ROBERTO SUCCO

Bientôt disponible
Parce que le film faillit être interdit à Annecy ou Succo avait commis ses meurtres
Policier / Suspense - 2001 - France | Suisse - 120 MIN - interdit aux moins de 12 ans

Un jeune italien à peine sorti de cinq ans d'hopital psychiatrique, fait la connaissance d'une lycéenne dans le sud de la France. Tandis qu'ils vivent une histoire d'amour tumultueuse, des faits de vols, de viols, d'homicide et d'enlèvements se produisent dans la région mettant les gendarmes sur les dents.

 

Réalisé par

6.1 / 10
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Les avis surSens Critique
Vincent Lebrun
Vincent Lebrun
CHRONIQUEUR

Apprêtez vous à être secoué, dérangé, bouleversé même. Roberto Succo est le récit sans temps mort, ni fioritures, de la cavale meurtrière d’un homme enragé. Un tueur en série imprévisible, véritable bête féroce. Et c’est sa fuite en avant que raconte Cedric Kahn, le réalisateur de L’ennui. De l’assassinat de ses parents alors qu’il n’a que 19 ans, à ses derniers jours dans une prison italienne, il documente son parcours de manière clinique, au fil de cambriolages, de viols et de meurtres d’une rare sauvagerie. Surnommé Succo le fou ou Le ravisseur de la pleine lune, Roberto Succo a réellement existé. Interné cinq ans dans un asile psychiatrique après qu’il ait tué père et mère, il mettra le sud-est de la France à feu et à sang entre 1986 et 1988. Ce sont ces deux ans que raconte le film, sans fausse pudeur mais aussi sans aucun racolage…

Deux corps sans vie, atrocement mutilés : les parents de Succo. Une vision d’horreur. Et sans transition, on fait la connaissance de l’auteur du carnage, cinq ans plus tard. Un italien amoureux fou d’une jeune lycéenne en vacances. Passionnel, insaisissable, manifestement très instable, l’homme joue les latin lovers sans jamais parvenir à gagner la confiance de la jeune fille. Lorsque celle-ci doit rentrer chez elle en Savoie, Succo se laisse entraîner dans une folie criminelle irrépressible. Tandis que les  gendarmes enquêtent, la cavale de Succo prend une tournure de plus en plus dangereuse.

Personnage aussi fascinant qu’ignoble, Roberto Succo a d’abord intéressé Bernard Marie Koltès, compagnon de route de Patrice Chéreau, qui en tira une pièce, Roberto Zucco, objet d’un énorme scandale à sa création, en 1990. Mais, c’est un livre, celui de la journaliste et écrivain Pascale Froment, Je te tue, qui a inspiré le scénario du film. Présenté en compétition à Cannes en 2001, Roberto Succo est un film qui parvient, d’un bout à l’autre, à éviter le piège du voyeurisme sordide. Grâce à l’interprétation extatique qu’en fait Stefano Cassetti, ici dans son premier rôle, Succo devient une sorte d’enfant inadapté et indomptable, souffrant de violents conflits intérieurs… Face à lui, Isild Le Besco fait plus que lui donner la réplique : elle compose une héroïne fragile et inquiète qui nous permet d’échapper par moments à l’emprise glaçante du tueur.

Le contexte

Un portrait violent et désespéré d'une certaine jeunesse dorée dans le sud-est de la France

Cédric Kahn

L'histoire, vraie également, d'un gendarme, incarné par Guillaume Canet, tueur en série de jeunes femmes à la fin des années 70

UN POISON VIOLENT

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