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Bertrand Tavernier
Christine PascalJean RochefortJean-Pierre MariellePhilippe NoiretAlfred AdamAndrée TainsyBernard La JarrigeBrigiette RouanDaniel DuvalFrancois DyrekGeorges RiquierGérard DesartheJacques HillingJean-Paul FarréJean-Roger CaussimonMarina VladyMichel BeauneMonique ChaumetteNicole GarciaRoland AmstutzBernadette Le SachéChristian ClavierGérard JugnotJean RougerieJen-Jacques MoreauMarcel DalioMichel BlancPatrick RaynalThierry Lhermitte

QUE LA FETE COMMENCE

114 mn

Note de SensCritique :

7.2 / 10
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Réalisateur : Bertrand Tavernier.

Casting : Christine Pascal, Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Philippe Noiret, Alfred Adam, Andrée Tainsy, Bernard La Jarrige, Brigiette Rouan, Daniel Duval, Francois Dyrek, Georges Riquier, Gérard Desarthe, Jacques Hilling, Jean-Paul Farré, Jean-Roger Caussimon, Marina Vlady, Michel Beaune, Monique Chaumette, Nicole Garcia. Roland Amstutz

Synopsis : Une chronique du début du XVIIIème siècle. La Régence s’achève. Conseillé par l’Abbé Dubois, prêtre d’apparence mais essentiellement jouisseur, Philippe d’Orléans exerce le pouvoir. Le jour il cultive un progressisme politique qui inquiète l’Aristocratie et l'Eglise, menacées dans leur privilège. Le soir il s’adonne à la débauche, entourée de nombreuse femmes parmi lesquelles Emilie une prostituée lui inspire une véritable tendresse. Dans les campagnes, la famine règne. Un noble breton, le marquis de Pontcallec se rend à Paris pour rencontrer le Régent. Il est arrêté et condamné à la déportation en Louisiane.

Scénario : Bertrand Tavernier, Jean Aurenche.
Musique : Antoine Duhamel.
Pays : France
Tags : Politique / Histoire, Drame, Images de dirigeants, Bertrand Tavernier, Français en costume, On fait la fête.

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Certains films bouleversent littéralement la vision de l’Histoire (avec un grand H), des films tels que disons Remontons Les Champs Elysées de Sacha Guitry, la Prise du pouvoir par Louis XIV de Rossellini, la bataille de Culloden de Peter Watkins et Barry Lindon de Kubrick. Sorti au mois de mars 1976 et signé Bertrand Tavernier, Que la fête commence fait incontestablement partie de ceux-ci. La période qu’il met en scène est peu connue, mais sa description permet d’éclairer sous un jour différent un moment plus fameux. La période de la Régence court entre la mort de Louis XIV en 1715 et l’avènement en 1723 de Louis XV, désormais suffisamment âgé pour régner. Une période marquée par l’exercice du pouvoir par Philippe, Duc d’Orléans. Une période qui associe un certain progressisme politique à la pire débauche et qui porte en elle les  germes de la future révolution française.

Que la fête commence est un film moderne dans la mesure ou l’Histoire y est placée à hauteur d’homme. Il nous montre essentiellement des individus, pas moins de 120 personnages desquels se détachent quatre figures principales, le libéral, le cynique l’idéaliste et la catin. Soit Philippe d’Orléans interprété par Philippe Noiret. L’abbé Dubois joué par Jean Rochefort, son mauvais génie sur lequel Saint Simon écrivait dans ses mémoires : « Tous les vices combattaient en lui qui en demeuraient le maître ! ». Plus le marquis de Pontcallec, noble breton en révolte, c’est Jean Pierre Marielle. Et enfin Emilie la prostituée qui les observe tous. Celle ci est interprétée par Christine Pascal, comédienne qui deviendra réalisatrice (de talent) avant de disparaître prématurément en 1996.

