QUELQUE PART, QUELQU'UN

Bientôt disponible
Parce que c'est le plus beau rôle de Roland Dubillard
Drame - 1972 - Allemagne | France - 100 MIN - Tous publics
Raphaëlle est une architecte parisienne sans grande illusion sur son métier pris au piège de la frénésie immobilière. Elle vit avec Vincent, un écrivain qui sombre progressivement dans un alcoolisme suicidaire. D'autres couples, plus jeunes ou plus âgés, vivent non loin les uns des autres dans un Paris plein de bruit et de foules anonymes. Un Paris qui tente de rejeter les uns et de séduire les autres...

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5.5 / 10
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Les avis sur Sens Critique
Laurent Delmas
Laurent Delmas
CHRONIQUEUR

Le cinéma français des années 70 était encore essentiellement un cinéma fait par des hommes. Il faudra attendre la décennie suivante pour que le nombre des femmes cinéastes devienne plus significatif. Parmi ces rares  femmes réalisatrices figure assurément Yannick Bellon, qui commença sa carrière comme monteuse puis comme documentariste.
C’est en 1972, avec Quelque part quelqu’un, qu’elle signe son premier long métrage de fiction. Si les fées économiques ne se penchèrent guère sur cette première œuvre qui manqua cruellement d’argent pour sa conception puis sa réalisation, d’autres fées plus artistiques apportèrent un soutien précieux à ce film dont son auteur dit qu’il est, je cite, "fait de sensations et d’impressions sur le temps qui passe et la solitude" (fin de citation). Il doit d’abord son beau titre au poète Henri Michaux qui avait ainsi intitulé un recueil de poèmes. Ensuite, c’est le très talentueux Georges Delerue qui en signa intégralement la musique. Intégralement et gratuitement selon la promesse faite un jour à Yannick Bellon.
C’est le musicien lui-même qui sortit son carnet de chèque à la fin de la journée d’enregistrement de sa partition musicale. Enfin, le dessinateur Folon, alors très à la mode, en dessina l’affiche, affiche  qui fait référence et qui ne cesse d’interroger le spectateur par son étrangeté et sa beauté : dans une ville imaginaire aux immeubles bleus sans fenêtre, on y voit un unique personnage se faire désigner du doigt par une main immense, comme la métaphore d’une terrible solitude urbaine.

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Yannick Bellon

POLAR

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