Bande Annonce de SANG ET ORDécouvrez la bande Annonce de SANG ET OR sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/364/fond/364_w_500.jpg
Robert Rossen
John GarfieldLilli PalmerHazel BrooksWilliam ConradAnn RevereJoseph Pevney

SANG ET OR

102 mn

Note de SensCritique :

7.2 / 10
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Réalisateur : Robert Rossen.

Casting : John Garfield, Lilli Palmer, Hazel Brooks, William Conrad, Ann Revere. Joseph Pevney

Synopsis : Issu d'un milieu modeste, Charlie Davis pense que le meilleur moyen d'une belle ascension sociale, c'est de s'imposer comme boxeur. D'autant qu'il fait montre en la matière d'un joli talent. Après quelques succès en amateur, il entre dans le monde de la boxe professionnelle, un milieu gangrené par la pègre. Et c'est justement dans les mains d'un potentat un peu louche que se met Charlie, au grand dam de ses proches, à commencer par sa femme et son ami d'enfance, devenu entre temps son entraîneur. Mais l'argent et le confort lui sont montés à la tête et il ne tient pas compte des avertissements des uns et des autres. Jusqu'au jour où son protecteur lui impose un match truqué...

Scénario : Abraham Polonsky.
Musique : Hugo Friedhofer.
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Tags : Drame, Un peu d'exercice, Séries noires U.S., Films sur la boxe : Boxe office, Policier / Suspense, Chacun son métier.

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Réalisé en 1947, Sang et or est un fleuron de ce cinéma noir made in Hollywood qui vit à ce moment-là, sans doute, sa décennie prodigieuse. Alors que les films de gangsters restent la marque de la période de dépression d'avant guerre, une certaine forme de désillusion attend les boys de retour du front. Billy Wilder signe Assurance sur la mort, Howard Hawks Le Grand Sommeil, Robert Siodmak Les Tueurs, Tay Garnett Le Facteur sonne toujours deux fois, Henry Hathaway Le Carrefour de la mort, après que John Huston ait donné le signal avec son Faucon maltais. La liste n'est pas exhaustive, bien sûr... La grande qualité du film noir est de faire coexister la marche d'un destin implacable et la description d'une société gangrenée par l'appât du gain et la perte des valeurs morales. C'est précisément le cas de Sang et or, qui dénonce au passage les magouilles du monde de la boxe, un an avant que le célèbre Nous avons gagné ce soir, de Robert Wise, n'enfonce le clou. Mais ce tableau saisissant d'une Amérique en plein doute est aussi un beau film sur le ring et les frissons qu'il procure (ce n'est pas par hasard si Robert Rossen, le réalisateur, et John Garfield, qui tient ici le rôle principal, sont tous deux d'anciens boxeurs). Et le combat final permet sans nul doute à Sang et or de camper au panthéon du genre, aux côtés de Raging Bull, Ali, Gentleman Jim, Fat City ou, beaucoup plus récemment, Million dollar baby....
Ainsi s'achève Sang et or... La happy end n'abusera personne : le film est un réquisitoire des dérives du rêve américain, fourvoyé dans une course effrénée à l'argent. Le titre original, Body and soul, fait allusion au corps du héros, champion aux muscles d'acier, et à son âme. Celle qu'il manque de vendre au diable. Nul ne s'étonnera d'apprendre que cette dénonciation sans appel est l'œuvre d'hommes de gauche, dont le point commun est bien sûr en cette fin des années 40 d'avoir été inquiétés par la Commission des Activités Antiaméricaines, dénomination officielle du bras armé de la chasse aux sorcières pendant les heures noires du maccarthysme.
Robert Rossen, le réalisateur, dont la carrière débouchera quatorze ans plus tard sur un chef d'œuvre : L'Arnaqueur, dans lequel le jeune Paul Newman tente de faire la nique au destin en devenant un champion de billard. Rossen, dont la carrière va se clore sur un film à l'humanisme contagieux, Lilith, qui se déroule dans un asile psychiatrique. Abraham Polonsky, le scénariste, qui réalisera l'année suivante un film sombre au titre évocateur : L'Enfer de la corruption, sera blacklisté pendant toute la période du maccarthysme, contraint à écrire sous de fausses identités. Avant de réaliser dans les années 70 un western lyrique, gorgé de générosité, Willie Boy.
John Garfield, l'acteur principal, qui cumule tous les signes de non-conformisme. Il est rebelle (il a d'ailleurs connu la maison de redressement avant de passer quelques années sur le routes américaines), il est juif (le film fait d'ailleurs une douloureuse allusion à la Shoah), il est communiste. Quoi qu'il s'en soit défendu devant la Commission des Activités Antiaméricaines, il n'a livré aucun nom... D'où l'arrêt brutal d'une carrière qui s'annonçait des plus prometteuses et dont émerge sa très sensuelle prestation aux côtés de Lana Turner dans ce qui reste pour beaucoup le maître-étalon du cinéma noir classique, Le Facteur sonne toujours deux fois. Miné par les chicaneries, Garfield mourra en 1952, terrassé par une crise cardiaque. A l'âge de 39 ans. D'aucuns lui prédisaient une carrière à la Humphrey Bogart... Mais quel que soit le talent de ces trois hommes au destin brisé, il serait dommage de ne pas citer également James Wong Ho, le directeur de la photo, l'un des plus brillants que le cinéma ait produit. Chef opérateur dès 1922, cet Américain d'origine chinoise signera la photo de maints films d'aventures ou mélodrames flamboyants, comme Casbah, Les Bourreaux meurent aussi, La Vallée de la peur, La Rose tatouée ou Le Plus Sauvage d'entre tous. Apprécié pour sa photo noir et blanc, il savait jouer sur les contrastes jusqu'à apporter une touche qui tirait le film vers le fantastique. Nul doute que ses images de Sang et or resteront dans les mémoires...

Avant de s'attaquer au film sur le billard, son chef d'oeuvre, Robert Rossen s'est intéressé à un autre sport qu'il affectionne tout particulièrement pour l'avoir pratiquer : la boxe ! Sang et or peut être considéré comme le film emblématique des opinions politiques du ...

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7
JimAriz

Robert Rossen est resté dans l’histoire du cinéma pour avoir tourné en 1961 L’Arnaqueur, un des chefs-d’œuvre du film noir, avec Paul Newman en joueur de billard génial et tourmenté. Plusieurs années auparavant, il avait livré ce Sang et or, son deuxième film, déjà ...

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7
Maqroll

« Body and soul » peut être considéré comme la matrice du film de boxe moderne, tant il en a inspiré bon nombre, à commencer par la saga des Rocky qui en reprend une partie du scénario, mais aussi et surtout « Raging bull », dont les techniques de mise en scène pour ...

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Johannes Roger
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