Bande Annonce de QUAI DES ORFEVRESDécouvrez la bande Annonce de QUAI DES ORFEVRES sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/1229/fond/1229_w_500.jpg
Henri-George Clouzot
Bernard BlierCharles DallinLouis JouvetSimone RenantSuzy DelairJean DaurandJeanne Fusier-GirPierre LarqueyRené BlancardRobert DalbanAnnette PoivreCharles BlavetteGilberte GéniatHenri AriusSinoël

QUAI DES ORFEVRES

103 mn

Note de SensCritique :

7.8 / 10
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Réalisateur : Henri-George Clouzot.

Casting : Bernard Blier, Charles Dallin, Louis Jouvet, Simone Renant, Suzy Delair, Jean Daurand, Jeanne Fusier-Gir, Pierre Larquey, René Blancard, Robert Dalban, Annette Poivre, Charles Blavette, Gilberte Géniat, Henri Arius. Sinoël

Synopsis : Chanteuse de music-hall, Jenny Lamour cachetonne dans des revues. Usant de sa séduction pour tenter de percer, elle accepte un rendez-vous avec le vieux Brignon qui a, dit-il, des relations. Ce qui n’est guère du goût de son mari, Maurice, qui clame bruyamment qu’il pourrait le tuer. Or, Brignon est retrouvé chez lui, mort de mort violente.

Scénario : Henri-George Clouzot, Jean Ferry.
Musique : Francis Lopez.
Pays : France
Tags : Noir blanc et français, Esthétique noir&blanc, Drame, Policier / Suspense, Séries noires françaises, Il n'y a plus d'espoir, La France des années 30, Policiers français, Crimes made in France, Cadavres d'origine française, Un cadavre sur les bras, Films noirs sans couleurs, Origine contrôlée.

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Un an avant Quai des orfèvres, Henri-Georges Clouzot est privé du droit d’exercer son métier. Décision du Comité de libération du cinéma français. Pendant l’Occupation, il a travaillé pour la Continental, société française de production gérée par des fonds allemands et créée par Goebbels. Il n’a pas été le seul. Mais voilà, il est l’auteur du Corbeau. Après le succès qui avait accueilli le film à sa sortie, en 1943, on s’était vite interrogé sur cette vision passablement noire qu’il donnait de la France. On en avait conclu qu’il n’était, ni plus ni moins, qu’une œuvre de propagande, affûtée pour miner le moral de l’Occupé. On l’avait interdit. A la Libération, Clouzot doit s’estimer heureux de ne pas avoir été jeté en prison, mais qu’il ne remette plus jamais ça avec sa caméra !
Clouzot se défend, ses amis se mobilisent. Une pétition en sa faveur est faite en 1946. Sartre, Camus, Marcel Carné la signent. La sanction est levée. Il se remet au travail.

Il a lu Légitime défense, de Stanislas-André Steeman. C’est ce qu’il va adapter. Il ne l’a plus sous la main, tant pis. Steeman, il connaît. Il a déjà écrit deux adaptations de ses enquêtes de l’inspecteur Wens. Le Dernier des six, en 1941, pour Georges Lacombe, et L’Assassin habite au 21, en 1942, pour son propre compte. De fait, il ne gardera que le squelette de l’intrigue, imaginera un autre coupable et déplacera l’action dans les milieux du music-hall. Ce qui fera dire, plus tard, à Steeman, : « J’ai toujours envie de tirer un roman des films que Clouzot tire de mes romans ».

Jean Ferry, qui sera son collaborateur pour Manon (1948) et Miquette et sa mère (1949), lui prête la main au scénario. Max Douy, son décorateur, dessine un story board. La musique du film est confiée à l’auteur de La Belle de Cadix, Francis Lopez. Il en écrira aussi les chansons. L’une d’elle est passée à la postérité et devenue indissociable de Suzy Delair qui l’interprète. C’est, bien sûr, Avec son tralala.
Le film sort en 1947, auréolé d’un prix de la mise en scène obtenu à la Mostra de Venise.

Clouzot a engagé quelques acteurs qu’il connaît bien. A commencer par Suzy Delair qui était sa compagne et avait été la partenaire de Pierre Fresnay dans Le dernier des six et L’assassin habite au 21. Pierre Larquey, le corbeau du Corbeau, tient ici le petit rôle du chauffeur de taxi. Et Raymond Bussières (L’assassin habite au 21) esquisse une silhouette de malfrat.

Mais une partie de la distribution s’est faite sous l’influence de Louis Jouvet qui connaît Clouzot de longue date. Outre deux des acteurs de sa troupe qu’il impose, Léo Lapara (l’un des policiers) et Fernand René (le directeur du music-hall), Jouvet demande à Clouzot un rôle pour Charles Dullin qui vient de se faire évincer du théâtre Sarah-Bernhardt. Celui du peu reluisant Brignon est, du coup, écrit pour lui. Le rôle est bref, l’immonde Brignon se faisant exterminer - bien fait pour lui ! - assez rapidement, mais marquant. Ce sera la dernière apparition au cinéma du grand homme de théâtre, mort en 1949.
C’est Jouvet encore, qui, pour le personnage de Martineau, suggère le nom de Bernard Blier qui lui a donné la réplique dans Hôtel du Nord, mais qui a été, surtout, son élève au Conservatoire.
C’est dire que, quand Jouvet fait du copinage, cela s’apparente à de la haute intuition artistique !
Avec pour toile de fond un crime et une enquête policière et, en contrepoint, la vie des gens du music-hall, Quai des orfèvres est un film sur la jalousie, le désir et la solitude. Et le dénuement de l’immédiat après-guerre. Un film très noir dont le titre faillit être un ironique Joyeux Noël.

Le tournage s’effectua à un rythme intensif (48 heures par semaine, dit Max Douy). Clouzot s’y affirma un directeur d’acteurs à l’autorité nerveuse, voire musclée. Bernard Blier en fit les frais auquel, à l’occasion d’une scène d’interrogatoire, il administra une belle gifle bien cuisante. Corroborée par d’autres bruits, la réputation de Clouzot, cinéaste violent voire sadique, commence à s’établir. Seul Louis Jouvet, dit-on, fut impeccablement traité, lui qui n'avait accepté de faire le film qu'à la condition exprès de pouvoir arriver sur le plateau avec une demi-heure de retard.

Jouvet et je viens

C'est amusant comme certains films peuvent marquer plus que d'autres... Là par exemple, j'avais quasiment tout oublié de cette nouvelle adaptation de Steeman par Clouzot, me souvenais juste de Jouvet et de son fiston, tant mieux, c'est beau de redécouvrir des petites merveilles... C'est ...

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9
Torpenn

People are strange

Le principe consistant à intégrer une intrigue policière au sein d’une collectivité est de l’ordre du système chez Clouzot : c’est le cas du Corbeau ou de L’assassin habite au 21. Mais loin de ronronner, ses films ne cessent, tout en creusant le même sillon, de mettre ...

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8
Sergent Pepper

Donnez-moi Delair.

Quai des orfèvres présente bien sûr une enquête policière, en l'occurrence sur le meurtre d'un vieux dégueulasse. Mais si celle-ci fait montre d'une efficacité imparable, son importance n'est que secondaire dans la superbe du film. Plutôt que de chercher à passionner ...

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10
Kalian
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