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Costa-Gavras
Claude PiépluClaudio GoraFrançois MaistreGuy MairesseHeinz BennentHenri SerreHubert GignouxIvo GarraniJacques FrançoisJacques PerrinJacques RispalJacques SpiesserJean BouiseJulien GuiomarLouis SeignerMichael LonsdaleMichel GalabruPierre DuxRoland BertinBruno CrémerHans RichterJean ChampionJulien BertheauMaurice DorléacSerge MarquandYves RobertGuy RétoréLouis DaquinMaurice BaquetRomain Bouteille

SECTION SPECIALE

110 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
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Réalisateur : Costa-Gavras.

Casting : Claude Piéplu, Claudio Gora, François Maistre, Guy Mairesse, Heinz Bennent, Henri Serre, Hubert Gignoux, Ivo Garrani, Jacques François, Jacques Perrin, Jacques Rispal, Jacques Spiesser, Jean Bouise, Julien Guiomar, Louis Seigner, Michael Lonsdale, Michel Galabru, Pierre Dux, Roland Bertin. Bruno Crémer

Synopsis : A Paris, en août 1941. Un militant communiste assassine un officier allemand dans une station de métro. Le soir même, à Vichy, le gouvernement accorde les pleins pouvoirs au ministre de l'Intérieur, Pucheu, qui brûle de faire voter une loi d'exception instaurant des tribunaux spéciaux...

Scénario : Costa-Gavras, Jorge Semprún.
Musique : Eric Demarsan.
Tags : PLUS D'ACTION.

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Sixième long métrage de Costa-Gavras, Section spéciale, tourné en 1974, est son troisième travail d’écriture avec Jorge Semprun, après Z et L’Aveu. C’est un nouveau sujet politique mais contrairement aux deux titres cités qui étaient des fictions originales inspirés de faits réels, celui-ci s’attache à une description méticuleuse d’événements historiques, en l’occurrence l’attentat du métro parisien Barbès, en août 1941, au cours duquel un résistant communiste abat un soldat allemand. Les occupants réclament des représailles auprès du régime de Vichy. Le ministre de l’Intérieur Pucheu, soutenu par Pétain, fait adopter une loi qui crée des tribunaux d’exception, les sections spéciales, pour prononcer des peines capitales, sans aucune possibilité de recours. En outre, l’article 10 de cette loi, qui fut même antidatée, lui donne un effet rétroactif. La justice française doit agir avec diligence et condamner à mort immédiatement six prévenus choisis parmi les juifs et les communistes. 

Costa-Gavras se délecte d’abord avec une reconstitution acerbe de Vichy, épinglant la pusillanimité et la médiocrité de certains hauts fonctionnaires. Les notations sont parfois risibles, des poules affolées piaillant dans les couloirs d’un hôtel tandis que s’y tient un conseil des ministres. Le maréchal, dont on entend la voix chevrotante, n’est jamais filmé. La partie majeure du film est la parodie de justice expéditive que constitue la section spéciale. Le film montre alors des magistrats qui renoncent aux principes élémentaires de la justice française par carriérisme, par conviction ou par lâcheté. Costa-Gavras montre aussi le refus violent d’un président de cour de siéger à la section et comment cette mascarade finit par s’enrayer grâce à l’écœurement du magistrat René Linais. 

Comme les précédents films du réalisateur, sa démonstration repose sur une puissante direction d’acteurs, choisis avec un soin extrême, certaines vedettes acceptant même des rôles mineurs. Il convient de souligner plus particulièrement les prestations de Claude Piéplu, présidant la section spéciale avec un sens aveugle du devoir doublé d’un manque total de scrupules ; Jean Bouise jouant avec économie le conseiller Linais ; Michael Lonsdale, en zélé ministre collaborationniste ; et encore Bruno Crémer, incarnant Lucien Sampaix, le journaliste communiste de l’Humanité qui défie le tribunal et le ridiculise. Costa-Gavras obtint le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1975.

Costa-Gavras aime les acteurs. Ils sont tous remarquables. Et certains choix apparaissent même audacieux pour l’époque. En une seule séquence, Michel Galabru compose un magistral Jules Cournet, l’un des présidents qui refuse, indigné, d’être nommé à la section spéciale. Il n’est alors connu au cinéma que pour être le faire-valoir des Gendarmes avec Louis de Funès et transcender une quantité astronomique de comédies désolantes. Le film de Costa-Gavras se situe dans sa filmographie entre Y’a un os dans la moulinette et Soldat Duroc, ça va être ta fête. Il n’a pas encore tourné L’Ibis rouge, Monsieur Balboss et Le Juge et l’assassin, son tiercé gagnant de 1975. 

Saluons aussi Jean Champion, qui est le terrifiant avocat général réclamant les peines de mort. Il se baptisait lui-même « troisième couteau », titre amusé de ses mémoires, et jouait des petits rôles chez Jacques Demy, François Truffaut, Alain Resnais. Rarement plus d’une scène, quelques répliques, garde-barrière dans Le Cercle rouge, médecin dans Le Fantôme de la liberté. En magistrat dépourvu de la moindre parcelle d’état d’âme, il trouve là l’un de ses meilleurs rôles. 

On peut encore s’amuser à reconnaître, dans quelques plans rapides, Romain Bouteille, inattendu sous l’uniforme allemand, le cinéaste communiste Louis Daquin en bâtonnier, Maurice Baquet face à une montagne de dossiers judiciaires. Et un duo d’hommes en noir, le bourreau Desfourneaux et son aide, André Obrecht. Maurice Dorléac, grande voix du doublage et père de Françoise Dorléac et de Catherine Deneuve, et le broussailleux Serge Marquand, en soucieux exécuteurs dont la présence dérange, distillent un malaise drolatique. Enfin, ceux qui ont l’œil exercé et fureteur auront repéré, en figuration, Costa-Gavras lui-même et Yves Montand, en miliciens attablés, mangeant une soupe.

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