QUAND LA VILLE DORT

À partir de 2.99 €
Parce que pour sa 9ème apparition sur un écran, Marylin Monroe y est remarquée pour la 1ère fois
Policier / Suspense - 1950 - Etats-Unis - 112 MIN - VF - Tous publics

A peine sorti de prison, Doc Riedenschneider  prépare le cambriolage d'une bijouterie avec un butin d’un million de dollars à la clé. Avec le financement d’un avocat véreux, Emmerich, il recrute une équipe : Dix Handley, un tueur professionnel, Louis Cavelli, perceur de coffres-forts, et Gus Minissi, qui servira de chauffeur. L’opération est mise en œuvre, mais comme c’est souvent le cas, les évènements ne se déroulent pas comme ils étaient prévus.

Réalisé par

7.6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Jean Ollé-Laprune
Jean Ollé-Laprune
CHRONIQUEUR

On peut valablement défendre l’idée que Quand la ville dort – en américain The Asphalt jungle - a créé un genre cinématographique bien défini, le film de casse, un genre dont la descendance comprend aujourd’hui  aussi bien Du rififi chez les hommes, que Mélodie en sous sol ou Ocean's 11. On y voit à chaque fois plusieurs hommes se réunir pour dévaliser un lieu a priori inabordable. Quand la ville dort regroupe ainsi un cerveau, un homme de main, ainsi qu’un perceur de coffre fort et un chauffeur, sans oublier un commanditaire d’apparence respectable. Leur but : cambrioler une bijouterie, avec un million de dollars à la clé.

Quand il réalise Quand la ville dort au cours de l’automne 1949,  John Huston a 43 ans. Il a écrit une douzaine de scénarios et il a déjà réalisé 6 films dont le premier en 1941, le fameux Faucon maltais avec Humphrey Bogart était un coup de maître. C’est pourtant un autre maître qui est à l’origine de Quand la ville dort, l’écrivain William Riley Burnett. Ancien statisticien, Burnett avait choisi à la fin des années 20 de devenir gardien de nuit pour pouvoir écrire. Il avait eu raison. Son premier roman, Little Caesar est un best seller, à partir duquel Burnett enchaîne les succès de librairie et les adaptations pour le cinéma. En 1948 sa notoriété est telle que la Metro Goldwyn Mayer achète les droits de Quand la ville dort avant même que le livre soit sorti en librairie.

Mais son adaptation par Huston et le scénariste Ben Maddow est lente, limite paresseuse, et traîne pendant six mois. Elle adopte le point des vues des cambrioleurs, alors que le livre se plaçait plutôt du côté de la police. Burnett est souvent associé aux travaux. Les discussions sont parfois vives, mais comme le confiera l’écrivain, il est difficile de l’emporter sur Huston. Burnett se déclarera très satisfait de l’adaptation qu’il estimera, je le cite, "fidèle à l’atmosphère, à l’intrigue et aux personnages du roman". Seul bémol, Burnett regrettera que le film ne commence pas, comme dans son livre, avec les appels de radio dans le bureau du commissaire de police. Et que la fin soit, selon lui, un peu excessive. 

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