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Yannick Bellon
Christine TsingosHélène DieudonnéHugues QuesterLoleh BellonRoland Dubillard

QUELQUE PART QUELQU'UN

94 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Yannick Bellon.

Casting : Christine Tsingos, Hélène Dieudonné, Hugues Quester, Loleh Bellon. Roland Dubillard

Synopsis : Raphaëlle est une architecte parisienne sans grande illusion sur son métier pris au piège de la frénésie immobilière. Elle vit avec Vincent, un écrivain qui sombre progressivement dans un alcoolisme suicidaire. D'autres couples, plus jeunes ou plus âgés, vivent non loin les uns des autres dans un Paris plein de bruit et de foules anonymes. Un Paris qui tente de rejeter les uns et de séduire les autres...

Scénario : Yannick Bellon.
Musique : Geroges Delerue.
Pays : France
Tags : Drame, Histoire de familles, Une ville : Paris, Des couples malheureux.

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Le cinéma français des années 70 était encore essentiellement un cinéma fait par des hommes. Il faudra attendre la décennie suivante pour que le nombre des femmes cinéastes devienne plus significatif. Parmi ces rares  femmes réalisatrices figure assurément Yannick Bellon, qui commença sa carrière comme monteuse puis comme documentariste.
C’est en 1972, avec Quelque part quelqu’un, qu’elle signe son premier long métrage de fiction. Si les fées économiques ne se penchèrent guère sur cette première œuvre qui manqua cruellement d’argent pour sa conception puis sa réalisation, d’autres fées plus artistiques apportèrent un soutien précieux à ce film dont son auteur dit qu’il est, je cite, "fait de sensations et d’impressions sur le temps qui passe et la solitude" (fin de citation). Il doit d’abord son beau titre au poète Henri Michaux qui avait ainsi intitulé un recueil de poèmes. Ensuite, c’est le très talentueux Georges Delerue qui en signa intégralement la musique. Intégralement et gratuitement selon la promesse faite un jour à Yannick Bellon.
C’est le musicien lui-même qui sortit son carnet de chèque à la fin de la journée d’enregistrement de sa partition musicale. Enfin, le dessinateur Folon, alors très à la mode, en dessina l’affiche, affiche  qui fait référence et qui ne cesse d’interroger le spectateur par son étrangeté et sa beauté : dans une ville imaginaire aux immeubles bleus sans fenêtre, on y voit un unique personnage se faire désigner du doigt par une main immense, comme la métaphore d’une terrible solitude urbaine.

Assurément, Quelque part quelqu’un est un film singulier et unique, presque un OVNI dans le paysage cinématographique français. Comme l’explique la réalisatrice Yannick Bellon, on y trouve trois types de scènes dont le mélange tranche avec la production habituelle : des scènes de fiction jouées comme il se doit par des comédiens, des scènes où les comédiens sont intégrés dans la foule anonyme d’une manifestation ou du métro parisien et enfin des scènes sans comédien avec juste des mouvements de foule pour exprimer la palpitation d’une foule. Sans compter qu’à plusieurs reprises, la cinéaste laisse sa caméra filmer le Paris des années 70, entre immeubles en construction et immeubles en démolition, entre modernité et tradition.
La ville est d’ailleurs l’un des acteurs principaux du film, une ville montrée sous toutes ses coutures et dont la fonction dépasse de beaucoup celle de simple décor. La cinéaste y plonge ses personnages dans une sorte de confrontation permanente, entre les bruits des chantiers, les chuchotements d’une foule, les cris de la Bourse autour de la fameuse et défunte « corbeille », ceux de la circulation et ceux des conversations urbaines. Les destins des personnages s’y croisent physiquement au détour d’une rue ou d’un chantier et la plupart reflètent la solitude et le mal-être. Profondément ancré dans la critique sociale des années 70, le film de Yannick Bellon s’avère sans concession, plaidant pour l’amour et constatant son échec dans un monde qui broie les êtres humains, à l’image de la relation impossible qui lie les deux personnages principaux du film joués par Loleh Bellon, la sœur de la réalisatrice, et par Roland Dubillard. Et c’est précisément ce qui fait l’universalité et la pérennité du propos de Quelque part quelqu’un.

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