Bande Annonce de SOLODécouvrez la bande Annonce de SOLO sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/845/fond/845_w_500.jpg
Jean-Pierre Mocky
Anne DeleuzeChristian DuvaleixDenis Le GuillouHenri PoirierJean-Pierre MockyAgostino VascoAlain FourèsDominique ZardiEric BurnelliJo LabarrèreMarcel PérèsR.j. ChauffardRoger LumontRudy LenoirSylvie BréalAlexandre RandallGuy DenancyJacques FlamentJean AronJean-Pierre RenaultLuc AndrieuxMarcel GassoukMaurice JanyThérèse Aspar

SOLO

83 mn

Note de SensCritique :

7.3 / 10
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Réalisateur : Jean-Pierre Mocky.

Casting : Anne Deleuze, Christian Duvaleix, Denis Le Guillou, Henri Poirier, Jean-Pierre Mocky, Agostino Vasco, Alain Fourès, Dominique Zardi, Eric Burnelli, Jo Labarrère, Marcel Pérès, R.j. Chauffard, Roger Lumont, Rudy Lenoir, Sylvie Bréal, Alexandre Randall, Guy Denancy, Jacques Flament, Jean Aron. Jean-Pierre Renault

Synopsis : 1969. Au Vésinet, pendant une partouze, des huiles sont exécutées à la mitraillette. Une lettre anonyme signée Virgile met le commissaire Verdier sur la piste de jeunes révolutionnaires déçus de mai 68, décidés à "supprimer tout ce qui est pourri, corrompu." Vincent Cabral, violoniste et voleur de bijoux, se retrouve malgré lui mêlé à l'histoire quand il comprend que son jeune frère, Virgile, est le chef de l'organisation. Il part à sa recherche pour le retrouver avant les flics. Désigné par ceux-ci comme le meneur des terroristes, il sera à son tour traqué. Cynique et désenchanté, profitant à sa manière des bienfaits de la société, il éprouvera au bout du compte une réelle tendresse pour ces anarchistes, risquant sa vie pour sauver celle de son frère.

Scénario : Alain Moury, Jean-Pierre Mocky.
Musique : Georges Moustaki.
Pays : Belgique | France
Tags : Policier / Suspense, Signé Mocky, Film de poursuite, Sofilm Summercamp Festival 2016, Politique européenne, Violons et violoncelles, A gauche toute !.

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En 1969, après La Grande Lessive avec Bourvil, l’œuvre du cinéaste Jean-Pierre Mocky prend un tournant beaucoup plus dramatique avec Solo que son auteur qualifie de « vaudeville noir ». Sur un scénario réglé au cordeau, mené à un rythme d’enfer, Mocky développe en effet tout un réseau de chassés-croisés, de courses poursuites et de rendez-vous ratés qui auraient pu donner la matière à l’une de ses comédies grinçantes. Cette fois la mécanique implacable ne débouche plus sur un rire salvateur mais sur la violence.
S’inspirant des évènements de mai 68 et de la déception qui en a résulté, Mocky prophétise les groupuscules révolutionnaires comme Action Directe et les Brigades Rouges. Selon lui, l’histoire du héros, parti à la recherche de son frère, engagé dans un groupe de terroristes et traqué par la police, « est une prémonition de l’impasse de ces jeunes issus de Mai 68 qui, après le retour de bâton, voulaient continuer l’action contre les représentants du capitalisme. » Les dialogues se font l’écho de ces préoccupations et comportent quelques aphorismes cinglants. Ainsi, Mocky énonce que « selon l’époque ou la latitude, une tuerie devient un exploit », tandis qu’un flic, à propos d’un indic, explique que « c’est avec la merde qu’on fait le bon fumier. »
Le jeu de massacre auquel Mocky se livrait dans ses comédies retrouve la virulence des films noirs américains. Sorti en février 1970, il est interdit aux moins de 18 ans à l'époque par la censure qui le perçoit comme une justification du terrorisme. Sans rien perdre de sa férocité satirique, de son goût pour les trognes et les décors insolites, Mocky entre avec fracas dans le genre souvent si convenu du polar français. Soutenu par la mélodie, d’inspiration grecque, de Georges Moustaki, il y fait retentir le chant de la rébellion.

Tournant stylistique pour Jean-Pierre Mocky, Solo marque aussi son retour à l’écran. Il avait renoncé à son métier de comédien en 1958, après un dernier grand rôle dans La Tête contre les murs de Georges Franju, qu’il avait écrit et préparé. Avec Vincent Cabral, à quarante ans, l’acteur prend sa revanche sur une carrière marquée par l’infortune et les mauvais films. La forte concurrence des jeunes premiers et sa ressemblance avec Gérard Philipe expliquent en partie ses difficultés. Sa grande taille le cantonna souvent dans des seconds rôles de méchants.
Le succès critique et public de Solo le conforte dans ce statut d’acteur-réalisateur. Dès lors, il va s’offrir régulièrement ce personnage de redresseur de torts, à la faveur d’autres œuvres désespérées comme L’Albatros et Un linceul n’a pas de poches. Des personnages cyniques mais emportés par un romantisme noir, se dressant face à la pourriture du monde.
Dans ses comédies, les utopistes incarnés par Bourvil ou Claude Rich réussissent leur entreprise folle et non violente, entraînant dans leur sillage des nouveaux adeptes. Dans ses tragédies politiques, les contestataires désenchantés qu’il incarne restent seuls et leurs combats ne trouvent que la mort comme issue, dans la grande tradition du film noir américain.
Remarquablement maîtrisé, Solo clôt avec éclat la première décennie du cinéaste et le place parmi les auteurs les moins conventionnels du cinéma français.

Alors voilà, c'est Mocky, encore relativement jeune, classe comme c'est pas trop permis quand on se met soi même en scène, joueur de violon sur des paquebots, voleurs de diamants à ses heures perdues qui rentre à Paris, les poches pleines, des aventures plein la tête et son ...

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8
J. Z. D.

"Tu rigoles? Sans les bourgeois, à qui on piquerait l'oseille?"

Moi, Mocky, je le connaissais en tant que clown médiatique qui gueule sur les plateaux TV que les critiques dézinguent ses films pour leurs petit budget et que c'est un génie incompris, tout ça avec un ton méprisant et arrogant. Ce monsieur m'inspirait donc que de l'antipathie ...

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7
Wobot

Si l'on retient le plus souvent l'aspect "bouffon" du cinéma de Mocky, "Solo" est la preuve incontestable - au même titre que "L'Albatros" - qu'il peut aussi y insuffler une aura romantique et, sans pour autant se départir de son humour, créer un étrange climat de désespérance ...

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GwenDo
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