REBELOTE
À partir de 2.99 €
Parce que le film (français muet et en noir et blanc) a 30 ans de plus que The Artist
Drame - France - 80 MIN - VF - Tous publics

Le petit Rémi est ballotté de pension en pension. Devenu adulte, il trouve un emploi de garçon-boucher, mais de mauvaises fréquentations l’entraînent dans la délinquance. Il fait un peu de prison. A sa sortie, il rencontre le grand amour. Mais une jalousie maladive le pousse à occire un rival potentiel. Il retourne derrière les barreaux.

Réalisé par

6.8 / 10
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2MNaprès
Yves Alion

Yves Alion

CHRONIQUEUR

Avec Rebelote, Jacques Richard joue la carte de la fable. Cette histoire d’un homme qui accumule toutes les misères du monde depuis l’enfance n’est guère réaliste. Ou alors elle relève de ce fameux réalisme poétique dont Carné et Prévert avaient été dans les années 30 les représentants les plus zélés et les plus talentueux. Qu’on en juge : après une enfance calamiteuse, coincé entre une mère alcoolo, un père phtisique et une nounou abusive, ballotté de pension en pension, Rémi Chauveau devient garçon boucher à l’âge adulte, avant d’échouer en prison, en être libéré, rencontrer le grand amour, être la proie d’une crise de jalousie, zigouiller son rival et se retrouver derrière les barreaux… C’est beaucoup pour un seul homme, on en conviendra. Mais c’est aussi la loi du genre, le roman-photo, les auteurs se régalant manifestement à accumuler les clichés, adressant force clins d’œil aux spectateurs.

Le film est de toute évidence un prototype, un objet rare, un exercice de style. Car Rebelote est par ailleurs un film muet. Réalisé en 1983, soit près de deux décennies avant que ne triomphe The Artist, le film se veut évidemment un vibrant hommage au cinéma. Jacques Richard n’hésitera pas à déclarer lors de la présentation du film dans une section parallèle du Festival de Cannes : « Le cinéma, en trouvant la parole, avait perdu de sa magie, de sa force impressive. » Six ans plus tard, Charles Lane élargira la brèche avec son Sidewalk stories, un émouvant hommage, muet naturellement, à Chaplin.

Aujourd’hui l’affaire parait entendue tant le pari de The Artist a été gagné avec panache, mais dans les années 80 l’impertinence au demeurant pertinente de Jacques Richard était suffisamment intrigante pour que nous la saluions.

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