TAXI SOFIA

2017
103 mn
Disponible à la carte à partir de 11.99 €
A Sofia, Misho, propriétaire d'une petite entreprise, boucle ses fins de mois en conduisant un taxi. C'est dans celui-ci qu'il se rend à un rendez-vous avec un banquier pour obtenir un prêt. Découvrant que le pot de vin qu'il doit payer pour l'obtenir a doublé, Misho tue le banquier avant de se suicider...
Disponible à la carte à partir de 11.99 €
Drame
Bulgarie|Allemagne|Macédoine
Tous publics
VO - HD
1 min avant
2 min après
Les avis sens critique
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Tout commence ainsi : lors d’un rendez-vous avec son banquier, un petit entrepreneur qui travaille comme chauffeur de taxi pour arrondir ses fins de mois découvre que le montant du pot de vin qu’il doit verser pour obtenir son prêt a doublé. Désemparé, l’homme tue le banquier et se suicide. Le drame suscite un débat national à la radio. Pendant ce temps, cinq chauffeurs de taxi et leurs passagers roulent dans Sofia la nuit, chacun dans l’espoir de trouver un avenir meilleur. C’est ainsi donc que commence  le film Taxi Sofia réalisé par le cinéaste bulgare Stephan Komandarev.

L’idée initiale de ce long métrage a germé dans l’esprit du cinéaste alors qu’il se trouvait sur la banquette arrière d’un taxi, un jour glacial de janvier 2015. Le chauffeur lui a raconté que les taxis de Sofia étaient en quelque sorte comme les services sociaux de Bulgarie. Quand les gens perdaient leur emploi, leur premier réflexe était de trouver un poste de chauffeur de taxi. Le chauffeur en question venait d’ailleurs lui-même de perdre son poste de professeur de Sciences nucléaires à l’Académie bulgare des Sciences. Et de raconter au cinéaste médusé que tous ses collègues étaient d’anciens enseignants, scientifiques, prêtres, musiciens et boulangers, tous reconvertis par nécessité.

Les chauffeurs de taxi sont dès lors apparus au cinéaste comme de véritables révélateurs du malaise social bulgare, du développement de la pauvreté et de l’accroissement permanent des inégalités. Taxi Sofia se veut ainsi un « inventaire franc et honnête des dysfonctionnements dans la vie quotidienne des Bulgares », pour reprendre les propres termes du cinéaste. De ce point de vue, il convient de préciser que le point de départ du film correspond à une histoire vraie qui a mis le pays en émoi durant un certain temps.  Alors, en route…

 
Dans le même genre vous pouvez trouver BACCALAUREAT (Le film du cinéaste roumain Cristian Mungiu partage avec TAXI SOFIA le même constat sur les ravages de la corruption au sein d'une société postcommuniste.) ou encore TAXI TEHERAN (Le cinéaste iranien Jafar Panahi utilise lui aussi le huis clos du taxi pour évoquer des drames humains.).

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