PERVERSIONS TRÈS INTIMES

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Parce que le film a été qualifié de comédie potagère de salon (et il y a Karine Gambier)
Adulte - 1978 - France - 77 MIN - VF - interdit aux moins de 18 ans
Claude Brook est spécialisé dans l’écriture de manuels de jardinage. Proche de la faillite, son éditeur vient le supplier de produire un roman porno. Brook accepte sans enthousiasme. Fort heureusement, Fanny, sa bonne, est là pour le soutenir et stimuler son inspiration. Mme Louise, voisine et admiratrice de Brook et de son traité sur la culture des ombellifères, apporte elle aussi une...
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Christophe Lemaire
Christophe Lemaire
CHRONIQUEUR

Lassé d'écrire depuis une dizaine d'années des manuels de jardinage (ce qui est compréhensible!), Claudio  accepte la proposition de son éditeur de se lancer dans la conception de romans pornos afin de relancer les finances défaillantes de la société d'édition ou il travaille. En honorant respectivement une soubrette nymphomane, une voisine portée sur le coït et une doctoresse sexy, Claudio trouve les idées qu'il faut pour agrémenter sa prose de beaux moments salaces.

Loin de faire du gonzo simpliste, le réalisateur Michel Baudricourt teste quelques effets de filmage (notamment une belle contre plongée fellatoire prodiguée par la belle Karine Gambier sur le sexe au garde à vous de Richard Allan) , tout en continuant d'exercer son fétichisme sexuel sur la nourriture comme cette partouze au beau milieu de spaghettis cuits dans son mythique Queue de béton. Ainsi, il nous gratifie d'une séquence absurde ou la voisine de l'écrivain,  qui - ne connaissant rien aux carottes -  tente d'en peler une avec son vagin avant de de s'en servir de façon normale. C'est à dire  comme godemichet. Un godemichet bio pour le coup. Tout ça se terminant - comme d'habitude chez Baudricourt - par une partouze généralisée. 

Un porno typique de l'époque donc, mais où Baudricourt, comme à son habitude également,  place de ci de là quelques références cinéphiliques gratuites dans les coins de cadres (comme ces affiches des Raisins de la colère de John Ford et La Femme reptile de John Gilling). Et va  - mais est ce  conscient de sa part ? -  jusqu'à donner à Richard Allan le nom de Claudio Brook, acteur mexicain fétiche de Luis Bunuel aperçu dans une centaine de films de L'Aventurier du Rio Grande de  Robert Parrish en 59 au James Bond Permis de tuer trente ans plus tard.

 
Dans le même genre vous pouvez trouver LE CAMPING DES FOUTRIQUETS (Une joyeuse comédie porno qui parodie "Camping" de Fabien Onteniente. Mais avec autant de sexe que d'humour.) ou encore LE MAGNIFIQUE (Jean Paul Belmondo en écrivain poussiéreux s'imagine être le héros de ses propres romans d'aventures. Une comédie délirante de Philippe De Broca sur un scénario zinzin de Francis Veber.).

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