Bande Annonce de PEPE LE MOKODécouvrez la bande Annonce de PEPE LE MOKO sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1248/fond/1248_w_500.jpg
Julien Duvivier
Jean GabinMireille BalinFernand CharpinFréhelGabriel GabrioGaston ModotGilbert GilLine NoroLucas GridouxMarcel DalioRené BergeronRenée CarlRoger LegrisSaturnin FabreCharles GranvalGeorges PécletJean TemersonRobert Ozanne

PEPE LE MOKO

91 mn

Note de SensCritique :

7.2 / 10
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Réalisateur : Julien Duvivier.

Casting : Jean Gabin, Mireille Balin, Fernand Charpin, Fréhel, Gabriel Gabrio, Gaston Modot, Gilbert Gil, Line Noro, Lucas Gridoux, Marcel Dalio, René Bergeron, Renée Carl, Roger Legris, Saturnin Fabre, Charles Granval, Georges Péclet, Jean Temerson. Robert Ozanne

Synopsis : Alger années 30. A la suite d’un hold up raté en France, Pépé dit le Moko  s’est réfugié dans la casbah de la vile d’où la police ne parvient pas à le déloger en dépit des multiples rafles et de l’acharnement de l’inspecteur Slimane. Pépé y vit entouré d’une petite cour et bénéficied’un certain prestige de la part des résidents. Un soir Pépé fait la connaissance de Caby Gould, parisienne sophistiquée venue en vacances avec son protecteur. Il va en tomber follement amoureux.

Musique : Mohamed Iguerbouchène, Vincent Scotto.
Pays : France
Tags : Policier / Suspense, Encore plus noir, Drame, Déracinés, La France des années 30, Couples de légende, Au Maghreb, Autour de l'ange du mal , En Méditerranée, Films de gangsters.

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Pour le réalisateur Julien Duvivier, l’année 1937 démarre beaucoup mieux que la précédente s’était déroulée pour lui. Le 28 janvier sort sur les écrans parisiens ce qui va devenir un de ses films les plus célèbres, Pépé Le Moko, un succès qui lui fait oublier que ses deux précédents projets s’étaient soldés par des échecs. Pourtant il s’agissait de la Belle équipe avec Jean Gabin et Charles Vanel, un classique aujourd’hui de l’esprit Front Populaire qui avait précédé l’Homme du Jour avec Maurice Chevalier, comédie aussi méconnue que grinçante sur un plombier qui veut devenir chanteur de Music hall. Deux films, deux flops.
Ce sont alors les frères Hakim, les anciens responsables de distribution de la Paramount française et désormais à leur compte, qui proposent à Duvivier d’adapter un roman publié cinq ans plus tôt, en 1932. Celui-ci était écrit par un certain Détective Ashelbé, pseudonyme d’Henry LaBarthe, un auteur de romans noirs pendant les années 30, parmi lesquels Dédé D’Anvers. Il présente la caractéristique d’avoir disparu sans laisser de traces à la Libération. Parce qu’il a tourné son premier film en 1919, Duvivier fait figure de vétéran du cinéma français alors qu’il a à peine 40 ans. Duvivier a déjà marqué tant le fond que la forme du cinéma de son époque en filmant de façon mi réaliste mi poétique des héros qui dans des ambiances pour le moins sombres sont condamnés à tuer, à être tuer ou à se tuer. Pour la 5ème fois (il y en aura pas moins de 7 au total), Duvivier fait appel à Jean Gabin pour incarner Pépé, un caïd qui se cache dans la casbah d’Alger et dont il est une sorte de gloire locale. L’inspecteur Slimane le traque. Sans succès. Jusqu’à ce que l’arrivée de Gaby une parisienne venue s’encanailler, fasse tout basculer.
A Pépé Le Moko, la critique réservera des éloges appuyés. De Jean Gabin, dans son seul rôle de voyou de l’époque (contrairement à ce que l’on peut imaginer), les spectateurs érigeront un mythe. A tel point que les truands de Montmartre se mettront à porter l’écharpe comme lui, un peu comme les mafieux new yorkais font aujourd’hui jouer l’air du Parrain au mariage de leurs enfants. Pépé le Moko ouvrira grandes les portes de Hollywood, très vite à Duvivier, plus tard à Jean Gabin. Le film y fera même l’objet de deux remakes, le premier en 1938 avec Charles Boyer et le deuxième en 1948 avec Tony Martin. L’un et l’autre reprennent parfois au plan le plan le film de Duvivier.

