Bande Annonce de RÊVES (DREAMS)Découvrez la bande Annonce de RÊVES (DREAMS) sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/742/fond/742_w_500.jpg
Akira Kurosawa
Akira TeraoMieko HaradaMitsuko BaishôMitsunori IsakiToshie NegishiChishû RyûHisashi IgawaMartin ScorseseToshihiko NakanoYoshitaka ZushiCatherine CadouChosuke IkariyaMasayuki Yui

RÊVES (DREAMS)

115 mn

Note de SensCritique :

7.5 / 10
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Réalisateur : Akira Kurosawa, Inoshiro Honda.

Casting : Akira Terao, Mieko Harada, Mitsuko Baishô, Mitsunori Isaki, Toshie Negishi, Chishû Ryû, Hisashi Igawa, Martin Scorsese, Toshihiko Nakano, Yoshitaka Zushi, Catherine Cadou, Chosuke Ikariya. Masayuki Yui

Synopsis : Akira Kurosawa met en images huit de ses rêves dans lesquels, à différents âges de sa vie, il est confronté à des visions passées, présentes et futures, sublimes ou terrifiantes. Dans ses rêves le narrateur croise des fantômes, des créatures fantastiques, des démons, mais aussi Vincent Van Gogh dont il explore les toiles. La nostalgie d'un monde paradisiaque révolu, en harmonie avec la nature, se mêle au souvenir de la guerre et à l'angoisse de la destruction atomique.

Scénario : Akira Kurosawa.
Musique : Shinichirô Ikebe.
Pays : Etats-Unis d'Amérique | Japon
Tags : Drame, Design, Rêves et cauchemars, Films hors normes, Grands Maîtres et peintres du dimanche, Films à sketches.

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Akira Kurosawa a réalisé deux films remarquables après Rêves, Rhapsodie en août et Madadayo. Pourtant, il est possible de considérer cette anthologie onirique comme le testament artistique, esthétique et moral du grand cinéaste.

Dans Kagemusha et Ran, Kurosawa s’était refugié dans des évocations splendides et crépusculaires du temps des samouraïs pour composer des œuvres à la beauté sidérante. Ces chefs-d’œuvre imposants ont sans doute inspiré à Kurosawa un retour à une matière beaucoup plus personnelle et intimiste, tout en conservant un caractère visionnaire et pictural. Pour la première fois de sa carrière, Kurosawa s’autorise à parler de lui-même, par l’intermédiaire de huit rêves qu’il a fait au cours de sa vie. On y retrouve Kurosawa à différents âges de sa vie, interprété par des comédiens différents. Akira Kurosawa a déclaré: « Quand il rêve, l'homme est un génie. Il est audacieux et intrépide comme un génie. Voilà ce a quoi je me suis attaché au moment de filmer ces huit rêves. Pour faire un film de ce scénario, il était indispensable de s'exprimer avec audace et sans peur... comme dans un rêve. »

Les deux premiers rêves, Soleil sous la pluie et Le Verger aux pêchers, montrent le narrateur enfant observateur des mystères de la nature et de ses habitants magiques. La Tempête de neige réaffirme la puissance fantastique des éléments naturels. Le Tunnel voit ressurgir les fantômes des soldats sacrifiés au combat et toute la culpabilité et le traumatisme du peuple japonais au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les Corbeaux est une profession de foi sur la création artistique dans laquelle Kurosawa convoque Vincent Van Gogh, qui prend les traits inattendus du réalisateur Martin Scorsese. Le Mont Fuji en rouge et les Démons gémissants sont des fables apocalyptiques sur un monde dévasté par des catastrophes écologiques où les derniers hommes sont réduits à l’état de créatures monstrueuses. Le Village des moulins à eau conclut le film sur une note optimiste. Le narrateur visite un petit coin de la campagne japonaise, entièrement préservé du progrès et des inventions modernes, où les paysans vivent de joies simples au rythme des saisons. La nature joue un rôle important dans tous les rêves. Kurosawa déplore son saccage par l’homme et certains rêves sont des avertissements contre la pollution et le danger nucléaire. Au-delà du message écologique, Rêves, à la manière des derniers films de Jean Renoir, est un manifeste panthéiste et un appel à la sagesse et à la communion avec les éléments naturels, contre la violence et l’absurdité du monde moderne.
Akira Kurosawa compte parmi les plus grands cinéastes l’histoire du cinéma. Né le 23 mars 1910 à Tokyo, Kurosawa est le dernier descendant d’une authentique lignée de samouraïs. Marqué très jeune par le suicide de son frère aîné, Kurosawa étudie les beaux-arts, envisage de devenir peintre avant d’être embauché par des studios de cinéma, comme assistant réalisateur et scénariste. Son premier film, La Légende du grand judo, en 1943, est un grand succès qui entraînera la réalisation d’une suite, toujours signée par Kurosawa. La Légende du grand judo explique par l’intermédiaire d’un roman d’apprentissage les origines de la rivalité qui oppose encore le judo et le jiu-jitsu, une forme plus ancienne de combat.

