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Jean-Pierre Melville
Daniel CauchyIrène GalterJuliette GrécoPhilippe LemaireYvonne SamsonClaude BorelliColette RégisFernand SardouJacques DevalRoland LesaffreLouis PéraultMarcel DelaîtreYvonne de Bray

QUAND TU LIRAS CETTE LETTRE

103 mn

Note de SensCritique :

5.7 / 10
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Réalisateur : Jean-Pierre Melville.

Casting : Daniel Cauchy, Irène Galter, Juliette Gréco, Philippe Lemaire, Yvonne Samson, Claude Borelli, Colette Régis, Fernand Sardou, Jacques Deval, Roland Lesaffre, Louis Pérault, Marcel Delaître. Yvonne de Bray

Synopsis : À la mort de ses parents, Thérèse envisage de prendre le voile. Elle renonce cependant à ce projet car sa jeune sœur Denise a encore besoin d'elle. Malgré sa protection, Denise est violée par un petit malfrat, Max. Thérèse rencontre l'agresseur pour l'inciter à réparer sa faute. Celui-ci s'éprend d'elle...

Scénario : Jacques Deval.
Musique : Bernard Peiffer.
Pays : France|Italie
Tags : Drame, Religion, Relation familiale, Jean-Pierre Melville, Portraits de femmes françaises, Couvents.

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Juliette Gréco née en 1927 se rêvait danseuse classique, elle fut même petit rat de l’Opéra. Mais la guerre vint tout bousculer, sa mère et sa sœur aînée furent déportées parce qu’elles faisaient de la Résistance, en 1943, et n’en revinrent qu’en 1945. Trop jeune, Juliette fut incarcérée un mois à la prison de Fresnes. Lorsqu’elle en sortit, seule et sans endroit où aller, elle se rendit chez la comédienne Hélène Duc, qui fut son professeur de français, et qui vivait près de Saint Germain des Près. Elle prit des cours de théâtre, joua dans Victor ou les enfants au pouvoir en 1946, et puis devint muse de l’Existentialisme dans les Caves du Tabou. Et, un peu par hasard ou peut-être par défi, se mit à chanter. Sartre, Vian, Queneau, Prévert, Brel…

Lorsque Jean-Pierre Melville la choisit en 1953 pour jouer Thérèse dans son troisième long métrage, Quand tu liras cette lettre, sur un scénario de l’auteur et metteur en scène Jacques Deval, Juliette lui dit oui comme elle disait oui à tout ce qui l’enchantait. Elle était alors apparue en Aglaonice dans Orphée de Jean Cocteau, en chanteuse dans Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois. C’est son premier grand rôle au cinéma. Elle y est une sœur à double titre : sortie du couvent où elle allait prononcer ses vœux, elle retourne à la vie pour s’occuper de sa cadette, Denise. Toute de noir vêtue, un chignon serré sur la nuque, elle est hiératique, filiforme et droite, figure de la pureté face au destin qui frappe à plusieurs reprises.

Par la suite, elle joua dans Elena et les hommes de Jean Renoir, puis entama une carrière outre atlantique avec Henry King (Le soleil se lève aussi), Vincent Sherman (La Rivière des alligators), Richard Fleischer (Drame dans un miroir)… Mais c’est en France et à la télévision qu’elle connut la gloire grâce à son double rôle dans Belphégor, la série de Claude Barma qui maintint en haleine des millions de téléspectateurs en 1965. Ensuite, elle apparut de ci de là, souvent dans son propre rôle, mais c’est la chanson désormais qui la porta et l’emporta.

Toujours auteur de ses films ou des adaptations qu’il portait à l’écran, Jean-Pierre Melville avait décidé, après Le Silence de la mer (1949) et Les Enfants terribles (1950), de mettre en scène un scénario de mélodrame signé Jacques Deval, qu’il trouvait «admirablement écrit» et dont il pensait qu’il lui permettrait d’effacer l’image d’intellectuel qu’il avait dans le cinéma. Il ne fut pas satisfait du résultat de cette coproduction franco-italienne plus ouvertement commerciale que ses premiers films et les suivants, et c’est celui de ses films qu’il aimait le moins. Il déclara à Ruy Nogueira dans «Le Cinéma selon Melville» que Quand tu liras cette lettre aurait pu être signé par n’importe quel réalisateur de l’époque. Il était néanmoins heureux d’avoir filmé pour une petite scène dans le train la comédienne Yvonne de Bray, dont ce fut le dernier film.

Il était également satisfait de sa collaboration avec Greco dans les scènes de couvent, et de certaines scènes avec Philippe Lemaire, notamment celle du début lorsqu’il séduit Yvonne Sanson dans sa voiture décapotable, séquence remarquable, d’une sensualité étonnante. En revanche, il eut beaucoup de difficultés avec Yvonne Sanson, dont il pensait qu’elle était italienne alors qu’elle était turque et ne parlait quasiment que cette langue !

S’il travailla, pour la première et dernière fois, avec le chef opérateur Henri Alekan, c’est uniquement parce qu’Henri Decae était amoureux et avait sabordé son travail sur les essais, s’amenant les foudres du directeur de production. Et Melville a révélé, toujours à Ruy Nogueira, que le magnifique plan du début, «long panoramique circulaire découvrant la ville de Cannes et le couvent des religieuses », est exactement le même que celui qui clôt le film, mais truqué et inversé, au point que «les oiseaux volent à l’envers», détail dont le spectateur n’a pas le temps de se rendre compte. N’en déplaise à Melville, même si on peut préférer ses œuvres postérieures, telles Bob le flambeur, Le Doulos, ou L’Armée des ombres, sa mise en scène, entre mélodrame et film noir, comporte des fulgurances où l’on reconnaît sa patte et son style.

Mélodrame très réussi.

C'est le troisième film, après Le silence de la mer et Les enfants terribles, de Jean-Pierre Melville. Ce dernier l'avait tourné pour essayer de casser sa réputation, très mauvaise pour l'époque, de « cinéaste intellectuel », pour prouver qu'il était capable d'être un ...

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8
Jean-Mariage
 
le contexte
  • Egalement interprété par
    Juliette Gréco
  • Pas si éloigné
    La vie de Thérèse de Lisieux a inspiré à Alain Cavalier, un non-croyant, un film d'une grande sobriété sur la foi et ses mystères.
  • Egalement realisé par
    Jean-Pierre Melville
  • Dans le même genre
    "Quand tu liras cette lettre, je serai morte". C'est la première réplique du mélodrame de Max Ophüls, auquel Melville rend hommage au travers du titre de son film.
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