Que la Fête commence est un film novateur par le ton et la forme qu’il propose, proche du reportage, caméra sur l’épaule souvent, et son direct... Il suffit pour confirmer cet esprit de rapporter les indications que Bertrand Tavernier fournit à l’époque à ses comédiens sur le tournage : « Vous vous asseyez non pas dans des fauteuils Louis XV mais dans des fauteuils Roche Bobois que votre papa a acheté quand il s’est installé avec votre maman dans le château qu’ils ont fait construire. »

Lyonnais, passionné de cinéma, mais aussi de littérature, de musique et d’une foule d’autres choses, Bertrand Tavernier débute comme attaché de presse. Le soutien de Philippe Noiret lui permet après de nombreux efforts de réaliser à 39 ans son premier film, l’Horloger de Saint Paul. C’est une réussite. Le film reçoit le Prix Louis Delluc. Nous sommes en 1973, et Noiret dit à Tavernier : « Tu vois, j’ai souvent fait des premiers films, mais rarement les seconds. J’espère qu’avec toi, ce sera le cas. » «  Non seulement tu feras le deuxième, lui dit Tavernier, mais aussi le troisième, le quatrième... » L’engagement sera tenu, et même davantage, puisque Bertrand Tavernier et Philippe Noiret feront 7 films ensemble, dont Coup de Torchon et La vie et rien d’autre. Sur son metteur en scène de prédilection, Noiret écrira dans son livre de souvenirs Mémoire cavalière: « Avec Tavernier, nous sommes pareillement habités par ce sentiment par ces blessures faites on ne sait par qui ou quoi, blessures qui ne furent pas particulièrement violentes qui relèvent d’une espèce de mélancolie de naissance. »

Bertrand Tavernier avait écrit l’Horloger de Saint- Paul avec Jean Aurenche et Pierre Bost. Cette fois, c’est avec Jean Aurenche seul, sans son complice, malade, qu’il travaille. Les deux Tavernier et Aurenche pensent en fait adapter Dumas. Ils parcourent dans ce but les auteurs du 17ème et les peintres de l’époque. Se rendant compte que Dumas en fait ne leur convient pas, ils décident de repartir de zéro et de restreindre leur sujet aux quatre dernières années de la vie du Régent. « Ecrivons pour le plaisir, dit Jean Aurenche, sans nous soucier de la construction, ni de la continuité dramatique ». D’ où à l’arrivée, l’aspect chronique du film, nourrie de multiples anecdotes et de détails comme ce médecin de la cour qui s’appelait effectivement Chirac. Cerise sur le gâteau, Tavernier découvre un Opéra adaptant les bacchantes d’Euripide, écrit par le Régent lui-même et qui est donc intégré dans la musique.
D’où aussi le parti pris également de filmer l’Histoire comme un reportage. Tavernier filme parfois sans répétition. Son chef opérateur Pierre William Glenn organise de longs plans séquences. Il court au milieu des chevaux. Il prend des risques véritables. « Nous avions tous les courages, toutes les audaces !» se souviendra Jean Rochefort qui interprète l’Abbé Dubois. Les comédiens seront la plupart marqués par leur rôle, à commencer par Philippe Noiret qui confiera que le Régent laissera des traces en lui bien après le tournage. Mais aussi Jean Rochefort qui reçoit pour sa prestation le tout premier César de l’Histoire, celui du meilleur second rôle. La scène dans laquelle il apprend à réciter la messe a été filmée dans une véritable chapelle, devant un vrai curé qui est stupéfait de la découvrir, jurons compris. Parmi les très nombreux comédiens du film, on remarque également quelques apparitions de débutants ou presque, celles de Thierry Lhermitte, de Gérard Jugnot, de Michel Blanc, mais aussi de Nicole Garcia et de Brigitte Rouan.

Lorsqu’il sort le 26 mars 1975, Que la fête commence est un succès public et critique. Parmi ses admirateurs, des historiens, le dramaturge Jean Anouilh et le romancier Paul Morand, l’auteur de l’Homme pressé, alors au crépuscule de sa vie. Lors d’une rencontre chez lui qui dure moins de cinq minutes, il confie ses Chroniques Historiques à Bertrand tavernier pour en faire, dit il, ce qu’il veut.

Des dialogues flamboyants, des personnages truculents, des acteurs au sommet de leur art, une réalisation d'une justesse parfaite, cette comédie iconoclaste est absolument jubilatoire jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que nous rions d'un drame. Mais la révolution a-t-elle encore ...

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-Marc-

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Si on ne remerciera jamais assez Tavernier pour avoir (presque) remis le cinéma français sur ses rails après les billevesées et les coquecigrues de la Nouvelle Vague, on doit aussi admettre qu’il s’est appuyé sur des recettes éprouvées : des scénarios solides, préparés ...

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Zogarok
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