Bande Annonce de RECDécouvrez la bande Annonce de REC sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/896/fond/896_w_500.jpg
Jaume Balaguero
Ferran TerrazaManuela VelascoCarlos LasarteJorge YamamPablo RossoDavid VertVicente Gil

REC

77 mn

Note de SensCritique :

6.4 / 10
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Réalisateur : Jaume Balaguero, Paco Plaza.

Casting : Ferran Terraza, Manuela Velasco, Carlos Lasarte, Jorge Yamam, Pablo Rosso, David Vert. Vicente Gil

Synopsis : Une reporter d'une télé locale barcelonaise et son cameraman suivent une brigade de pompiers en intervention. Arrivés dans un immeuble pour secourir une vieille bruyante, ils se retrouvent prisonniers avec les autres occupants de l'immeuble, tandis qu'une épidémie de rage semble se propager. Mais est-ce vraiment la rage ?Un film d'horreur à petit budget, dans la lignée du Projet Blair Witch.

Scénario : Jaume Balaguero, Luiso Berdejo.
Pays : Espagne
Tags : Fantastique / Horreur, Peur claustrophobe, Le choix pour tous, Festival du Film Fantastique de Gérardmer, Films plan-séquence, Documenteurs, Une ville : Barcelone, Moins de 90 minutes, Sans issues, Found Footage, Histoires sataniques, Trouilles ibériques, Peur internationale, Films d'horreur avec des zombies, Spécial horreur, Démoniaques, Insidious, Plus complet ... pour plus adulte.

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Une heure et vingt minutes de panique progressive. Voilà le menu de ce gaspacho catalan. D’ailleurs REC a fait abondamment dégoiser lors de l’édition 2008 du festival de Gérardmer. Il se passait enfin quelque chose de nouveau au royaume de l’horreur. Ca venait d’Espagne, la caméra sur l’épaule. Presque dix ans qu’on attendait ça. Presque dix depuis le Projet Blair Witch.
D’ailleurs, les Américains ont aussitôt décidé d’en faire un remake (dont nous reparlerons après le film), un remake sorti aux USA moins d’un an après la sortie espagnole de l’original. 

On entend une sirène dans les rues de Barcelone. Voilà les pompiers. A son bord, il y a des..., oui, des journalistes. Un tandem de télé. Qui filme tout. Et puis des pompiers aussi. Ils entrent dans un immeuble. Ils montent dans les étages, il y a une vieille qui fait du tapage nocturne. Et puis les choses se corsent. Il commence à pleuvoir des corps dans la cage d’escalier, tandis que l’amée boucle les lieux de l’extérieur... Tout ce petit monde, plus ou moins mort, plus ou moins vif, se retrouve donc prisonnier. Pendant ce temps-là, évidemment, la jeune reporter hystérique en a profité pour se mettre en marcel.

Alors quoiqu’on ait pensé du Projet Blair Witch, lancé en 99 par Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, il a renouvelé le genre par son traitement à la première personne, lançant la mode du vrai-faux documentaire sur le vif, tourné avec une seule caméra. Dans REC, c’est le décor qui prend un coup de jeune. Les réalisateurs-scénaristes ont réussi à virer la forêt (où les adolescents ont passé le siècle dernier à aller se faire massacrer), pour les enfermer en plein centre-ville, dans une cage d’escalier. Avec une caméra qui tourne sans qu’on s’en étonne et des individus inquiétants, qui ont une fâcheuse tendance à mordre. La petite fille, là par exemple, tout pâle dans les bras de sa mère, eh bien il paraît qu’elle a la rage...

L’autre performance du film, c’est qu’il ne se contente pas de poser une situation très inquiètante. Au contraire, la tension, l’action et l’angoisse, filmées en temps apparemment réel, sans artifice visible, ne cessent d’y croître. Et derrière cette unique caméra subjective, c’est finalement nous qui sommes à la place du... cameraman.

Nous allons donc passer, mais après tout, c’est exactement pour ça que nous sommes là, un sale quart d’heure. Et même plusieurs.
C’est donc avec ce REC que nous avons découvert le tandem Jaume Balagueró et Paco Plaza. Ils s’y sont mis à deux, comme Daniel Myrick et Eduardo Sanchez avaient uni leur forces pour le Projet Blair Witch. Un projet qui avait coûté, en 99, 35.000 dollars et en avait rapporté 250 millions de par le monde. Sans doute le film le plus rentable de l’histoire du cinéma.

Pas étonnant que d’autres aient tenté leur chance. Et, avec la même économie de moyens, REC réussit son coup. Pour créer cette sensation de vérité, les réalisateurs avaient choisi d’en dire le moins possible aux comédiens. Au moment de tourner leurs longs plans-séquences, ils ne mettaient au courant qu’un seul acteur de ce qui allait se passer, permettant ainsi aux autres d’avoir des réactions d’une frayeur très spontanée, quand, par exemple, un pompier s’écrase dans la cage d’escalier.

Flairant le bon plan, les Américains ont aussitôt décidé de transformer REC en remake. L’original était sorti en novembre 2007 en Espagne, la copie est sortie en octobre 2008 aux Etats-Unis. Sous le titre Quarantine (qui n’est pas l’abbréviation de  « Quentin Tarantino »). Le film, starring Jennifer Carpenter, est recopié presque plan pour plan par John Erick Dowdle, mais en moins bien, transposé à Los Angeles, en agitant un peu plus la caméra.
Un itinéraire qui rappelle celui d’un autre film fantastique espagnol : Ouvre les yeux, en 97, de Alejandro Amenabar devenu Vanilla Sky en 2001, avec, dans le rôle d’Eduardo Noriega, un acteur américain très populaire au siècle dernier avant de tomber dans l’oubli, un certain Tom Cru-ise.

Amenabar, comme le tandem Plaza/ Balaguero, s’inscrivant, eux, dans ce qui restera comme un age d’or, ou d’horreur, pour le cinéma fantastique hispanique avec des films comme Tésis ou Les Autres (du  même Amenabar), L’Orphelinat (d’un autre réalisateur catalan, Juan Antonio Bayona), Le Jour de la bête, d'Alex de la Iglesia, ou encore L’échine du diable et Le Labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro (qui lui est mexicain).

Est-ce parce que dans fantastico, il y a asticot ? en tout cas, sans pour autant remonter à L’Ange exterminateur de Bunuel (mais pourquoi pas, d’ailleurs ?), ça commence à faire un bon moment que les ibères nous font horreur.

Et pour en finir avec les comparaisons, citons bien sûr deux autres films sortis chez nous en 2008, eux aussi filmés à l’épaule dans le but de nous faire peur : le Cloverfield à gros spectacle de Matt Reeves et le Diary of the Dead, le remake par George Romero de son propre monument, La Nuit des morts vivants.

Pompier, bon oeil

Un simple reportage sur une intervention de pompiers tourne à l'horreur totale lorsqu'ils se retrouvent piégés dans un immeuble bourré de zombies enragés. La survie s'organise alors autour d'un petit groupe de personnalités hétérogènes. Un postulat de départ qui rappelle ...

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