QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS

À partir de 9.99 €
Drame - 2012 - France - 108 MIN - VF - Tous publics
A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ? D'autant que la vieille dame vient de prendre une décision grave...

Réalisé par

6.9 / 10
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Les avis sur Sens Critique

Dans « Quelques heures de printemps », Stéphane Brizé met en scène les relations entre un fils et sa mère qui, condamnée par la maladie, suit une procédure de suicide assisté. Un thème fort qu'il sait, comme à chaque fois, traiter avec une extrême pudeur. Comme dans Mademoiselle Chambon en 2009 ou Je ne suis pas là pour être aimé en 2005, ce film traite de la difficulté de parler de ses sentiments et de s'ouvrir aux autres. Le poids du silence entre homme et femme, entre mère et fils.
Le réalisateur pensait depuis longtemps au thème du suicide assisté et a découvert un documentaire de Stéphane Villeneuve et Stéphanie Malphettes, la chronique des derniers mois de la vie d’un homme, en Suisse, qui suivait ce protocole. Il a ensuite écrit son film avec sa collaboratrice de toujours Florence Vignon, et actrice de son premier film Le bleu des villes.
Ce cinéaste qui cherche à explorer les sentiments déteste le sentimentalisme. A toutes les étapes de la fabrication de « Quelques heures de printemps », il a retranché, épuré dans le scénario et la mise en scène. Sur le tournage et lors du montage, il a encore supprimé les éléments qu'il jugeait trop sentimentalistes. Une exigence qui aurait impossible sans deux immenses comédiens : Vincent Lindon et Hélène Vincent qui savent d'un regard, d'un geste millimétré, faire passer toute la rugosité et la rancoeur d'une mère et d'un fils qui n'ont pas su s'aimer, mais qui, in extremis, dépassent leurs rancoeurs. Un film bouleversant sans être triste. 

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Vincent Lindon

Encore la maladie et encore Vincent Lindon, magnifique, dans le rôle de l'homme au chevet... a la fois drame social et histoire d'une amitié amoureuse qui arrive trop tard, ce film touche par sa tendresse révoltée et la qualité de son interprétation.

Stéphane Brizé

Un trentenaire apprend qu'il n'a plus que quelques mois à vivre... Un drame lumineux à la fois d'une grande rudesse et d'une grande sensibilité dont la mise en scène dénudée laisse le champs libre au talent subtil de Melvil Poupaud. Bouleversant mais pas triste.

WELCOME DE PHILIPPE LIORET

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