Bande Annonce de S.O.B.Découvrez la bande Annonce de S.O.B. sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2006/fond/2006_w_500.jpg
Blake Edwards
Julie AndrewsLarry HagmanMarisa BerensonRobert LoggiaStuart MargolinWilliam HoldenCraig StevensRichard MulliganRobert VaughnRosana ArquetteRupert PrestonShelley WintersJohn LawlorJohn PleshetteKen Swofford

S.O.B.

116 mn

Note de SensCritique :

6.6 / 10
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Réalisateur : Blake Edwards.

Casting : Julie Andrews, Larry Hagman, Marisa Berenson, Robert Loggia, Stuart Margolin, William Holden, Craig Stevens, Richard Mulligan, Robert Vaughn, Rosana Arquette, Rupert Preston, Shelley Winters, John Lawlor, John Pleshette. Ken Swofford

Synopsis : Le cinéaste Felix Farmer et sa femme, la star Sally Miles, forment un couple heureux, toujours en tête du box office américain. Mais, cette fois, leur nouveau film est un échec. Après le départ de Sally, Felix sombre dans la dépression jusqu’au jour où l’idée salvatrice s’impose à lui : tourner à nouveau son film, mais dans une version érotique...

Scénario : Blake Edwards.
Musique : Henri Mancini.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Comédie, Hommage parodie & second degré, Je déprime, Vraiment seuls contre tous, Hollywood univers impitoyable.

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Le 1er juillet 1981, sort sur les écrans américains le nouveau film de Blake Edwards, dans lequel il a décidé de régler ses comptes avec Hollywood. Né dans l’Oklahoma, c’est à l’âge de trois ans que le petit William Blake Crump, dont les parents ont divorcé, arrive à Los Angeles où le père de son beau-père – J. Gordon Edwards – est réalisateur depuis 1914. On lui doit, entre autres, le fameux Cléopâtre, avec l’exubérante "vamp" Theda Bara, première star de l’histoire du cinématographe.

Enfant de la balle par adoption, c’est à vingt ans et sous le pseudonyme de Blake Edwards – le nom de son père adoptif accolé à celui de son père biologique – qu’il fait ses débuts à Hollywood comme comédien. Mais, sa rencontre avec le réalisateur Richard Quine – lui-même ex-comédien –, va lui permettre de trouver sa véritable vocation. Ensemble, ils vont  écrire sept scénarios, que Quine tournera entre 1952 et 1962. Ma sœur est du tonnerre, la comédie musicale menée par Janet Leigh, Jack Lemmon et Bob Fosse, restera l’un des moments forts de cette riche collaboration qui va, tout naturellement, pousser Blake Edwards à la réalisation. C’est ce qu’il fait au milieu des années 1950, avec deux comédies musicales de série B, ayant pour unique prétexte de venter les talents de crooner de Frankie Laine, inoubliable créateur du très swingant Dream A Little Dream of Me.

C’est dire qu’en ce début des années 1980, Blake Edwards (59 ans) n’est plus un débutant et que le moment lui semble opportun de régler ses comptes avec Hollywood, qu’il avait fui neuf ans plus tôt. En effet, après le cuisant échec de Darling Lili – dans lequel il avait dirigé Rock Hudson et, pour la première fois, Julie Andrews qu’il venait d’épouser – il décida d’élire domicile à Londres.

C’est là, en compagnie de Julie Andrews, qu’il poursuivit sa carrière avec Top secret et trois nouvelles aventures de la Panthère rose dont les bons résultats le ramenèrent, assez logiquement, à Hollywood où, après l’énorme succès de Elle, la comédie qui révéla – pour un temps ! – Bo Dereck, il décide donc de régler ses comptes, dans une comédie curieusement intitulée – en français comme dans sa version originale – S.O.B. œuvre « cruciale » d’après Bertrand Tavernier, il s’agit, à l’évidence, d’une œuvre autobiographique, dans laquelle Blake Edwards met en scène, sous la forme d’une comédie quelquefois outrancière, voire mal élevée, les années sombres qu’il venait de traverser.

D’ailleurs, les trois énigmatiques initiales servant de titre à ce 25e film, S.O.B., renvoient directement à l’expression « Standard Opérational Bullshit », infamante appellation réservée aux productions de bas étages et que nous pourrions traduire, en bon français, par « Merde Opérationnelle Standardisée » !

