SPORT DE FILLES

À partir de 2.99 €
Drame - 2012 - Allemagne | France - 101 MIN - VF - Tous publics

Gracieuse est une excellente cavalière, experte en sauts d’obstacles. Elle parvient à se faire embaucher dans le haras de dressage voisin, avec l’idée d’avoir un cheval à elle et d’exceller en matière de dressage. Le haras est tenu d’une main de fer par sa propriétaire, qui entretient des rapports compliqués avec un entraîneur de grande renommée qu’elle paye, un ancien champion. C’est lui qui fait tourner l’affaire, son enseignement étant recherché par des femmes riches. Gracieuse entreprend d’amener l’entraineur à la prendre en mains…   

Réalisé par

5.2 / 10
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Les avis surSens Critique
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR

Le cinéma est un sport de filles. La preuve, ce film de Patricia Mazuy qui met en scène une jeune femme un brin monomaniaque qui n’a qu’une obsession dans la vie, devenir la meilleure cavalière de dressage qui soit. Pour cela il lui faut franchir tous les obstacles du monde, vaincre les préjugés attachés à son sexe et franchir les barrières que les classes se plaisent à ériger entre elles. Mais, de la volonté, elle en a à revendre. D’une certaine manière Gracieuse, car tel est son nom, plus celui d’un cheval de concours il est vrai que celui d’une jeune femme qui ne l’est pas toujours, gracieuse. Gracieuse, donc, est un peu la cousine de Roselyne qui, dans un film de Jean-Jacques Beineix, Roselyne et les lions, incarnée par la très sémillante Isabelle Pasco, s’était mise en tête de dompter les fauves. C’est la même fureur de vivre, la même extravagance butée. Et, petit détail qui tue, le directeur du cirque de Roselyne et les lions était allemand, tout comme le dresseur de Sport de filles.
Pour incarner Gracieuse, il fallait une comédienne qui soit également une excellente cavalière. Dès lors le choix de Marina Hands devenait une évidence. Parce qu’avant d’entrer au cours Florent, au Conservatoire supérieur d’art dramatique et à la Royal Shakespeare Company, Marina était passionnée d’équitation. Elle a même été sélectionnée par deux fois pour les championnats d’Europe. A ceci près que son dada, c’était le saut d’obstacle, pas le dressage. Il lui a donc fallu tout à la fois se remettre en selle et changer un certain nombre d’habitudes pour les besoins du film. Ce qu’elle fit avec une certaine délectation, on s’en doute.
Mais il ne faudrait pas que tous ces compliments incitent à laisser croire, de façon assez cavalière sans doute, qu’elle n’est qu’accessoirement comédienne. C’est évidemment faux, Marina ayant foulé les planches de la Comédie française pendant quelques années, et incidemment décroché un César de la meilleure actrice en incarnant le rôle-titre de Lady Chatterley, de Pascale Ferran. Je l’avais bien dit, le cinéma est un sport de filles.

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