PéPé LE MOKO

À partir de 2.99 €
Gabin en voyou de la casbah d’Alger qui tombe amoureux d’une parisienne. Julien Duvivier, Mireille Balin, le meilleur des acteurs de composition du cinéma français. Les mythes se succèdent !
Policier / Suspense - 1937 - France - 90 MIN - VF - Tous publics

Alger années 30. A la suite d’un hold up raté en France, Pépé dit le Moko  s’est réfugié dans la casbah de la vile d’où la police ne parvient pas à le déloger en dépit des multiples rafles et de l’acharnement de l’inspecteur Slimane. Pépé y vit entouré d’une petite cour et bénéficied’un certain prestige de la part des résidents. Un soir Pépé fait la connaissance de Caby Gould, parisienne sophistiquée venue en vacances avec son protecteur. Il va en tomber follement amoureux.

Réalisé par

7.1 / 10
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2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Jean Ollé-Laprune
Jean Ollé-Laprune
CHRONIQUEUR

Pour le réalisateur Julien Duvivier, l’année 1937 démarre beaucoup mieux que la précédente s’était déroulée pour lui. Le 28 janvier sort sur les écrans parisiens ce qui va devenir un de ses films les plus célèbres, Pépé Le Moko, un succès qui lui fait oublier que ses deux précédents projets s’étaient soldés par des échecs. Pourtant il s’agissait de la Belle équipe avec Jean Gabin et Charles Vanel, un classique aujourd’hui de l’esprit Front Populaire qui avait précédé l’Homme du Jour avec Maurice Chevalier, comédie aussi méconnue que grinçante sur un plombier qui veut devenir chanteur de Music hall. Deux films, deux flops.
Ce sont alors les frères Hakim, les anciens responsables de distribution de la Paramount française et désormais à leur compte, qui proposent à Duvivier d’adapter un roman publié cinq ans plus tôt, en 1932. Celui-ci était écrit par un certain Détective Ashelbé, pseudonyme d’Henry LaBarthe, un auteur de romans noirs pendant les années 30, parmi lesquels Dédé D’Anvers. Il présente la caractéristique d’avoir disparu sans laisser de traces à la Libération. Parce qu’il a tourné son premier film en 1919, Duvivier fait figure de vétéran du cinéma français alors qu’il a à peine 40 ans. Duvivier a déjà marqué tant le fond que la forme du cinéma de son époque en filmant de façon mi réaliste mi poétique des héros qui dans des ambiances pour le moins sombres sont condamnés à tuer, à être tuer ou à se tuer. Pour la 5ème fois (il y en aura pas moins de 7 au total), Duvivier fait appel à Jean Gabin pour incarner Pépé, un caïd qui se cache dans la casbah d’Alger et dont il est une sorte de gloire locale. L’inspecteur Slimane le traque. Sans succès. Jusqu’à ce que l’arrivée de Gaby une parisienne venue s’encanailler, fasse tout basculer.
A Pépé Le Moko, la critique réservera des éloges appuyés. De Jean Gabin, dans son seul rôle de voyou de l’époque (contrairement à ce que l’on peut imaginer), les spectateurs érigeront un mythe. A tel point que les truands de Montmartre se mettront à porter l’écharpe comme lui, un peu comme les mafieux new yorkais font aujourd’hui jouer l’air du Parrain au mariage de leurs enfants. Pépé le Moko ouvrira grandes les portes de Hollywood, très vite à Duvivier, plus tard à Jean Gabin. Le film y fera même l’objet de deux remakes, le premier en 1938 avec Charles Boyer et le deuxième en 1948 avec Tony Martin. L’un et l’autre reprennent parfois au plan le plan le film de Duvivier.

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