RIVIèRE SANS RETOUR

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Parce que Marylin a vraiment failli se noyer dans la rivière du titre
Guerre / Western - 1954 - Etats-Unis - 95 MIN - Tous publics

1875, Matt Calder, à peine sorti de prison où il a purgé une peine pour meurtre, arrive dans un campement de chercheurs d’or. Veuf, il vient chercher son fils Mark, âgé de neuf ans, pour l’emmener avec lui dans sa ferme. L’enfant fait ses adieux à son amie Kay, une chanteuse de beuglant mariée à un joueur invétéré, Harry.

Réalisé par

6.9 / 10
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Les avis surSens Critique
Isabelle Danel
Isabelle Danel
CHRONIQUEUR

En 1953, Otto Preminger tourne Rivière sans Retour en Cinémascope, nouveau procédé destiné à combattre par une image large et spectaculaire, celle, bien plus modeste et en noir et blanc, de la télévision désormais posée dans de nombreux foyers américains. Il retrouve ici son chef opérateur attitré depuis Laura (1944), Joseph La Shelle, qui fait des merveilles en Technicolor. Les rouges flamboient, les jaunes scintillent, le bleu de l’eau de la rivière sans retour miroite à l’infini, et Marilyn Monroe, joyau de ce film situé dans l’Amérique des chercheurs d’or en 1875, est splendide.

La blonde star qui a fait ses débuts au cinéma en 1947, a accumulé les petits rôles, et accédé à des partitions plus marquantes avec des réalisateurs de renom (Joseph L. Mankiewicz pour Eve, Fritz Lang pour Le démon s’éveille la nuit), en est à son vingt deuxième film, mais seulement son cinquième rôle principal après Troublez moi ce soir de Roy W. Baker, Niagara de Henry Hathaway, Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks et Comment épouser un millionnaire de Jean Negulesco. Après Le Petit Train du Far-West où elle ne faisait que passer, et avant Arrêt d’autobus qu’elle tournera en 1956 sous la direction de Joshua Logan, Marilyn incarne ici pour la deuxième fois le rôle d’une chanteuse de saloon dans un western.

Le personnage de Kay Weston est quelque peu stéréotypé et fort malmené par les hommes et les éléments. Vêtue de robes sublimes à paillettes lorsqu’elle est dans le saloon, ou d’un jean moulant et d’une chemise le reste du temps, Marilyn n’a pas grand chose à jouer, à part quelques très belles scènes intimistes avec le jeune garçon. Mais elle s’essaie à de nouvelles choses et prend notamment pour parler, au lieu de la petite voix enfantine qui a fait sa gloire, une belle voix grave qui donne du relief à cette femme peu définie.  Elle interprète en outre, divinement, quatre chansons : celle qui donne son titre original au film, River of no Return, One Silver Dollar, I’m gonna file my claim et une très belle comptine, Down in the Meadow.

Le contexte

Il doit son titre à une chanson que l’on entend dans le film, comme Rivière sans retour.

Otto Preminger

Un western dont le personnage central est une femme, interprétée (comme pour Marilyn Monroe dans Rivière sans retour) par une actrice, Joan Crawford, plutôt dévolue à d’autres genres, tel le mélodrame.

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