

6.3 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique

Si on vous dit Kenneth Branagh, vous répondez ? Gilderoy Lockhart, le professeur de magie imbu de lui-même et ridicule de "Harry Potter", oui d'accord. Mais vous répondez aussi... Shakespeare. Cet acteur anglais devenu célèbre pour avoir joué Henry V dans la Royal Shakespeare Company puis avoir fondé sa propre troupe à 25 ans, a filmé l'intégrale de Hamlet, puis il a mis en scène une troupe de comédiens ringards qui jouaient cette pièce comme ils pouvaient dans "Au beau milieu de l'hiver". Son adaptation à l'écran de "Henry V" fut un grand film, puis il fit de "Beaucoup de bruit pour rien" une comédie frénétique où il se livrait avec Emma Thompson, sa compagne de l'époque, à une étonnante joute verbale.

Avec "Peines d'amour perdues", il se confrontait à nouveau à son auteur favori et les retrouvailles sont gaies et … musicales ! L'argument de la pièce  - et donc du film-  est séduisant : le roi et trois de ses fidèles compagnons jurent solennellement de se consacrer pendant trois ans aux choses de l'esprit en bannissant tous les plaisirs, et surtout les femmes, de la Cour. Cela tombe mal puisque la princesse de France débarque en visite avec trois de ses ravissantes suivantes. Le tout alors que la guerre menace...

Branagh transforme la pièce en comédie musicale des années 30 et c'est un régal : les hommes sont en queue de pie et s'envolent au plafond en chantent "Cheek to Cheek" d'Irving Berlin crée par Fred Astaire, les dames sont en robes vaporeuses, et elles lèvent la gambette dans un bassin comme dans les chorégraphies aquatique de Busky Berkeley, tout est coloré et léger... sauf la guerre, non plus celle de 1595 mais la seconde guerre mondiale où le roi et ses compagnons deviennent aviateurs. Les acteurs et les actrices ne dansent pas aussi bien qu'Astaire et Ginger Rogers A Qu'importe, le plaisir et l'inventivité sont là. Et dans le casting, d'une grande élégance, on retiendra, dans le second rôle du grotesque Don Armado, l'épatant Timothy Spall, acteur britannique tout terrain qui joue Queudver dans … Harry Potter. On sort de ces Peines d'amour perdues ragaillardi et fou amoureux de Shakespeare !

Contexte

Autre divine fantaisie autour d'un chef-d'oeuvre de la litterature anglaise, "La Vie et les opinions de Tristram Shandy", ecrit au XVIIIe siecle par le pasteur Laurence Sterne, mais aussi l'histoire mouvementée et savoureuse du tournage de cette adaptation.

Kenneth Branagh

Autre adaptation tres libre et pleine d'énergie et d'insolence d'une pièce de Shakespeare par son plus grand admirateur, Kenneth Branagh. Ses joutes avec Emma Thompson sont emballantes.

SOLARIS DE STEVEN SODERBERGH

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