Bande Annonce de TARTARIN DE TARASCON (VERSION RESTAURÉE)Découvrez la bande Annonce de TARTARIN DE TARASCON (VERSION RESTAURÉE) sur FilmoTVhttp://
Raymond Bernard
Fernand CharpinJenny HéliaMilly MathisRaimuSinoëlAuguste MourièsJean d'YdLouis KerlyMarcel MaupiMaximilienne

TARTARIN DE TARASCON (VERSION RESTAURÉE)

101 mn

Note de SensCritique :

6.2 / 10
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Réalisateur : Raymond Bernard.

Casting : Fernand Charpin, Jenny Hélia, Milly Mathis, Raimu, Sinoël, Auguste Mouriès, Jean d'Yd, Louis Kerly, Marcel Maupi. Maximilienne

Synopsis : Tartarin est un bourgeois fanfaron et roublard qui raconte à qui veut l’entendre ses récits de chasses extraordinaires. Mais dans la région de Tarascon, il n’a jamais tué que des casquettes ! Une rumeur se répand et enfle annonçant son proche départ pour l’Afrique et la chasse au lion. Quatre mois plus tard, il n’est toujours pas parti et ça jase au village : piqué au vif par son ami Bravida qui lui explique que de son voyage dépend l’honneur de Tarascon, Tartarin monte dans le train.

Scénario : Marcel Pagnol.
Musique : Darius Milhaud.
Pays : France
Tags : Comédie, Film des années 1930, Editions Originales.

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8.99
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Créé à partir de 1872 par Alphonse Daudet, l’écrivain Nîmois auteur des Lettres de mon moulin et du Petit chose, Tartarin est le héros d’une trilogie dont le nom désormais se confond avec le titre du premier épisode : Tartarin de Tarascon. Ce bourgeois rondouillard et hâbleur est le centre d’une série d’histoires le plaçant dans différents contextes destinés à confondre ses affabulations et sa prétention. Son personnage ne manque certes pas de ridicule, comme son lointain et maigre cousin d’Espagne imaginé par Cervantés, Don Quichotte. Mais, comme lui, il est aussi un imaginatif impénitent, un doux fabriquant de chimères, que le réel extirpe brutalement hors de ses rêves éveillés.

A l’écran, sous la caméra de Raymond Bernard, Raimu lui confère sa faconde hénaurme et bonhomme et en fait un personnage plus attendrissant que méprisable, une sorte d’arroseur arrosé bénéficiant fortement de la sympathie naturelle de l’acteur toulonnais, de sa voix de stentor, de sa démarche chaloupée. Après Georges Méliès en 1908 et avant Francis Blanche en 1962, Raymond Bernard signa en 1934 cette adaptation du texte d’Alphonse Daudet à laquelle Marcel Pagnol apporta sa patte de dialoguiste venu du théâtre et rompu aux charmes des accents chantonnant des expressions méridionales.

Fils de l’écrivain Tristan Bernard, Raymond Bernard, né en 1891, avait eut des velléités d’acteurs (face à Sarah Bernhard dans des répliques ciselées par son père) avant de débuter chez Gaumont en 1916, comme assistant de Jacques Feyder qu’il remplaça sur la fin des prises de vues de Ravin sans fond. Il signe ensuite quelques comédies jusqu’au Miracle des loups (1924), chronique du règne de Louis XI avec le grand Charles Dullin dans le rôle du monarque. Il se passionne alors pour les films historiques et c’est après deux monuments du genre : Les Croix de bois d’après Roland Dorgelès et Les Misérables d’après Victor Hugo, qu’il revient à plus de légèreté et réalise Tartarin de Tarascon. Il y a tout à gagner à revoir les films de Raymond Bernard, dont l’œuvre méconnue comporte quelques autres grands moments de cinéma, tels Je suis une aventurière, Amants et voleurs, ou Un ami viendra ce soir.

Raimu, selon Orson Welles, était le plus grand de tous les acteurs. On dit même qu’apprenant sa mort, le gigantesque réalisateur pleura comme un veau. Raimu était né Jules Auguste Muraire le 18 décembre 1883 à Toulon. Fils d’un tapissier, il ne montra que peu d’appétit pour les études et débuta à seize ans, sous le nom de Rallum, dans les «caf’ conç’», les cafés concerts de sa région natale. Sans succès, il se rabattit sur divers petits métiers et joua même les souffleurs au théâtre de l’Alhambra, à Marseille.

Devenu comique troupier sous le nom de Raimu, il rejoignit à Paris, rue de l’Echiquier, la revue du Concert Mayol fondée par un compatriote où les Méridionaux étaient les bienvenus. Mobilisé en 1914 puis réformé un an plus tard, il monte sur scène et joue les utilités à cette période entre théâtre et opérettes, se travestissant même en femme pour incarner rien moins que la Joconde ! Sacha Guitry lui offre son premier rôle important dans Faisons un rêve. Mais c’est en 1928 que Raimu fait LA rencontre décisive : Marcel Pagnol, né à Aubagne, lui offre le rôle de César, le marseillais tenancier de bistro, dans sa pièce de théâtre, Marius. Et c’est un triomphe. Le cinéma, qui jusque là était muet et ne s’intéressait pas beaucoup à ce bavard dont la voix grave en tout lieu le précédait, va enfin s’emparer de lui. L’adaptation cinématographique qui en découle en 1931 est réalisée par Alexandre Korda, Pagnol étant trop occupé à écrire la suite, intitulée Fanny, que Raimu ne jouera pas sur scène à cause d’une brouille féroce avec le directeur du théâtre, mais reprendra à l’écran sous la direction de Marc Allégret.

En 1936, Pagnol écrira directement pour l’écran, et dirigera lui-même le dernier volet de sa trilogie, César, où Raimu excelle. Comme il excellera toujours sous la caméra (et dans les mots) de Marcel Pagnol dans La Femme du Boulanger d’après Giono ou La Fille du puisatier. René Clair disait de lui qu’il était plus un «caractère» qu’un «acteur» : c’est sans doute dû à cette imposante silhouette, à ce phrasé particulier, à cet œil volontiers rieur que l’on reconnaît d’un film à l’autre. Mais ce serait oublier à quel point Raimu était changeant, mouvant. Il suffit de le revoir dans L’Etrange Monsieur Victor de Jean Grémillon ou son dernier rôle à l’écran, L’Homme au chapeau rond réalisé par Pierre Billon, pour redécouvrir à quel point Monsieur Raimu était un comédien, un tragédien, un pitre, un monstre.

Mytho-man.

Tiré du roman d'Alphonse Daudet, c'est l'histoire de Tartarin, habitant à Tarascon, qui se vante d'avoir voyagé dans le monde entier, d'avoir chassé des fauves sanguinaires, d'avoir exploré des contrées inhabitées, sauf que cet homme, beau parleur en diable, n'est jamais ...

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Tartarin de Tarascon (1934)

Il s'agit dune comédie filmée en noir et blanc. Le scénario s'inspire du livre d'Alphonse Daudet. C'est Marcel Pagnol qui a écrit les excellents dialogues à la saveur méridionale et fidèles au texte original. L'histoire se déroule à Tarascon dans le sud de la France et ...

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