Solo

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Parce que s'il est un film qui reflète l'esprit de mai 68 dans sa complexité, c'est bien celui ci
Policier / Suspense - 1970 - Belgique | France - 83 MIN - VF - interdit aux moins de 16 ans
1969. Au Vésinet, pendant une partouze, des huiles sont exécutées à la mitraillette. Une lettre anonyme signée Virgile met le commissaire Verdier sur la piste de jeunes révolutionnaires déçus de mai 68, décidés à "supprimer tout ce qui est pourri, corrompu." Vincent Cabral, violoniste et voleur de bijoux, se retrouve malgré lui mêlé à l'histoire quand il comprend que son jeune frère, Virgile, est le chef de l'organisation. Il part à sa recherche pour le retrouver avant les flics. Désigné par ceux-ci comme le meneur des terroristes, il sera à son tour traqué. Cynique et désenchanté, profitant à sa manière des bienfaits de la société, il éprouvera au bout du compte une réelle tendresse pour ces anarchistes, risquant sa vie pour sauver celle de son frère.

Réalisé par

6.9 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Christophe Bier
Christophe Bier
CHRONIQUEUR

En 1969, après La Grande Lessive avec Bourvil, l’œuvre du cinéaste Jean-Pierre Mocky prend un tournant beaucoup plus dramatique avec Solo que son auteur qualifie de « vaudeville noir ». Sur un scénario réglé au cordeau, mené à un rythme d’enfer, Mocky développe en effet tout un réseau de chassés-croisés, de courses poursuites et de rendez-vous ratés qui auraient pu donner la matière à l’une de ses comédies grinçantes. Cette fois la mécanique implacable ne débouche plus sur un rire salvateur mais sur la violence.
S’inspirant des évènements de mai 68 et de la déception qui en a résulté, Mocky prophétise les groupuscules révolutionnaires comme Action Directe et les Brigades Rouges. Selon lui, l’histoire du héros, parti à la recherche de son frère, engagé dans un groupe de terroristes et traqué par la police, « est une prémonition de l’impasse de ces jeunes issus de Mai 68 qui, après le retour de bâton, voulaient continuer l’action contre les représentants du capitalisme. » Les dialogues se font l’écho de ces préoccupations et comportent quelques aphorismes cinglants. Ainsi, Mocky énonce que « selon l’époque ou la latitude, une tuerie devient un exploit », tandis qu’un flic, à propos d’un indic, explique que « c’est avec la merde qu’on fait le bon fumier. »
Le jeu de massacre auquel Mocky se livrait dans ses comédies retrouve la virulence des films noirs américains. Sorti en février 1970, il est interdit aux moins de 18 ans à l'époque par la censure qui le perçoit comme une justification du terrorisme. Sans rien perdre de sa férocité satirique, de son goût pour les trognes et les décors insolites, Mocky entre avec fracas dans le genre souvent si convenu du polar français. Soutenu par la mélodie, d’inspiration grecque, de Georges Moustaki, il y fait retentir le chant de la rébellion.

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