PREMIER DE CORDÉE (VERSION RESTAURÉE)

Disponible dans le Pass Illimité
Parce que le film a été tourné en 1943 à plus de 4000 m et avec 8 tonnes de matériel
Aventure / Action - 1944 - France - 96 MIN - VF - HD - Tous publics
Jean Servettaz, guide à Chamonix, veut éloigner son fils Pierre de la montagne, dont il craint les dangers. Mais Pierre n'aime que sa fiancée, Aline, et l'alpinisme. Au cours d'une ascension, il fait une grave chute. Rétabli, il tente une nouvelle escalade, mais s'aperçoit qu'il souffre du vertige...

Réalisé par

5.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Premier de cordée s’articule autour du destin de Pierre, un jeune Chamoniard dans les années 1920 qui rêve d’exercer la même profession que son père, guide de haute montagne. Mais ce dernier fait tout pour qu’il se tourne vers un métier moins dangereux et plus rémunérateur, ce que Jean, qui souffre de vertige, finit par accepter. Jusqu’au jour où les circonstances vont le pousser à revenir sur sa décision et écouter son cœur.

Avant d’être un film, Premier de cordée est un roman de Roger Frison-Roche, écrit pendant son séjour à Alger entre 1938 et 1940, qui paraît dans un premier temps sous forme de feuilleton dans La Dépêche Algérienne avant d’être édité en France en 1942. C’est le premier volet d’une trilogie qui se poursuit par La Grande crevasse et Retour à la montagne. Le film que Louis Daquin en tire se fait donc à chaud, quelques mois plus tard. Bien que non-crédité au générique, Frison-Roche est assistant technique. Et il le verra caché dans la cabine du projectionniste, car il avait entre-temps rejoint la Résistance. A Chamonix, Frison-Roche reste un mythe. C’est un pionnier du ski alpin, un aventurier insatiable, le premier non-originaire de la vallée à intégrer la Compagnie des guides de Chamonix.

Le film regroupe une belle brochette d’acteurs dont certains nous sont familiers. On reconnaît Maurice Baquet, qui semble parcourir la montagne comme un ludion monté sur ressort. Ou encore Jacques Dufilho, en éleveur de bovins. On aperçoit l’irremplaçable Louis Seigner, de la Comédie française, qui joue les médecins. Ou encore Jean-Marc Thibault, qui n’a alors que vingt ans. Mais le rôle principal est tenu par André Le Gall, qui remplace au pied levé Roger Pigaut, le futur Antoine d’Antoine et Antoinette, victime d’une mauvaise chute. C’est son troisième film, il fera une petite carrière jusqu’à la fin des années 1970, on le voit dans L’Albatros de Jean-Pierre Mocky.

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