STATION TERMINUS

À partir de 2.99 €
Pour savoir si un film de DeSica produit par Selznick à Rome est italien ou pas?
Drame - 1953 - Italie - 90 MIN - VO - Tous publics
Lors d'un voyage à Rome, où elle était venue rendre visite à sa sœur, une séduisante trentenaire américaine, Mary Forbes, fait la connaissance d'un Italien, Giovanni, professeur de son état. Une liaison passionnée se noue entre eux. Mais pour Mary ce n'est qu'une aventure et le temps de rejoindre mari et enfants arrive. Elle se rend à la gare Termini de Rome, avec son neveu. Mais Giovanni la rejoint et la dissuade de monter dans son train. Après avoir éloigné son neveu, Mary accepte de passer les quelques heures qui les séparent du prochain train avec celui qui la désire plus ardemment que jamais. Giovanni parvient d'ailleurs à entraîner la jeune femme dans un compartiment fermé d'un train à l'arrêt pour une ultime étreinte. Mais ils sont surpris par des employés et amenés au chef de gare, qui les interroge vertement. Avant de les laisser filer, conscient de leur chagrin. Mary monte alors dans le train qui l'éloigne pour toujours, laissant Giovanni à ses regrets.

Réalisé par

6.3 / 10
1MNavant
2MNaprès
Yves Alion
Yves Alion
CHRONIQUEUR
La gare centrale de Rome a pour nom Termini. En Français Terminus. Ca n'a rien d'extravagant en matière ferroviaire. Et ça tombe vraiment bien lorsqu'il s'agit de parler d'un amour qui prend fin. Celui qui lie une belle Américaine venue rendre visite à sa sœur en Italie et un professeur du cru. Romanesque, la première ne pouvait pas ne pas être sensible à la passion du second. Mais à l'heure du départ ce n'est pas facile de rompre...
Le film raconte ce moment où les cœurs chavirent et où tout semble possible. Ce moment qui dure ce que dure le film puisque toute l'action est filmée en temps réel. C'est toute l'astuce de Vittorio de Sica, l'un des pères du néoréalisme, qui en profite pour glisser ici ou là des saynètes qui n'auraient pas détonné dans ses chefs d'œuvre de l'immédiat après guerre, dont Le Voleur de bicyclette. Car si le cinéaste s'intéresse d'abord à ces deux amants perdus, c'est toute une humanité qu'il brosse avec un brin d'ironie qui jamais ne dissimule une profonde humanité. Le scénario est signé Cesare Zavattini, le grand prêtre du néoréalisme. Mais les dialogues, en anglais dans la V.O. sont de la plume de Truman Capote. En anglais, puisque les amants sont incarnés par deux comédiens américains, et pas les moindres : Jennifer Jones et Montgomery Clift. La grâce de la première, l'intensité du second sont le gage de moments inoubliables...

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