RED ROAD
À partir de 2.99 €
Parce que l'activité de controle d'écran de surveilance peut donner naissance à un authentique chef d'oeuvre au cinéma
Drame - 2006 - Danemark | Grande-Bretagne - 110 MIN - VO - Tous publics

Jackie, une Ecossaise d'une quarantaine d'années, travaille dans un centre de vidéo-surveillance. Elle apprend la sortie de prison de Clyde, un homme qu'elle a connu jadis, avant de le repérer sur son écran de contrôle. Elle entreprend de le fréquenter, tout en dissimulant son identité. Elle parvient à devenir sa maîtresse, pour mieux se livrer à un incroyable chantage qui devrait renvoyer Clyde en prison.

Réalisé par

6.6 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Yves Alion

Yves Alion

CHRONIQUEUR

Red Road nous intéresse au sort de Jackie, dont le travail consiste à surveiller un mur d’écrans. Tous ces écrans sont reliés à des caméras de surveillance qui ratissent la ville. Autrement dit Jackie travaille pour une société de sécurité. Ainsi présenté, le film est éminemment réaliste. Pourtant choisir de parler d’écrans quand on fait un film n’est jamais fortuit. Et il n’est pas interdit de superposer au premier récit comme une métaphore. Jackie est aussi, d’une certaine manière, spectatrice de la vie des autres, l’enjeu du film étant qu’elle ait un rôle actif et que sa propre vie trouve un sens. Car même si aucune parole ne vient la corroborer, notre impression est que Jackie est en vacance. Non pas en vacances, avec un S. En vacances, au bord du vide. Le vide d’une vie dont nous ne comprendrons la genèse que dans la séquence finale. Après que les agissements de l’héroïne nous aient intrigués.

Universelle, cette histoire de solitude est aussi typiquement britannique, écossaise pour être précis. Et l’action se déroule à Glasgow, dont la grisaille et la déchéance sociale ne font guère pour inspirer l’espoir. Poussant le réalisme jusqu’au bout, le film met en scène des comédiens du cru.

Si Tony Curran, qui joue le rôle de Clyde, affiche une filmo comportant plusieurs films de résonance internationale, ce n’est pas le cas de Kate Dickie, qui n’avait rien fait de réellement palpable jusqu’alors. Il en sort une sensation durable d’authenticité. L’ombre de Ken Loach plane évidemment sur le film, compte tenu de l’accent mis sur la déchéance sociale de ceux qu’il met en scène. Mais contrairement à son aîné, Julie Arnold semble se contenter de constater sans nécessairement en tirer des conclusions sur les dysfonctionnements de la société. Comme c’est le cas de l’excellent Sweet sixteen, tourné dans la région quelque quatre ans plus tôt.

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