Bande Annonce de SUPERFLIC SE DÉCHAÎNEDécouvrez la bande Annonce de SUPERFLIC SE DÉCHAÎNE sur FilmoTVhttp:////content.filmotv.fr/elts/programmes/2190/fond/2190_w_500.jpg
Jean Claude Roy
Caroline BergEric MetayerJoel PrevostNatacha FuinaudeauPaul PrébostBernard MussonGérard CaillaudGuy GrossoGuy PiérauldMarie-Pierre CaseyRoger CarelRoger TrappYvonne ClechCharlotte KadyClaude VégaEloïse BeauneGeorge LucasJacques PréboistJean-Claude ArnaudJean-Paul FarréMax Montavon

SUPERFLIC SE DÉCHAÎNE

97 mn

Note de SensCritique :

/ 10
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Réalisateur : Jean Claude Roy.

Casting : Caroline Berg, Eric Metayer, Joel Prevost, Natacha Fuinaudeau, Paul Prébost, Bernard Musson, Gérard Caillaud, Guy Grosso, Guy Piérauld, Marie-Pierre Casey, Roger Carel, Roger Trapp, Yvonne Clech, Charlotte Kady, Claude Véga, Eloïse Beaune, George Lucas, Jacques Préboist, Jean-Claude Arnaud. Jean-Paul Farré

Synopsis : A force de voir leurs projets refusés par la chaîne de TV locale, des jeunes se réunissent pour lancer leur propre télévision pirate avec des émissions iconoclastes, faisant participer le public. Le succès est immédiat. Le ministre de la communication charge l'agent spécial Harry Kossek de courser les pirates et de les empêcher d'émettre. Ceux-là vont sillonner la France jusqu'à Paris pour faire triompher leur conception bon enfant d'une télévision enfin respectueuse du public.

Scénario : Claude-Michel Rome, Jean Claude Roy.
Musique : Philippe Bréjean.
Pays : France
Tags : Comédie, super-flics, Que fais la police ?, Des bêtises de jeunes, Rions avec la police, A la télévision, Comédies navrantes 2, HISTOIRE(S) DU CINEMA.

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En 1949, Ray Ventura et son orchestre, dans NOUS IRONS A PARIS, sillonnaient la France avec une radio clandestine et triomphaient jusqu’en Capitale. Sorti en 1983 sous le titre plus explicite de Y A-T-IL UN PIRATE SUR L’ANTENNE ?, SUPERFLIC SE DECHAINE reprend la trame de cette comédie musicale enlevée, mais les temps ont évolué. L’arrivée de la gauche au pouvoir, deux ans auparavant, voit l’effervescence des radios libres et l’émergence d’un phénomène nouveau : les télévisions pirates, enjeu scénaristique de cette satire débridée des scléroses du milieu audiovisuel.

Puisque leurs projets sont volés ou refusés par une télé locale de la Côte d’Azur, six jeunes gens s’associent pour pirater les canaux et créer leur propre chaîne, Canal Soleil. La comédie s’appuie sur un conflit de générations, opposant les méthodes navrantes d’une télévision archaïque, adepte du droit de cuissage, de la hiérarchie et de la crétinerie à l’ambiance joyeuse et potache d’une bande de teenagers généreux et bourrés d’idées parodiques.

Le film est construit sur cette opposition, passant de l’esprit de groupe des comédies de jeunes définies par Michel Lang ou Max Pécas au cabotinage individualiste de la vieille garde des seconds rôles. Dans ce combat, en dépit du dénouement prévisible qui célèbre la victoire de Radio Soleil, malgré la fraicheur de débutants comme Eric Métayer, le fils d’Alex, et le minois charmant de Charlotte Kady, présentatrice de Récré A2, ce sont bien les roublards du rire, les vieux briscards du gag éculé, tous du côté de la répression, qui emportent l’adhésion du spectateur et déclenchent nos zygomatiques. En tête de ce cortège baroque : Paul Préboist en inspecteur Kossek, Harry Kossek évidemment. Dans la grande tradition du cinéma comique français à petit budget, Préboist ose tout, de la scène de placard libidinale avec une femme de ministre nympho jusqu’à la parodie explosive de MISSION IMPOSSIBLE. Traquant les pirates dans un camion de la Seconde guerre mondiale, multipliant les jeux de mots foireux et les déguisements et imitant – ce fut l’une de ses spécialités au cabaret – le mérou, Préboist, grandiose clown aux yeux tombants, offre de l’ordre conservateur une image, comment dire… voluptueusement calamiteuse.

Coproducteur, auteur et réalisateur de SUPERFLIC SE DECHAINE, Jean-Claude Roy s’est surtout épanoui dans le polar violent comme L’INSOLENT et MASSACRES et l’érotisme comme les très réussis PETITES FILLES MODELES et EDUCATION ANGLAISE. En revanche, l’efficacité de SUPERFLIC SE DECHAINE ne tient pas tant à sa mise en scène qu’au scénario, pas forcément rigoureux mais propice à une avalanche de gags et des numéros d’acteurs en cabotinage automatique. Ce n’est pas SUPERFLIC SE DECHAINE, mais LE CASTING EN FOLIE. Car ce genre de comédies, pour faire passer l’accumulation des situations navrantes et des plaisanteries douteuses, ne peut frôler la grâce que par le jeu outrancier, sans complexe, de comédiens frénétiques, excentriques dirait l’historien Raymond Chirat.

Préboist est de ce bois. Mais citons aussi Gérard Caillaud, rondeur ministérielle et gesticulante, à l’incroyable perruque rose. Son épouse nymphomane, la divine Yvonne Clech qui, depuis ZAZIE DANS LE METRO, personnifiait les grandes bourgeoises hystériques. Marie-Pierre Casey, en femme de ménage, reprenant le rôle publicitaire qui fit sa gloire télévisuelle. Roger Trapp, familier de Pierre Etaix, jouant un brave aubergiste. Le frégoli Claude Véga, artiste de music-hall célèbre pour l’élasticité de ses cordes vocales, se travestissant en Michel Serrault, en Alice Sapritch et en Barbara. Reste le commissariat, point convergeant de la bêtise institutionnelle, de l’obéissance servile, de l’autorité stérile. Roger Carel éructe face à un trio d’incapables bien choisis : le dégingandé et veule Bernard Musson qu’appréciait tant Luis Buñuel, le maladroit Guy Grosso et Guy Piérauld, l’inoubliable voix de Bugs Bunny. L’interrogatoire musclé mené par ce quarté de flics bornés pourrait sortir d’une page bête et méchante d’Hara Kiri.

Car Jean-Claude Roy passe subitement de l’Almanach Vermot à un humour grinçant propre au professeur Choron, la charge corrosive en moins, ou encore digne de Topor comme en témoigne le surprenant couple de freaks, homme et femme-sirène en queue de poisson. L’ange du bizarre pointe soudain son nez dans le désordre helzapoppinesque de cette comédie. Le nonsense, cette si subtile forme d’humour, dynamite alors quelques gags, portés par Paul Préboist, Buster Keaton paradoxalement méridional, pitre dérisoire acceptant toutes les absurdités.

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