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Hon Sang-Soo
Jung JaeyoungJung YumiKim SangjoongLee SunkyunLee MinwooYe JiwonJi-Won YeMin-Woo LeeSang Jungkim

SUNHI

85 mn

Note de SensCritique :

6.6 / 10
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Réalisateur : Hon Sang-Soo.

Casting : Jung Jaeyoung, Jung Yumi, Kim Sangjoong, Lee Sunkyun, Lee Minwoo, Ye Jiwon, Ji-Won Ye, Min-Woo Lee. Sang Jungkim

Synopsis : Jeune diplômée en cinéma, Sunhi rend visite à l'un de ses professeurs en vue d'obtenir de lui une lettre de recommandation afin de poursuivre ses études aux Etats-Unis. Le même jour, elle croise deux hommes surgis de son proche passé : un ex-petit ami et un ancien condisciple. Elle leur fait part de ses doutes et de ses interrogations sur son avenir et confrontent leurs opinions.

Scénario : Hon Sang-Soo.
Musique : Jeong Yongjin.
Pays : Corée du Sud
Tags : Drame, Films coréens, Education et enseignement, Des jeunes femmes.

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La trame narrative des films du cinéaste sud-coréen Hong Sang-soo tient en général en peu de lignes. « Sunhi » ne déroge pas à cette règle et il est aisé d’en résumer ce qu’il est convenu d’appeler l’intrigue. Il s’agit de l’histoire d’un moment dans la vie de Sunhi, jeune diplômée d’une école de cinéma : alors qu’elle vient de demander à son professeur une lettre de recommandation, elle rencontre par hasard dans la rue son ex-petit ami et quelques jours plus tard un cinéaste qu’elle fréquentait auparavant. Trois hommes différents surgis d’un passé plus ou moins proche et une femme en quête d’avenir. Soit le portrait plus que sensible d’un personnage féminin qui est au centre du film. La jeune Sunhi rejoint ainsi les autres héroïnes du cinéaste. Comme la plupart d’entre elles, elle se cherche et interroge le monde à la poursuite sinon du bonheur du moins de quelque réponse à ses doutes.

Dans la note d’intention qui accompagne le film, Hong Sang-soo insiste sur la dimension autobiographique de son récit. Il s’est en effet souvenu qu’un jour l’un de ses étudiants était venu le voir pour obtenir une lettre de recommandation. Or, cet étudiant n’avait pas été satisfait et lui avait demandé d’en écrire une autre, plus élogieuse. Ce à quoi le cinéaste s’était refusé, tout en en concevant une forme de culpabilité. De cette situation de départ, le film amplifie le propos en montrant combien les gens sont avides de conseils et d’avis. Et combien ce besoin envahit les rapports sociaux, au point qu’à leur propos le cinéaste n’hésite pas à parler de « produits manufacturés ». Comme si la fabrique de conseils et de recommandations en tous genres devenait un signe de la modernité la plus banale et la plus mécanique. 

Le dispositif cinématographique mis en place par Hong Sang-soo trouve dans chacun de ses nouveaux films (et c’est un auteur particulièrement prolixe, soit dit en passant !) une matière à amplification. Ici, le quatuor principal fonctionne essentiellement par duos successifs au cours de plans séquences où les personnages sont filmés de profil. La plupart du temps dans le décor récurrent d’un bar de quartier où l’on écluse force bières et alcools. Mais on s’y enivre d’abord de mots et de récits. D’où la filiation souvent évoquée avec le cinéma d’Eric Rohmer, laquelle ne saurait pourtant résumer à elle seule une œuvre singulière qui procède par petites touches pour mieux séduire et captiver son spectateur. Jugez plutôt…

 

 

 

Il est manifeste que pour Hong Sang-soo, ce sont les femmes qui conduisent les hommes et donc le monde. Tout au long du film, Sunhi est l’obscur objet du désir de ces trois hommes que son charme ne laisse pas insensibles. Ils parlent d’ailleurs d’elle avec les mêmes mots ou presque et cette répétition en devient comique. A la fois amis et rivaux face à la jeune fille, ils se comportent souvent en petits garçons, comme l’indique explicitement la scène mi-tragique mi-burlesque au cours de laquelle ils se retrouvent par hasard dans le même parc public, alors que Sunhi semble s’être volatilisée. Les trois hommes font ainsi l’expérience de leur propre vanité. S’il est manifeste que Sunhi ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, ces hommes, eux, n’ont à lui offrir qu’un comportement de petits chiens aux ordres. Ils tentent d’ailleurs en vain de s’approprier Sunhi, le titre original du film (« Notre Sunhi ») étant d’ailleurs très parlant de ce point de vue. 

Hong Sang-soo entretient manifestement un rapport particulier avec les saisons, comme Rohmer qui n’hésitait pas à situer ces films dans des temporalités bien précises, à l’instar de ces quatre contes en hommage aux quatre saisons : « Conte d’été », « Conte d’hiver », etc. Ici, le film pourrait s’intituler « Conte de printemps », tant il apparaît que le cheminement de Sunhi qui s’éloigne de la compagnie des hommes indique une renaissance, une éclosion, bref une orientation printanière. Cette coloration qui touche à la fois les âmes et le décor quotidien donne le la de cette histoire. La disparition finale de la jeune fille, peut-être en partance pour les Etats-Unis, s’avère être le point d’orgue d’un processus de mue : au bout du film, la chrysalide Sunhi s’est faite papillon en prenant seule son envol, laissant ses partenaires masculins à leurs questions et déceptions. 

« Il faut creuser, creuser, creuser… Creuser au bout de soi, pour trouver qui l’on est. » Cette phrase qu’on dirait tout droit sortie d’un manuel de développement personnel pour débutants, on l’entend à plusieurs reprises dans le film. Répétée à l’envi, elle se vide progressivement de tout sens pour devenir une incantation dérisoire. Le film en lui-même fait alors écho à cette vacuité que le cinéaste prend pour cible. « Rien ne sert de creuser, il faut partir à point », pourrait malicieusement dire la jeune Sunhi laquelle finit par comprendre où se trouve son chemin, contrairement à ses petits camarades désorientés. Il aura fallu le temps du film pour que naisse cette révélation. Le cinéma sert aussi à cela semble nous dire Hong Sang-soo : traquer les clichés pour mieux atteindre une autre vérité et dessiner enfin les contours véritables du personnage. Se perdre dans le film en quelque sorte pour mieux se retrouver ensuite.

Let the sunshine in

J'aimerais beaucoup aller au resto avec Hong Sang-soo. Avec lui, on doit sûrement bien bouffer et bien picoler. Chacun de ses films contient ces fameuses scènes de repas, et celle de son avant-dernier opus, « Nobody's Daughter Haewon », grandiose plan fixe de 10 minutes, ...

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7
djaevel

Deuxième film de ce prolifique réalisateur coréen que je découvre après le paresseux "Haewon et les hommes" qui m'avait un peu ennuyé. Ce qu'il y a d'amusant, c'est qu'il y a beaucoup de similitudes entre les deux films, centrés autour d'une jeune et jolie étudiante et ...

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7
Heavenly

Et l'alcool eut un goût âcre ...

Il est difficile d’appréhender le cinéma d’Hong Sang-soo à travers un de ses long-métrages. La filmographie du cinéaste se ressent comme une galaxie d’œuvres n’en formant finalement qu’une unique, celle d’une réalité chimérique. Le réalisateur prône un hyper-réalisme ...

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Robin-Miranda
le contexte
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