SYRIANA

À partir de 2.99 €
Parce que pour les besoins du rôle, Clooney prend 17 kilos à grands coups de pâtes
Policier / Suspense - 2006 - Etats-Unis - 126 MIN - VM - Tous publics
En mission à Téhéran, Bob Barnes, un agent de la CIA, se fait doubler et voler un missile. L’avocat d’affaires Bennett Holliday est chargé de faciliter la fusion entre la puissante Connex Oil et la modeste Killen. La première vient de perdre un marché dans un émirat au profit de Chinois qui licencient. Notamment le jeune Pakistanais Wassim qui intègre une école coranique. La société Killen, elle, vient de prendre des options sur des champs pétrolifères au Kazakhstan. Lors d’un week-end festif à Marbella où il devait représenter sa société, Bryan Woodman, un expert en ressources énergétiques voit son jeune fils se noyer dans la piscine, devant ses yeux.

Réalisé par

6.1 / 10
1MNavant
2MNaprès
Les avis sur Sens Critique
Philippe Rouyer
Philippe Rouyer
CHRONIQUEUR

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Syriana, le titre du film ne renvoie pas à l’état syrien. C’est une expression utilisée chez les néo-conservateurs américains pour désigner un remodelage du Moyen-Orient, visant à constituer un eldorado pétrolier qui engloberait la Syrie, l’Irak et l’Iran, sous contrôle américain.
Cette question est au cœur de ce second film de Stephen Gaghan qui, après Abandon (2002), inédit dans les salles françaises, s’est inspiré de l’essai de Robert Baer : La Chute de la CIA : les mémoires d’un guerrier de l’ombre sur les fronts de l’islamisme. Pour être exact, le scénario signé par Gaghan lui-même n’est pas à proprement parler une adaptation de l’ouvrage. Mais il y a puisé une compréhension de la situation géopolitique étayée ensuite par les rencontres que l’auteur lui a permis de multiplier. Pendant un an, le cinéaste a voyagé dans le monde entier avec Baer qui, agent de la CIA entre 1976 et 1997, lui a présenté tous ses contacts : émirs arabes, magnats du pétrole, marchands d’armes, chefs terroristes, agents de la CIA et bien sûr avocats et lobbyistes en tous genres qui s’activent dans les couloirs de la Maison Blanche.
Le personnage de l’agent de la CIA incarné dans le film par George Clooney est directement inspiré de Robert Baer. Pour le rôle, l’acteur n’a pas hésité à prendre 15 kilos en un mois, grâce à un régime alimentaire à base de pâtes. L’excellence de son jeu lui a valu le Golden Globe et l’Oscar du meilleur second rôle, dans un film où il n’y a pas de premier rôle. Juste une multitude de seconds rôles dont les actions et les destins s’entrecroisent sur le marché mondial de l’or noir.

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