Bande Annonce de QUELQUES HEURES DE PRINTEMPSDécouvrez la bande Annonce de QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/4071/fond/4071_w_500.jpg
Stéphane Brizé
Emmanuelle SeignerHélène VincentOlivier PerrierVincent LindonJean-Luc BorgeatLudovic BerthillotSilvia KahnStephan WojtowiczSylvie JobertVéronique Montel

QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS

104 mn

Note de SensCritique :

6.9 / 10
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Réalisateur : Stéphane Brizé.

Casting : Emmanuelle Seigner, Hélène Vincent, Olivier Perrier, Vincent Lindon, Jean-Luc Borgeat, Ludovic Berthillot, Silvia Kahn, Stephan Wojtowicz, Sylvie Jobert. Véronique Montel

Synopsis : A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ? D'autant que la vieille dame vient de prendre une décision grave...

Scénario : Florence Vignon, Stéphane Brizé.
Musique : Nick Cave, Warren Ellis.
Pays : France
Tags : Drame, Avec une maladie, Votre santé nous intérèsse, De sacrées bonnes femmes, Les provinces françaises, Les plus pauvres, Avec un handicap, Vieillir n'est pas toujours marrant, Femmes de tête, Films sur l'euthanasie et le droit de mourir.

à partir de

9.99
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Dans « Quelques heures de printemps », Stéphane Brizé met en scène les relations entre un fils et sa mère qui, condamnée par la maladie, suit une procédure de suicide assisté. Un thème fort qu'il sait, comme à chaque fois, traiter avec une extrême pudeur. Comme dans Mademoiselle Chambon en 2009 ou Je ne suis pas là pour être aimé en 2005, ce film traite de la difficulté de parler de ses sentiments et de s'ouvrir aux autres. Le poids du silence entre homme et femme, entre mère et fils.
Le réalisateur pensait depuis longtemps au thème du suicide assisté et a découvert un documentaire de Stéphane Villeneuve et Stéphanie Malphettes, la chronique des derniers mois de la vie d’un homme, en Suisse, qui suivait ce protocole. Il a ensuite écrit son film avec sa collaboratrice de toujours Florence Vignon, et actrice de son premier film Le bleu des villes.
Ce cinéaste qui cherche à explorer les sentiments déteste le sentimentalisme. A toutes les étapes de la fabrication de « Quelques heures de printemps », il a retranché, épuré dans le scénario et la mise en scène. Sur le tournage et lors du montage, il a encore supprimé les éléments qu'il jugeait trop sentimentalistes. Une exigence qui aurait impossible sans deux immenses comédiens : Vincent Lindon et Hélène Vincent qui savent d'un regard, d'un geste millimétré, faire passer toute la rugosité et la rancoeur d'une mère et d'un fils qui n'ont pas su s'aimer, mais qui, in extremis, dépassent leurs rancoeurs. Un film bouleversant sans être triste. 

Dans Quelques heures de printemps, Vincent Lindon incarne Alain, un type fruste, happé in extremis par la tendresse filiale devant la mort imminente et programmée de sa mère. Encore un rôle d'un homme qui tait son humanité (les silences de Vincent, même de dos, sont les plus beaux), mais dont l'épaule est faite, c'est criant, pour qu'une tête s'y pose.
Depuis quelques années, Vincent est l'épaule du cinéma français. Toujours prêt à assister ou guérir. Il avait déjà tâté de la révélation altruiste dans La Crise de Coline Serreau en 1992, mais on peut situer son grand tournant consolateur au moment de Welcome de Philippe Lioret où il découvrait la citoyenneté à la fin des années 2000. Maçon dans Mademoiselle Chambon, déjà de Brizé, juge social dans Toutes nos envies, encore de Philippe Lioret et médecin spécialisé dans La Permission de minuit de Delphine Gleize en 2010, il ne cesse d'incarner des rôles d'hommes solides et empathiques qui se coltinent la douleur d'autrui. Vincent n'est plus là pour rigoler. Ni pour jouer au gendarme et au voleur - ces dernières années, il a refusé, entre autres gros films, 36 Quai des orfèvres d'Olivier Marchal.
Depuis toujours, il préfère des films "du milieu" avec des auteurs auxquels il reste fidèle comme Benoît Jacquot ou Pierre Jolivet avec lequel il a tourné cinq films, ou des projets exigeants avec Claire Denis ou le Pater d'Alain Cavalier ou carrément des premiers films qui reposent sur lui. Acteur citoyen, il peut aller sur les plateaux des JT pour défendre les thèmes de ses films : le droit des sans papiers ou l'euthanasie. On s'incline devant autant de générosité et d'intelligence pour choisir ses films. 

Stéphane Brizé porte-voix de ceux qui n'ont pas les mots

Le cinéma de Brizé sous ses apparences simples, voire simplistes, est en réalité plein de richesse, de profondeur. Trois ans après le très beau "Mademoiselle Chambon" (1), le voici de retour avec cette histoire lourde sur le papier, casse-gueule au possible. Tout est là ...

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8
takeshi29

Quand l'hiver se substitue au printemps

Dans le nouveau film de Stéphane Brizé, réalisateur qui m’est relativement inconnu, un fait frappe après que quelques minutes se soient écoulées : les heures de printemps promises par le titre s’évanouissent pour laisser place à un désenchantement social de la vie ...

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9
potaille

Il ne faudrait pas se tromper de sujet à propos du dernier film de Stéphane Brizé : la question épineuse de la fin de vie n’en constitue qu’un tiers, et même s’il est logiquement riche en émotions, il n’est d’évidence pas le plus réussi, parce qu’il lorgne vers ...

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7
Patrick Braganti
le contexte
  • Egalement interprété par
    Vincent Lindon
  • Pas si éloigné
    Encore la maladie et encore Vincent Lindon, magnifique, dans le rôle de l'homme au chevet... a la fois drame social et histoire d'une amitié amoureuse qui arrive trop tard, ce film touche par sa tendresse révoltée et la qualité de son interprétation.
  • Egalement realisé par
    Stéphane Brizé
  • Dans le même genre
    Un trentenaire apprend qu'il n'a plus que quelques mois à vivre... Un drame lumineux à la fois d'une grande rudesse et d'une grande sensibilité dont la mise en scène dénudée laisse le champs libre au talent subtil de Melvil Poupaud. Bouleversant mais pas triste.
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