Visuellement splendide, contemplatif et émouvant, il rappelle que les arts martiaux sont un art de vivre, une philosophie avant d’être des sports violents, même si Kurosawa démontre dès son premier film un talent exceptionnel pour filmer l’action. On découvre dans cette œuvre de jeunesse un hymne à la fraternité, un humanisme mais aussi un questionnement permanent des valeurs morales de la civilisation japonaise qui ne cesseront de caractériser l’art d’un Maître du cinéma mondial. Tout au long de la carrière de Kurosawa se succèdent films réalistes à caractère social et psychologiques, films historiques et adaptations de classiques de la littérature occidentale, Shakespeare, Dostoïevski ou Gorki, transposés dans la culture traditionnelle nipponne ou le Japon moderne. Rashômon, en 1950, est un titre important pour la découverte en Occident du cinéma japonais, alors méconnu et peu distribué. Le film est interprété par Toshiro Mifune, l’acteur fétiche de Kurosawa qui jouera dans presque tous ses films jusqu’à leur rupture après le tournage de Barberousse en 1965. Les Sept Samouraïs en 1954 demeure sans doute le film le plus célèbre d’Akira Kurosawa et de tout le cinéma japonais. C'est également un chef-d'œuvre épique dont la grande bataille sous la pluie constitue un morceau de bravoure insurpassable. Les Sept Samouraïs est un sommet du film d’action et d’aventure, mais cette aventure est avant tout morale. Comme à son habitude, Kurosawa dresse un tableau de la condition humaine, aussi maître de son art dans les scènes d'action que dans les moments comiques ou intimistes. La gloire mondiale de Kurosawa ne l’empêche pas de traverser au milieu des années 60 une grave crise professionnelle : il abandonne le tournage d’une superproduction hollywoodienne sur l’attaque de Pearl Harbour, Tora, Tora, Tora. En 1970, Dodes’Kaden, un de ses plus grands chefs-d’œuvre et son premier film en couleur, est un terrible échec commercial qui plonge le cinéaste dans une profonde dépression. C’est à l’étranger qu’il trouve le financement de ses films suivants, lui permettant de renouer avec le succès. Dersu Uzala est produit et tourné en URSS. Kagemusha est financé avec l’argent de la Twentieth Century Fox, grâce au soutien de ses admirateurs Francis Ford Coppola et George Lucas. Ran est produit par le Français Serge Silbermann, Rêves par la Warner et Steven Spielberg.

Celui que l’on surnomme dans son pays « l’empereur du cinéma japonais », après une série de films grandioses et extrêmement coûteux, achève sa carrière avec deux films plus intimistes, tournés vers les souvenirs du cinéaste, dont la vie et l’œuvre ont accompagné l’histoire du Japon du XXe siècle. Rhapsodie en août est une évocation émouvante du drame d’Hiroshima, et Madadayo l’adieu d’un vieux professeur à la vie et à ses élèves. Akira Kurosawa meurt le 6 septembre 1998.

I have a dream

Rêves était l'un des films du maître que j'appréhendais le plus de voir avant de démarrer sa filmographie dans l'ordre chronologique et qui au fur et à mesure que j'avançais est devenu l'un de ceux que j'attendais le plus. En effet, après avoir vu défiler devant moi presque ...

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Gwimdor

Keep on dreamin’ in a sad world.

L’un des derniers films de Kurosawa s’inscrit dans une évolution tout à fait cohérente au regard de sa fin de carrière ; après les expérimentations de la couleur dans Dodes’kaden, les trois films suivants ont donné un rôle de plus en plus prééminent au visuel, qu’il ...

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Sergent Pepper

Dans les rêves d'Akira

Avec "Rêves", Akira Kurosawa met en scène huit de ses rêves/cauchemars sous forme de court-métrage, allant de l'âge enfant à l'âge adulte abordant plusieurs thématiques, passions ou peurs du cinéaste japonais. C'est donc huit courts-métrages que nous présente Kurosawa, ...

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Docteur_Jivago
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