Le film que vous venez de voir est bien l’œuvre d’un réalisateur amer et déçu qui, dans un style ravageur et sans concession, dynamite le petit monde hypocrite et étriqué d’Hollywood. Une charge où chaque personnage, chaque anecdote renvoient à la réalité : le cinéaste alcoolique et amateur de très jeunes filles, le producteur toujours prêt à faire la fête, le despote agent et, surtout, l’ex-star de comédies musicales familiales, obligée de se déshabiller dans un film porno-soft. Cruel ou adepte de l’autodérision, c’est à Julie Andrews, sa propre épouse, elle-même ex-star de comédies musicale familiales, se cherchant, difficilement, une nouvelle place dans le Hollywood des années 1970, que Blake Edwards demande d’incarner cette héroïne si proche d’elle et qui, comme elle, va devoir, pour la première fois et non sans difficultés, dévoiler sa poitrine à l’écran.

Décidément cruel et peu enclin à la légèreté, souvent de mise dans des comédies moins acides, Blake Edwards n’hésite pas à faire mourir son héros en plein film, situation extrêmement rare dans une comédie hollywoodienne, même si cette disparition amène la fameuse scène où les trois amis subtilisent le cadavre. Cette scène fait directement allusion à une mésaventure arrivée à Errol Flynn, mésaventure macabre qu’il raconte dans ses mémoires. En 1942, le réalisateur Raoul Walsh s’était débrouillé pour subtiliser le cadavre de John Barrymore, grand comédien devenu alcoolique et futur grand-père de Drew Barrymore. Il le fit installer sur une chaise, comme ivre-mort – c’est le cas de le dire –, attendant patiemment que Flynn, lui-même assez porté sur la boisson, ne le découvre ! Cette blague extravagante et d’un goût relativement discutable, est également évoquée dans W.C. Fields et moi, le film d’Arthur Hiller.

Comme vous l’avez remarqué, le rôle de Dick Benson est tenu par un certain Larry Hagman, alias J.R., échappé, le temps du tournage, de l’univers impitoyable de Dallas. A cette époque, en effet, le fameux feuilleton était diffusé sur CBS depuis trois ans et venait tout juste de débarquer en France, sur TF1. Autre star du petit écran, dans le rôle de David Blackman, Robert Vaughn, ex Napoleon Solo des fameux Agents très spéciaux. A leurs côtés, Marisa Berenson, déjà vue dans Mort à Venise, Cabaret et Barry Lyndon, Shelley Winters qui, à 60 ans, poursuivait son imposante carrière entamée en 1943 et qui devait s’achever 63 ans plus tard, à sa mort, en 2006, et Robert Loggia qui, après une longue période consacrée au théâtre et à la télévision, allait apparaître plus régulièrement sur le grand écran, entre autres, dans le Scarface de Brian de Palma, dans l’Honneur des Prizzi de John Huston.

William Holden, âgé de 63 ans, devait disparaître quatre mois après la sortie du film, qui restera donc le dernier de sa filmographie, entamée en 1938 et riche de 70 longs métrages, dont Boulevard du crépuscule, Sabrina et le Pont de la rivière Kwai.

Enfin, c’est l’année suivante que Blake Edwards et Julie Andrews se retrouveront, une fois de plus, pour l’un des plus gros succès de leur belle collaboration, la quatrième version d’un vieux film allemand de Reinhold Schunzel sortie en 1933, repris par Victor Saville en 1935 puis par Karl Anton en 1957, pour devenir, en 1982, le brillant et inoubliable Victor Victoria.

janv 2011: Un film de Blake Edwards qui condense toutes les folies de Blake Edwards, un festival hyperactif de gags et de bons mots. Sous ecstasy, car le rythme est affolant, coupé seulement par quelques plans de respiration, où l'aristocratie hollywoodienne semble prendre calmement ...

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Alligator

Il y a quelque chose de pourri au royaume d'Hollywood.

Les films cassant le rêve Hollywoodien sont légion ; si on retient surtout ce chef-d'oeuvre qu'est "Sunset Boulevard", il ne faut pas oublier ce film où l'on sent clairement que Blake Edwards règles ses comptes avec les Majors. Clairement inspiré de plusieurs de ses mésaventures ...

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Boubakar

S.O.B. de Blake Edwards

Œuvre hautement autobiographique de la part de Blake Edwards qui a connu le firmament de la réussite avec "La panthère rose" et une série d'échecs consécutifs jusqu'à devoir s'éloigner de Hollywood et de la pression des studios pour se ressourcer. Blake Edwards qui pense ...

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littlebigxav
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