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Cédric Kahn
Aymeric ChauffertBasile VuilleminBrigitte RaulIsild Le BescoPatrick Dell'IsolaStefano CassettiVincent DeneriazCatherine DecastelEstelle PerronLeyla SassiViviana Aliberti

ROBERTO SUCCO

120 mn

Note de SensCritique :

6.1 / 10
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Réalisateur : Cédric Kahn.

Casting : Aymeric Chauffert, Basile Vuillemin, Brigitte Raul, Isild Le Besco, Patrick Dell'Isola, Stefano Cassetti, Vincent Deneriaz, Catherine Decastel, Estelle Perron, Leyla Sassi. Viviana Aliberti

Synopsis : Un jeune italien à peine sorti de cinq ans d'hopital psychiatrique, fait la connaissance d'une lycéenne dans le sud de la France. Tandis qu'ils vivent une histoire d'amour tumultueuse, des faits de vols, de viols, d'homicide et d'enlèvements se produisent dans la région mettant les gendarmes sur les dents.  

Scénario : Cédric Kahn.
Musique : Julien Civange.
Tags : Policier / Suspense, Drame, Galerie de délinquants, EXTRÊMES.

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Apprêtez vous à être secoué, dérangé, bouleversé même. Roberto Succo est le récit sans temps mort, ni fioritures, de la cavale meurtrière d’un homme enragé. Un tueur en série imprévisible, véritable bête féroce. Et c’est sa fuite en avant que raconte Cedric Kahn, le réalisateur de L’ennui. De l’assassinat de ses parents alors qu’il n’a que 19 ans, à ses derniers jours dans une prison italienne, il documente son parcours de manière clinique, au fil de cambriolages, de viols et de meurtres d’une rare sauvagerie. Surnommé Succo le fou ou Le ravisseur de la pleine lune, Roberto Succo a réellement existé. Interné cinq ans dans un asile psychiatrique après qu’il ait tué père et mère, il mettra le sud-est de la France à feu et à sang entre 1986 et 1988. Ce sont ces deux ans que raconte le film, sans fausse pudeur mais aussi sans aucun racolage…

Deux corps sans vie, atrocement mutilés : les parents de Succo. Une vision d’horreur. Et sans transition, on fait la connaissance de l’auteur du carnage, cinq ans plus tard. Un italien amoureux fou d’une jeune lycéenne en vacances. Passionnel, insaisissable, manifestement très instable, l’homme joue les latin lovers sans jamais parvenir à gagner la confiance de la jeune fille. Lorsque celle-ci doit rentrer chez elle en Savoie, Succo se laisse entraîner dans une folie criminelle irrépressible. Tandis que les  gendarmes enquêtent, la cavale de Succo prend une tournure de plus en plus dangereuse.

Personnage aussi fascinant qu’ignoble, Roberto Succo a d’abord intéressé Bernard Marie Koltès, compagnon de route de Patrice Chéreau, qui en tira une pièce, Roberto Zucco, objet d’un énorme scandale à sa création, en 1990. Mais, c’est un livre, celui de la journaliste et écrivain Pascale Froment, Je te tue, qui a inspiré le scénario du film. Présenté en compétition à Cannes en 2001, Roberto Succo est un film qui parvient, d’un bout à l’autre, à éviter le piège du voyeurisme sordide. Grâce à l’interprétation extatique qu’en fait Stefano Cassetti, ici dans son premier rôle, Succo devient une sorte d’enfant inadapté et indomptable, souffrant de violents conflits intérieurs… Face à lui, Isild Le Besco fait plus que lui donner la réplique : elle compose une héroïne fragile et inquiète qui nous permet d’échapper par moments à l’emprise glaçante du tueur.

"Je crois que le film se situe entre la biographie, le film d'amour, le polar et le documentaire". C’est ainsi que le réalisateur, Cédric Kahn, définit son film. Un film qui lui aura posé un questionnement majeur : «"Je ne voulais pas héroïser Succo, dit-il. Par conviction, mais aussi par respect pour les victimes. Je voulais éviter deux écueils : faire de Succo une victime de la société ou, à l'inverse, un monstre sanguinaire. " Un cheminement sur le fil du rasoir car comme il le dit lui-même : "Dans un film, on peut faire aimer la pire des crapules. Il fallait donc être très vigilant." C’est en interrogeant les gendarmes qui ont réalisé l’enquête, en épluchant les procès verbaux et en relisant tous les témoignages qu’il a pu parvenir à l’objectivité nécessaire pour traiter le cas Succo.

Après avoir débuté comme assistant monteur aux côtés de Yann Dedet sur Sous le soleil de Satan, Cedric Kahn décide de devenir réalisateur au début des années 90. Avec des films comme Bar des rails ou Trop de bonheur il se révèle un peintre affûté de la jeunesse qu’il croque dans ses aspects les plus fragiles, conflictuels ou secrets. En adaptant L’ennui de Moravia sur l’obsession amoureuse, il atteint une vraie maturité et s’empare alors de sujets plus profonds. A partir du milieu des années 2000, son cinéma s’oriente vers une sorte d’autopsie du couple contemporain, avec des films comme Feux rouges, adapté de Simenon, Les regrets, Une vie meilleure ou Vie sauvage.

Avec Roberto Succo, Stefano Cassetti, âgé alors de 27 ans, faisait ses premiers pas à l’écran. N’étant pas comédien, c’est par le plus grand des hasards, qu’il s’est retrouvé à l’affiche du film. Il dînait dans un restaurant lorsqu’un ami de la directrice de casting, qui cherchait un italien ne parlant pas très bien le français, l’a repéré. Il poursuivra sa carrière d’acteur, avec des films comme Un poison violent, Jeune et jolie ou Michael Kohlaas. A ses côtés, Isild Le Besco, seulement 18 ans à l’époque du film est en revanche loin d’être une débutante. Sœur de Maiwenn, la réalisatrice de Polisse, elle tourne son premier film a l’âge de 8 ans. Elle n’en a que 16 quand elle tape dans l’œil de Benoît Jacquot qui lui donne l’un des rôles principaux de Sade aux côtés de Daniel Auteuil en 1999. Jacquot en fera même l’une de ses actrices fétiches en la faisant tourner six fois. Présente dans plus d’une vingtaine de films, Isild Le Besco a également réalisé trois longs métrages salués par la critique.

Frénésie spectrale

Une pièce de théâtre s’était déjà inspirée de l’affaire Succo (1987-88) en 1988. C’était l’une des dernières créations du dramaturge Bernard-Marie Koltès, mort dans l’année suivant ce succès et scandale. Son approche fut jugée romantique et complaisante, ...

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Zogarok

Succo: cas Intéressant ou trop humain

Quand j'entends le nom de Cédric Kahn, je pense au film Esther Kahn de Desplechin avec un peu de Cédric Kaplish, ça provoque chez moi un réflexe de rejet, du cinéma bobo français fait par des jeunes fils de riches que j'avoue supporter de moins en moins. je sais, je devrais ...

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Easty

Ce qui est très intéressant dans ce film de Cédric Kahn, c'est qu'il est toujours à côté. Plutôt que de s'intéresser à Roberto Succo lui-même, après avoir passé en quelque sorte un contrat avec le spectateur : «Je vais vous raconter la vie d'un tueur», il le déchire ...

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Le_Monsieur_Poireau
le contexte
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