Lorsque cette dernière scène est tournée, celle du suicide de Pépé devant le bateau qui s’éloigne, la prestation de Jean Gabin sur le plateau de Joinville est tellement émouvante que, chose rare, toute l’équipe, techniciens et machinistes se mettent à applaudir à la fin de la prise. Plateau soit dit en passant particulièrement astucieux. La casbah y a entièrement été reconstituée en studio, chez Pathé donc, avec des effets de perspectives imaginés par Jacques Krauss. Les décors sont jugés suffisamment spectaculaires pour qu’on les fasse visiter aux journalistes comme une attraction. En fait l’équipe du film ne se déplacera qu’une petite semaine à Alger pour quelques extérieurs. Et encore, il y pleuvra en permanence.
Soyons juste le romantisme de Duvivier se situe aux antipodes une fois encore du roman d’Ashelbé. Dans celui-ci, Pépé y était analphabète, un souteneur plutôt minable vivant dans une petite chambre. Sa mère lui envoyait de Marseille pour le cacher, Carlo, un petit truand de Belleville en cavale. Celui-ci était donc au centre du livre, alors que vous l’avez constaté, il disparaît ou presque du film. Ce n’est pas le seul apport original de l’adaptation d’Henri Jeanson qui invente et surtout nourrit avec  des dialogues parfois abondants, les personnages secondaires, toute la petite cour de Pépé notamment. A cet effet Grand Père joué par Saturnin Fabre est une sorte de porte parole de Jeanson par la mélancolie qu’il exprime. C’est également Jeanson – ou presque – qui a découvert la chanson qu’écoute (et chante) Fréhel dans le film, « Ou est il mon moulin de la place blanche… » Avec Joseph Kessel, il l’avait entendue un soir dans une boîte de nuit de la rue Fromentin. Kessel avait demandé à la chanteuse de recommencer, puis de recommencer, puis de recommencer encore et encore, jusque très tard dans la nuit. La chanteuse n’était autre que Line Marsa, la mère d’Edith Piaf.
Parmi les révélations du film, figure en bonne place Mireille Balin qui sera un des rares personnages de femmes fatale sur les écrans français d’avant guerre. Duvivier en avait saisi la photogénie. Il l’avait imposée aux frères Hakim qui n’étaient pas convaincus par la carrière de l’intéressée jalonnée de titres aussi mémorables que On a trouvé une femme nue, Marie des angoisses ou Le Roman d’Un Spahi. Duvivier regrettera parfois son choix sur le plateau, par exemple au moment ou il doit tourner la scène ou Mireille Balin doit citer d’un air enjoué les quartiers de son enfance. Elle n’y parvient que maladroitement, et la séquence doit être écourtée. De même la première rencontre avant le tournage entre elle et Gabin, dans un restaurant se passe mal. Les deux ne se trouvent vraiment aucun point commun et s’ignorent. Mais provisoirement, très provisoirement, car Gabin va tomber fou amoureux de Mireille Balin au bout de quelques jours et pendant quelques mois. Le couple va fréquenter de façon spectaculaire  les boîtes de nuit parisiennes et tourner ensemble un autre film, Gueule d’Amour. Puis leurs routes vont se séparer. On connaît celle de Gabin. Celle de Mireille Balin sera plus tragique. Après une longue liaison avec Tino Rossi, l’interprète de Pépé le Moko va s’afficher sous l’Occupation avec un officier de la Wehrmacht. A la libération le couple tente de fuir vers l’Italie mais il est arrêté à Beausoleil. Mireille est battue, violée, jetée en prison et condamnée à un an d’interdiction de travail. Sa carrière ne s’en remettra jamais.

Glock de Casbah

Lorsque le cinéma français s’ose à l’exotisme de ses colonies, c’est l’occasion de petits miracles visuels comme ce film de Duvivier, aussi à l’aise pour évoquer l’urbanité parisienne (Panique) qu’algéroise. La ville et son quartier si pittoresque ouvrent ...

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8
Sergent Pepper

Rock around the casbah

Pépé s’ouvre sur un plan d’Alger occupant tout l’écran, qu’on pourrait croire posé sur un table, couvrant en réalité tout un pan de mur, découvert puis oublié par un long travelling conduisant à quelques comparses, quelques policiers évoquant un criminel insaisissable ...

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8
pphf

Chaleur de la Casbah

Tous les clichés de la France d’avant-guerre s’emmêlent et s’entassent dans Pépé le Moko, et, pour autant, par leur redondance même ne lassent, ni n’agacent. Outre l’exotisme de la Casbah d’Alger, son côté carte postale (délicieuse présentation du site par ...

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Impétueux
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